Place Nicolaï, Ans. Picture by LHOON.

Ans

Écrit par Stephan Debusschere le 31 mai 2017

Les maisons ont toujours la cote

L’activité reste soutenue à Ans, et les maisons enregistrent une nouvelle progression de leur prix, tandis que les villas restent en souffrance. 

Ans forme avec Liège, Seraing, Herstal, Saint-Nicolas et Flémalle, l'agglomération de Liège. Depuis les fusions des communes, Ans inclut également Alleur, Xhendremael et Loncin qui étaient autrefois des villages à caractère essentiellement agricole, mais dont la population a connu un développement important au cours du XXe siècle de par la proximité directe de la ville de Liège et l'influence de la gare d'Ans.

Située à la fois aux portes de la Hesbaye agricole et de la ville de Liège, Ans doit surtout sa prospérité passée à l'industrie charbonnière. Aux frontières des communes d'Awans, Grâce-Hollogne, Saint-Nicolas, Juprelle et de la ville de Liège, la commune se distingue quant à sa diversité. Tantôt industrielle, commerçante, rurale ou résidentielle, Ans est idéalement située au croisement des autoroutes de Wallonie, Liège-Anvers et Liège-Bruxelles, et au cœur de l'Eurégio, à un saut à peine de l'Allemagne et des Pays-Bas.

La situation géographique de la commune ainsi que les importants investissements communaux en matière d'infrastructures routières, commerciales, industrielles ou sportives attirent de nombreuses PME sur son territoire. Elle fait ainsi partie des communes les plus prisées de la périphérie liégeoise.

Nouvelle progression des maisons 

Selon la Fédération des Notaires, le prix moyen d’une maison en province de Liège a enregistré une hausse de 1,8% en 2016, soit une progression similaire à l’inflation. Il faut donc ainsi débourser 168 000 euros en moyenne pour une maison de type mitoyenne au sein de la Province. Avec un prix moyen de 166 000 euros, la commune d’Ans apparaît ainsi tout à fait dans la norme de cette analyse. Ses maisons ont d’ailleurs fait progresser leur prix moyen de quelque 8% par rapport à 2015, qui avait déjà fait bonifier les maisons de 12%. Cette progression intervient après une stabilisation courant 2014, elle-même suivie d’un recul très relatif en 2013 au vu des plus sévères corrections enregistrées dans des communes voisines comme Awans ou Oreye, où les prix n’avaient pas pu être autant soutenus de la même manière.

Place Nicolaï, Ans. Picture by LHOON.

Villas en souffrance

On se rappelle que le segment des villas avait perdu de sa valeur courant 2010, avec un prix moyen revu à la baisse d’environ 20%. Entre 2011 et 2012, ce prix moyen a fait mieux que se rattraper, en faisant un bond de 35% pour atteindre 311 000 euros, soit un prix supérieur à celui de 2009. Cette tendance à la hausse s’était confirmée durant le premier semestre 2013, pour atteindre alors un prix moyen de 350 000 euros sur base annuelle, soit une nouvelle progression de 12%. Mais l’année 2014 fut celle de la rechute, avec un recul de 21% cette fois, sur base de 12 transactions seulement, ramenant le prix moyen à 275 000 euros, soit le niveau de 2009.

Un prix qui, depuis, n’a pas repris des couleurs. Comment expliquer cette situation ? Selon les professionnels, aussi longtemps que l’on reste dans des prix « abordables », tout se vend à Ans. Mais le phénomène le plus marquant depuis 2011 dans la Province, et que l’on retrouve également à Ans, est la différentiation des biens entre, d’une part, ce qui est recherché et, d’autre part, ce qui ne l’est plus ... Cela signifie que derrière l’évolution des prix à la hausse ou à la baisse se cache une augmentation plus marquée pour les biens les plus recherchés – en bon état, pas énergivore, dans un bon quartier – et une diminution pour de nombreux autres biens moins recherchés, à savoir les bâtiments énergivores, en moins bon état, décentrés et dans des quartiers défavorables.

Pas de prix garanti

Les acquéreurs ont pris conscience qu’ils pouvaient, ou plutôt qu’ils devaient se montrer regardants, et se tournent donc naturellement vers des biens porteurs. La difficulté est que bon nombre de propriétaires ont du mal à comprendre que ce marché resté stable, avec des prix parfois en hausse pour certains biens, ne leur permet pas de trouver les amateurs pour leur bien à un prix qu’ils imaginaient en quelque sorte « garanti ».

C’est que, à nouveau, les prix restent soutenus pour les biens de qualité, ou plutôt « recherchés ». De nombreux propriétaires, convaincus de la qualité de leur bien, ne comprennent donc pas le manque d’intérêt que celui-ci suscite sur le marché. Les critères des candidats acquéreurs sont multiples et parfois difficiles à définir… D’une part, les biens recherchés et dont la demande reste soutenue ont continué à augmenter malgré la conjoncture économique et les difficultés de financement auprès des organismes bancaires. Les biens de qualité moindre, ou situés dans de mauvaises zones, ont d’autre part sensiblement diminué et la demande pour ce type de biens tend en conséquence à se réduire fortement.

Logic Repères

Maison : 166 000 euros  

Appartement 2 ch. : 140 000 euros 

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