La hausse des prix de l’immobilier : fièvre ou bulle?

Rédigé par Logic-Immo.be
7 septembre 2021

Une hausse de 9,4% en un trimestre : voilà la croissance des prix de l’immobilier rencontrée début 2021 dans les 40 pays les plus riches de l’OCDE (Organisation de coopération et de développement économiques).

Maison miniature entourée de pièces pour symboliser un investissement immobilier

C’est ce que relevait récemment le Financial Times. Il s’agit de la plus forte hausse de ces 30 dernières années. Selon le journal, il y a bien une fièvre immobilière, mais pas encore de véritable bulle.

Pourquoi cette ruée sur l’immobilier ? Il y a actuellement beaucoup d’argent en circulation un peu partout. En fait, les banques centrales injectaient déjà massivement de l’argent dans l’économie avant la crise du Covid, et elles le font encore plus depuis. En outre, pendant les lockdowns, de nombreux citoyens ont économisé de l’argent qu’ils auraient autrement dépensé dans en restaurants, voyages, loisirs… Ils recherchent également des logements offrant plus d’espace – notamment pour pouvoir travailler à domicile – et un jardin.

Toujours selon le journal, cette situation cause d’autres problèmes. Les prix de l’immobilier augmentent actuellement beaucoup plus vite que les revenus des ménages, ce qui réduit à néant le pouvoir d’achat généré par la baisse des taux d’intérêt. Résultat ? Le logement abordable devient rare, surtout pour les jeunes.

Toutefois, le journal cite David Slater, économiste en chef de l’Université d’Oxford, qui conclut que, malgré la hausse considérable des prix de l’immobilier, il n’est pas question de bulle. Lorsqu’on regarde l’évolution d’un marché, il est toujours important d’avoir une vision à long terme. Bien que nous vivions l’une des plus importantes périodes de hausse depuis 1900, la surévaluation de l’immobilier, si l’on tient compte des tendances à long terme, est limitée à environ 10 %. En d’autres termes, il n’y a pas de bulle comme celle qui est apparue au moment de la crise des subprimes aux États-Unis, et l’immobilier reste toujours une alternative très intéressante pour les investisseurs.

Et compte tenu de l’importance de l’argent disponible auprès d’un certain groupe cible, il semble que ce rythme régulier de ventes de biens existants et de nouvelles constructions pourrait se poursuivre pendant un certain temps encore. Le déclencheur le plus probable de la baisse des prix de l’immobilier serait une hausse des taux d’intérêt. Mais cela ne semble pas être à l’ordre du jour pour l’instant. En Belgique, tous les spécialistes s’accordent donc à dire que cette situation va se poursuivre. 

Madeleine Dembour

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