Ans, un marché très soutenu

Logic-Immo.be
Rédigé par Logic-Immo.be
19 août 2021

Le bâti étant assez ancien dans le centre, les maisons à rénover attisent la convoitise des jeunes ménages.

L’activité et les prix restent soutenus à Ans, une commune qui reste recherchée pour toutes ses facilités. Et la proximité de l’aéroport de Bierset n’y change rien.

Située à la fois aux portes de la Hesbaye agricole et de la ville de Liège, Ans doit surtout sa prospérité passée à l’industrie charbonnière. Aux frontières des communes d’Awans, Grâce-Hollogne, Saint-Nicolas, Juprelle et de la ville de Liège, la commune se distingue par sa diversité. Tantôt industrielle, commerçante, rurale ou résidentielle, Ans est idéalement située au croisement des autoroutes de Wallonie, Liège-Anvers et Liège-Bruxelles, et au cœur de l’Eurégio, à un saut à peine de l’Allemagne et des Pays-Bas.


La situation géographique de la commune ainsi que les importants investissements communaux en matière d’infrastructures routières, commerciales, industrielles ou sportives attirent de nombreuses PME sur son territoire. Elle fait ainsi partie des communes les plus prisées de la périphérie liégeoise.

Nouvelle progression des maisons

Selon le rapport de la Fédération des Notaires, le prix médian d’une maison dans l’arrondissement de Liège a enregistré une hausse de 6,1 % au cours de 2020. Il a donc fallu débourser quelque 175 000 euros pour une maison de type mitoyenne au sein de cet arrondissement, avec d’importantes différences selon les communes. Les prix médians ont varié, en effet, de 145 000 euros (Saint-Nicolas) à 290 000 euros (Neupré), soit un écart de 145 000 euros. Malgré une progression de 9% par rapport à 2019 (170 000 euros) poussant leur prix médian à 185 000 euros courant 2020, les maisons ansoises apparaissent encore très concurrentielles par rapport à d’autres communes de l’arrondissement comme Awans et Juprelle. Au sein de la commune, c’est l’entité d’Alleur qui a remporté la palme du prix médian le plus élevé, à 202 500 euros, contre 179 500 dans l’entité même de Ans.

Si le prix médian des maisons se détache de manière sensible de celui de Saint-Nicolas ou Herstal, c’est parce que la commune d’Ans est privilégiée à la fois par la richesse de ses transports en commun, par la proximité directe des axes autoroutiers et l’étendue de son offre commerciale. En conséquence, la commune reste très demandée, et cette demande croissante se fait au détriment d’autres communes comme Saint-Nicolas. Les maisons 2 façades situées dans le centre de la commune et qui nécessitent des travaux de rénovation à des degrés divers sont ainsi très recherchées. Le bâti étant assez ancien dans le centre, ces maisons à rénover attisent beaucoup la convoitise de jeunes ménages dont le profil financier autorise ce type d’achat. Même la proximité de l’aéroport de Bierset ne semble pas avoir d’influence négative sur les prix. Si cela constitue peut-être un frein pour les personnes extérieures, ce n’est pas le cas pour les locaux qui aiment habiter cette commune offrant toutes les facilités requises.

Engouement pour les villas

Depuis la fusion des communes, Ans inclut Alleur, Xhendremael et Loncin qui étaient autrefois des villages à caractère essentiellement agricole, mais dont la population a connu un développement important au cours du siècle passé de par la proximité directe de la ville de Liège et l’influence de la gare d’Ans. A Alleur, qui offre son caractère rural à quelques minutes du centre de la commune, de nombreux champs ont été ainsi transformés en lotissements et regorgent désormais de belles villas dont l’attraction semble avoir été bien relancée au cours de cette année, et dont la valeur se situe entre 300 000 et 400 000 euros selon le terrain, la superficie habitable, l’état et les prestations, en particulier énergétiques. Car c’est là que souvent le bât blesse. Bon nombre de propriétaires convaincus de la qualité de leur bien ont du mal à comprendre pourquoi ce marché resté stable, avec des prix parfois en hausse pour certains biens, ne leur permet pas de trouver d’amateurs à un prix qu’ils imaginaient en quelque sorte « garanti ».C’est que s’agissant d’attraction, il convient de faire la distinction entre ce qui reste recherché et ce qui l’est beaucoup moins, ou plus. Derrière l’évolution des prix à la hausse ou à la baisse se cache bien entendu une augmentation plus marquée pour les biens en bon état, pas énergivores et situés dans un bon quartier, et une diminution pour les bâtiments énergivores, en moins bon état, décentrés et dans des quartiers moins favorables.

Un manque de neuf    

Ans ne constitue pas à proprement parler un marché d’appartements neufs, comme c’est le cas de Seraing ou d’Herstal qui concentre une bonne part du stock d’appartements neufs. S’il existe quelques projets, à l’instar des 28 appartements de la résidence Coq Fontaine ou des nouveaux lotissements offrant maisons et appartements sur les rues Haut-Douy et Nicolas Gélon, d’autres se heurtent tantôt au manque de terrains comme c’est le cas dans le centre de la commune, tantôt à la complexité des règlements urbanistiques locaux, tantôt encore à la résistance des riverains qui souhaitent préserver le paysage ansois. Et sur le marché secondaire, l’offre n’est déjà pas importante, au contraire de la demande. Il y a, d’une part, les personnes locales, notamment les plus âgées qui souhaitent à tout prix prolonger leur vie au sein de la commune et tout près de ses facilités, mais aussi les investisseurs qui voient la commune comme une belle alternative au centre de Liège, avec des transports en commun qui y mènent très facilement. Malgré ce déséquilibre entre offre et demande, les prix n’enregistrent pas d’évolution forte à la hausse. Si les prix n’augmentent pas sensiblement, en revanche, il semble que ceux-ci ne se négocient pas autant qu’ailleurs. Et ces prix sont déjà conséquents à la base. Un studio ou un appartement 1 chambre se vend entre 115 000 et 140 000 euros, et un appartement 2 chambres vaut quelque 160 000 euros. En termes de prix médian, l’appartement ansois a progressé en 2020 d’un peu plus de 5%, à 150 000 euros, un prix resté stable depuis.

Stephan Debusschere

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