57 % des Belges ne peuvent rien sans le bonus logement

Écrit par Renaud Chaudoir le 2 avril 2013

Acheter sa propre maison : de plus en plus difficile au niveau financier

Acheter sa propre maison devient de plus en plus difficile pour les Belges. Une enquête de Reynaers Aluminium révèle à ce sujet que 57 % des Belges ne pourraient acheter ou construire leur propre maison sans bonus logement. Surtout pour les nouvelles constructions, qui sont devenues inabordables pour la plupart de nos compatriotes.

Le bonus logement, qu’est-ce que c’est ?

Le bonus logement est un avantage fiscal pour les crédits hypothécaires souscrits après le 1er janvier 2005 et destinés à la construction ou l’achat d’une maison familiale. Pour entrer en ligne de compte pour un bonus logement, vous devez répondre à deux conditions : emprunter pour une habitation « unique » et « propre ». Une « habitation unique » signifie que vous ne pouvez être propriétaire, détenteur, titulaire, légataire ou usufruitier de quelle que maison que ce soit, en Belgique ou à l’étranger. Par « habitation propre », on entend le fait d’habiter soi-même le logement. Ces deux conditions doivent être d’application pour le 31 décembre de l’année d’emprunt.

 

Pour les paiements réalisés en 2013, le montant de base du bonus logement est de 2.260 euros. Ce montant peut être augmenté de maximum 3.090 euros. Pour les couples mariés ou en cohabitation légale, ce montant peut s’élever à maximum 6.180 euros. Ce que vous rapporte effectivement le bonus logement dépend de vos revenus et varie entre 25 et 50 % (plus taxes communales). Si vous avez droit au montant maximum de 3.090 euros et que vous êtes imposé au taux le plus élevé, alors votre bonus logement vous rapporte 1.545 euros.

Les constructions neuves, inabordables                                             

Selon l’enquête de Reynaers Aluminium, plus de la moitié des Belges rêvent d’acquérir une nouvelle construction. Ce rêve ne devient réalité que pour un Belge sur cinq. Les raisons principales sont le cout et la rareté des terrains à bâtir, ainsi que la TVA de 21 % sur les nouvelles constructions.

 

Pas moins de 57 % des Belges ayant projets concrets de construction d’une maison ou d’achat d’une habitation existante affirment que ceux-ci n’auraient pu voir le jour sans le bonus logement. La majorité des Belges estiment d’ailleurs que l’État n’entreprend que trop peu d’actions pour rendre plus abordable l’achat d’une maison ou d’un appartement.

Les mesures d’aide privilégiées

Parmi les mesures d’aide proposées par l’État, les Belges donnent leur préférence à la baisse de la TVA à 6 %. En deuxième place arrive le bonus logement et, à la troisième place, une déduction fiscale pour l’emprunt pour l’investissement dans des mesures d’économies d’énergie. Toutes les autres primes et baisses fiscales pour les revenus spécifiques restent dans l’ombre.

 

Lexique