Ath

Ath : les appartements plus chers que les maisons de rangée

Écrit par Stephan Debusschere le 16 avril 2015

Evolution du marché immobilier à Ath

Dans la Cité des géants, les prix des maisons et des appartements ont encore réussi à progresser en 2014. 

AthDans la ville d’Ath, le potentiel d’amateurs locaux a diminué depuis la crise de 2008, remplacé par un nombre conséquent de candidats acquéreurs provenant désormais de la Région bruxelloise mais aussi des zones de la dorsale de l’A8. C’est que la ville présente de gros avantages en termes de mobilité, avec l’A8 desservant Bruxelles en 30 minutes et une gare la connectant à Bruxelles en 25 minutes. 
 

Nouvelle hausse des maisons

 
Alors que leur prix moyen a globalement enregistré un petit bonus d’1,53 % à l’échelle de la partie occidentale de la province (125 000 euros), les maisons jointives ont réussi à progresser davantage à Ath. Leur prix moyen sur l’ensemble de l’année 2014 s’est en effet bonifié de 3,45% par rapport à 2013, pour atteindre 150 000 euros (145 000 euros en 2013). Si ce segment reste une valeur sûre en Hainaut occidental, c’est d’autant plus le cas à Ath, étant donné la hausse de l’attrait de la ville suite aux grandes rénovations dont elle a fait l’objet et aux facilités qu’elle offre désormais. Le bon plan immobilier à réaliser à Ath ? Une maison de ville de 2 ou 3 ares avec jardin, même à rénover. L’argument : un tel bien sera moins coûteux à l’entretien qu’une villa 4 façades, et gardera mieux sa valeur qu’une maison des années 70. 

L’attrait du produit fini

Si les maisons 4 façades se négocient au même prix qu’en 2013, soit au prix moyen de 225 000 euros, le segment des villas de 30 à 40 ans d’âge reste le plus durement touché. Ces biens, où presque tout est à rénover, avaient subi une baisse allant jusqu’à 25% au lendemain de 2008. En 2014, cette baisse s’est chiffrée à quelque 15% par rapport à l’année précédente sur l’ensemble du Hainaut occidental, ramenant le prix moyen d’une villa à 250 000 euros sur l’entité d’Ath. Avant la crise, les candidats acquéreurs se focalisaient sur le prix d’achat, quitte à sous-estimer le montant des rénovations nécessaires. A partir de 2009-2010, la tendance s’est inversée. Les candidats à la propriété craignent de ne pas pouvoir assumer ces dépenses, et se concentrent uniquement sur leur plan financier. L’attrait du produit fini a donc fait son œuvre. En conséquence, ce sont les biens qui ne nécessitent pas ou peu de travaux et dont le profil énergétique est viable qui ont la préférence des acheteurs. Les prix restent donc plutôt stables pour les biens récents, c’est-à-dire datant de 10 ans au plus. 

Biens haut de gamme en berne

Sur le segment des fermettes et des propriétés de 300 000 euros et plus, la demande reste toujours faible. Une situation qui ne concerne d’ailleurs pas uniquement Ath et sa région, car la demande pour ce type de biens n’a jamais été importante au niveau de toute la province. La majorité des candidats ne regardent que de très loin les maisons sises sur des terrains d’une dizaine d’ares et plus, et se contentent désormais très bien de la moitié.

Appartements 

Au lendemain de la crise, l’attrait du produit fini s’est répercuté sur le segment des appartements neufs. Si la demande n’a en finalité pas posé de problèmes en ce qui concerne les petits appartements d’investissement ou des appartements 2 chambres jusqu’à 160 000 euros, les candidats sont devenus plus exigeants au-delà de ce plancher. Il faut que l’emplacement soit de qualité et que le produit fini puisse être apprécié. Une tendance qui se poursuit aujourd’hui. Pour répondre à la demande, les promoteurs montent des projets avec des unités de logement moins vastes, pour compenser le prix à la hausse des coûts de construction. L’offre est donc composée principalement d’appartements dont la superficie habitable est inférieure ou égale à 100 m², pour un prix fixé en moyenne à 1900 euros du m². Ce qui n’empêche pas les appartements de seconde main de garder une bonne cote et même de progresser. Avec un prix moyen de 158 500 euros, ce segment a enregistré une hausse de 5,67 % par rapport à 2013, année durant laquelle le bonus s’était chiffré à un peu plus de 6%. Si les villes de Tournai, Mons et Soignies mènent le bal côté prix, Ath suit de près. Pour rappel, ce segment avait affiché une progression de quelque 20% en 2011.

Projets neufs

La grande majorité des projets prennent place à proximité directe du centre d’Ath, à l’instar du projet de la Sucrerie. Sur le site historique des anciennes sucreries, le long de la Dendre et à proximité de la gare, ce futur ensemble mixte de logements et de services sur 20 000 m2 va permettre de réaliser un nouveau quartier de ville prévoyant une mixité dans la typologie des logements, une mixité générationnelle ainsi que des espaces communs de qualité. A travers ce projet de revitalisation urbaine devant offrir plus de 200 logements, la Ville d'Ath souhaite clairement gérer la croissance démographique attendue. 

Logic Repères

  • Maison mitoyenne : 150 000 euros 
  • Maison 4 façades : 225 000 euros
  • Villa : 250 000 euros
  • Appartement 2 ch. : 158 500 euros 
  • Appartement neuf 2 ch. : 1900 euros/m²

Lexique