La percée des tiny houses freinée par la règlementation belge ?

Rédigé par Logic-Immo.be
29 octobre 2021

Peut-être en raison d’une législation contraignante et d’un statut juridique flou, les « tiny houses » ne s’implantent pas aussi vite sur le territoire belge que chez certains pays voisins. Pourtant, l’intérêt est manifeste et les constructeurs de tiny houses sont bien présents dans le plat pays. Un marché immobilier à développer.

Tiny House

Pour l’instant, les agences immobilières en vendent peu, sinon pas du tout. Le marché de la tiny house en Belgique semble dominé par les constructeurs et pour l’heure animé par des passionnés désirant imaginer eux-mêmes leur petite maison de rêve. Mais, vu la popularité grimpante de ces petites maisons écologiques et abordables, la vente de tiny houses a de bonnes chances de constituer au fil des prochaines années un marché effervescent. Parce que de plus en plus de gens veulent vivre leur vie comme sur Netflix dans la série Tiny House Nation. Et le rêve est de plus en plus possible.

Les mini-maisons auraient séduit environ 20 000 Belges, selon des données récoltées par la RTBF en 2019. On trouve en Belgique plusieurs constructeurs de tiny houses. Ils offrent un service de créations de tiny houses sur mesure, en bois, construites dans une perspective écologiste et durable. Si elles comblent les acheteurs moins fortunés par son petit prix (entre 35.000 et 75.000 euros), nous sommes loin de l’époque où, aux États-Unis, les tiny houses étaient fabriquées à petit prix en réaction à la crise des subprimes ou au dévastateur ouragan Katrina. Aujourd’hui, vivre dans une tiny house n’est pas seulement une réponse à la précarité économique ; c’est surtout l’affirmation d’un mode de vie écolo et d’un désir de simplicité.

La Wallonie législativement en avance

Il peut être très compliqué d’installer sa tiny house en Flandre ou en région bruxelloise, où il n’existe pas de cadre règlementaire clair et où les autorisations d’installer son habitat léger sont souvent refusées.

La Wallonie, en revanche, a intégré la tiny house à son code wallon du logement de l’habitat durable. Elle y est considérée en tant qu’habitat léger, au même titre que les yourtes, les roulottes, les maisons bulles ou encore les cabanes en bois. Ce n’est pas encore un vrai cadre règlementaire adapté en tous points aux réalités de la tiny house, mais cela rend à tout le moins l’aventure possible et légale.

Le cadre demeure un peu contraignant : il impose notamment de construire sa petite maison sur roulette ou sur remorque pour qu’elle soit déplaçable. Elle doit donc être sans fondation ; elle doit aussi être démontable et d’un faible poids, sans étage et avec une emprise au sol limitée.

Autre complexité : la tiny house a beau être déplaçable, elle ne peut pas être installée n’importe où, et, bien souvent, il faudra acheter ou louer un terrain où la déposer. Certains propriétaires de tiny house arrivent toutefois à obtenir une autorisation des pouvoirs locaux pour s’installer sur des terrains disponibles sans devoir les acheter – mais seulement pour une durée temporaire.


Malgré cette complexité, un monde de possibles s’ouvre peu à peu pour les propriétaires de tiny houses.

Philippe Couture

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