La Grand-Place de Mouscron, picture by Jamain.

Vivre à… Mouscron

Écrit par Stephan Debusschere le 26 décembre 2017

La cité des Hurlus

Commune à facilités linguistiques, Mouscron est située à l’extrême nord-ouest de la Province du Hainaut, au centre du triangle formé par les villes de Courtrai, Tournai et Lille. Enclavée entre la Flandre au nord et la France au sud-ouest, Mouscron est composée de quatre anciennes communes : Dottignies, Herseaux, Luingne et Mouscron. 

Avec plus de 54 000 habitants et une densité de population dépassant les 1 300 habitants par km², l’entité est considérée comme une ville régionale. Ancienne cité industrielle frontalière spécialisée dans le textile, elle a toujours attiré des travailleurs de l’étranger. Encore aujourd’hui, beaucoup de Français viennent travailler dans les zones d’activités mouscronnoises qui abritent une activité économique plus diversifiée que par le passé, telle que l’agro-alimentaire, la chimie, la logistique ou encore la vente par correspondance.

Une bonne mobilité

Son territoire est traversé par l’autoroute A17 reliant Tournai à Bruges, et plusieurs voiries de transit traversent également l’entité, dont la plus importante est la N58 qui constitue l’épine dorsale de Mouscron. Mouscron est également traversée par la ligne de chemin de fer Gand-Lille ainsi que par la ligne Mouscron-Tournai. Deux gares sont présentes sur le territoire : la gare de Mouscron, située à l’est du centre urbain et la gare d’Herseaux. Dix lignes de bus viennent compléter l’offre en transports publics. De quoi assurer une bonne mobilité aux habitants.

La Grand-Place de Mouscron, picture by Jamain.

Une demande en logements croissante

L’évolution démographique de Mouscron a été caractérisée par une croissance très importante pendant la première moitié du XXe siècle, liée au développement industriel de la commune. Les années 1980 à 2000 ont pour leur part été marquées par une diminution de la population, mais la tendance est repassée à la hausse depuis. Le nombre de logements n’a quant à lui cessé d’augmenter durant ces dernières années, un phénomène lié à l’éclatement de plus en plus fréquent des familles et de la diminution du nombre de personnes dans les ménages. Cette demande en logements est aussi influencée par la périurbanisation de Lille et des villes flamandes proches.

Face à ces réalités et les divers enjeux démographiques, il importe aux autorités communales de mobiliser les acteurs et de coordonner leurs projets. La programmation de l’offre doit en effet permettre aussi aux personnes peu aisées de s’établir ou de rester dans la commune. Les opérations immobilières doivent donc viser une offre mixte et une localisation proche des noyaux équipés. En lien avec ce développement des logements, la commune veille aussi à conserver une bonne couverture territoriale des services et équipements communautaires.

Dynamique immobilière

Depuis quelques années, l’intérêt des investisseurs pour l’immobilier neuf booste le marché immobilier mouscronnois. Trois éléments favorisent cette situation : le bon rapport qualité/prix des nouveaux logements, qui permet de générer des rendements très corrects, le niveau des taux hypothécaires qui reste encore historiquement bas à ce jour, et un marché locatif très actif, notamment parce que les loyers y sont moins chers qu’en France.

Le marché des maisons neuves intéresse pour sa part les jeunes ménages qui peuvent acquérir une maison mitoyenne pour quelque 200 000 euros, hors frais. Contrairement au segment des appartements, ce marché des maisons neuves est très concurrentiel avec celui des maisons de seconde main. Si on peut trouver un bien directement habitable dans la tranche de prix comprise entre 125 000 et 135 000 euros, celui-ci exigera bien entendu des frais de rénovation plus ou moins importants.

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