Aida Puebla, Costa del Sol

Acheter une résidence secondaire en Espagne

Écrit par Stephan Debusschere le 12 mai 2016

L’engouement des Belges pour la brique espagnole se fait grandissant. En 2015, plus de 2900 Belges ont acheté une seconde résidence en Espagne, soit près de huit acquisitions par jour. C’est plus qu’en 2014, et la déferlante n’est pas prête de se tarir. C’est notamment le cas dans la région d’Alicante, sur la Costa Blanca, à 2 heures d’avion de Belgique et avec 300 jours de soleil par an…

Ce sont les statistiques officielles des bureaux d’enregistrement espagnols qui le disent. En 2015, les Belges ont acquis 2907 résidences secondaires – villas et appartements –  en Espagne, contre 2870 en 2014, soit une augmentation de 1,3%. Les Belges sont ainsi les quatrième acheteurs étrangers, soit 6,26 % du total des achats par des étrangers, précédés par les Allemands (7,33%), les Français (8,72%) et les Britanniques (21,34%). 
Face aux marchés boursiers instables, le secteur immobilier de la seconde résidence à l’étranger constitue une réelle alternative sécurisée. Ce secteur permet ainsi de diversifier son patrimoine en « bon père de famille » et de combiner plaisir, bien-être et rendement éventuel. 

Le cas de l’Espagne est particulier en raison de l’effondrement des prix de son immobilier depuis 2008. De nombreux programmes de construction se sont en effet retrouvés à l’arrêt, et les prix ont drastiquement baissé, parfois bien au-delà de 50 %. Parmi les régions touchées, celles de la Costa del Sol et de la Costa Blanca, les plus prisées des Belges, ont ainsi vu, dès 2010, débarquer des investisseurs qui avaient pour une part l’objectif d’acquérir une résidence secondaire pour y passer nos mois d’hiver, tandis que d’autres y ont investi par pure spéculation afin de bénéficier de rendements élevés, parfois jusqu’à 20 %, et de plus-values qui ont pu atteindre 60% en l’espace de quelques années seulement. Si les prix sont néanmoins repartis à la hausse depuis 2014, ils restent encore largement compétitifs, et de très bonnes affaires attendent encore les investisseurs, qu’il s’agisse de nouvelles promotions ou de biens existants.

Aida Puebla, Costa del Sol

Une villa à moins de 200 000 euros

Sur la Costa del Sol, dans la région de Malaga, on trouve notamment des biens qui ont été construits entre 2007 et 2010, neufs ou quasi neufs, vendus par les promoteurs, les banques et les fonds d’investissement. Sur la Costa Blanca, dans la région d’Alicante, la construction de nouveaux projets n’a en réalité jamais cessé, car la demande y est toujours aussi importante. Dans cette région, il convient de distinguer le nord du sud, qui est plus compétitif. Dans le sud d’Alicante, dans les stations balnéaires proches de Torrevieja, telles que la Zenia, Cabo Roig ou encore Torre de la Horadada, un appartement neuf avec 2 chambres et 2 salles de bains, dans une résidence sécurisée avec piscine commune et parking intérieur, s’échange à partir de 120 000 euros, contre une fourchette comprise entre 75 000 et 100 000 euros pour un appartement de seconde main. Du côté des villas, on peut trouver des biens au style contemporain avec 3 chambres et 2 salles de bains et piscine privée, près de la mer, pour moins de 200 000 euros. Des prix qui semblent pour l'instant imbattables mais qui, dans 5 ans, pourraient augmenter de 20 à 30 %, voire 40 % selon des professionnels du secteur. 

Les Belges investissent en moyenne entre 100 000 et 250 000 euros dans leur résidence secondaire espagnole, avec une moyenne qui s’approche des 200 000 euros, et allient plaisir personnel et rentabilité financière en fonction du nombre de semaines où ils occupent le bien. Mais d’autres n'hésitent pas à dépenser de 300 000 à 1 million d’euros pour s’offrir une splendide villa contemporaine à l’orée d’un golf ou une magnifique hacienda. 

 

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