Acheter une maison avec son enfant : inévitable ?

Écrit par Renaud Chaudoir le 16 octobre 2013

Quand les banques exigent une participation des parents

À l’heure actuelle, les banques prennent toutes leurs précautions avant d’accorder un crédit hypothécaire. Ainsi, fort de son revenu mensuel flambant neuf, votre tête blonde se rend auprès de la banque pour obtenir un crédit et s’envoler du nid familial. Et la banque de le renvoyer vous demander une participation de 10 % du prix d’achat du bien. Vous voilà finalement catapulté au titre de copropriétaire. Acheter une maison avec son enfant, inévitable ? Pas vraiment. Voici quelques conseils !

Obtenir un crédit : de moins en moins évident

Il y a quelques années de cela, les crédits hypothécaires se distribuaient comme des petits pains. Aujourd’hui, la situation est toute autre : qui souhaite obtenir un crédit hypothécaire s’engage dans un véritable parcours du combattant. Emprunter pour une durée de 30 ans ? Obtenir un crédit supérieur au prix d’achat du bien immobilier, par exemple pour effectuer des travaux ? Les banques grincent des dents et exigent de montrer patte blanche. Parmi les garanties exigées par la banque, il arrive ainsi que l’on demande une participation de 10 % d’un parent.

Avancer une partie du prix d’achat de la maison

Entendons-nous bien : si votre enfant demande un crédit hypothécaire sur 20 ans et pour une somme inférieure aux prix d’achat de la maison, la banque devrait l’accorder sans aucun problème.  En revanche, si son revenu lui permet uniquement d’emprunter pour une durée de 30 ans, ou s’il demande un crédit de 110 % du prix de la maison, les choses risquent de se compliquer. Une solution consiste donc à avancer une partie de la somme à votre enfant, de manière à ce qu’il demande un crédit hypothécaire inférieur aux prix d’achat de la maison.

Acheter une maison avec son enfant : protégez-vous !

Pourquoi la banque demande-t-elle la participation d’un parent pour l’achat d’une maison ? Imaginons le pire : les craintes de la banque se confirment, et votre enfant n’est pas capable de rembourser les mensualités du crédit hypothécaire. Vous avez alors tout intérêt à trouver une solution avec votre enfant, si vous ne souhaitez pas perdre votre participation de 10 %. Ou, pire, perdre l’ensemble du prix d’achat de la maison ! Pour vous prémunir de ce dernier risque, un bon conseil : refusez un engagement solidaire et indivisible de remboursement. Stipulez par écrit pour quel montant et pour combien d’années vous vous portez caution du crédit hypothécaire de votre enfant.

Achat scindé : un bon motif pour le fisc 

On le sait, l’achat scindé a récemment fait l’objet d’une nouvelle réglementation. Ceci, afin d’éviter que les enfants n’achètent un bien avec leurs parents de manière à éviter les droits de succession. Si vous souhaitez acheter une maison et recourir à l’achat scindé, il vous faut donc une bonne raison ! Par exemple, la nécessité imposée par la banque d’une participation d’un parent à l’achat d’une maison. L’enfant dispose alors de la nue-propriété, et les parents de l’usufruit. Une solution avantageuse, qui mérite qu’on l’examine de plus près.

 

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