Ath

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Le neuf a la cote

L’immobilier neuf a le vent en poupe dans la Cité des géants, avec pour point de mire la croissance démographique attendue. L’offre, particulièrement fournie, comprend aussi des maisons qui concurrencent fortement le marché secondaire.    Ath

Depuis plusieurs années, et pour une certaine catégorie de biens athois, les candidats à la propriété provenant de la Région bruxelloise et des zones de la dorsale de l’A8 sont venus grossir les rangs des amateurs locaux. C’est que la ville présente de gros avantages en termes non seulement de prix compétitifs mais aussi de mobilité, avec l’A8 desservant Bruxelles en 30 minutes et une gare la connectant à Bruxelles en 25 minutes. Les candidats « extérieurs » apparaissent ainsi séduits par le charme des fermettes et autres propriétés situées dans les zones champêtres autour d’Ath et qui offrent de grands terrains qu’ils ne peuvent pas trouver ailleurs et à ce prix. Ces candidats ne convoitent donc généralement pas les maisons de rangée, ni les appartements, ces deux derniers marchés restant avant tout locaux. 

Deux catégories de maisons

Le prix médian d’une maison athoise s’est fixé à 181 250 euros au terme du premier semestre de cette année. Un prix marqué du sceau de la stabilité. Sur les cinq dernières années, la valeur des maisons n’a en effet progressé que de 3%. La moitié des transactions ont été conclues entre 136 250 et 233 750 euros, ce qui signifie que la grande majorité des transactions se font en dessous de ce dernier montant. Ces transactions concernent deux catégories de maisons et de prix : les maisons de rangée et celles plus bourgeoises datant des années 1950 qui présentent aussi plus de cachet. Entre 130 000 et 160 000 euros, on peut acquérir une maison de rangée directement habitable, avec jardin. Si elle est bien rénovée, le prix peut grimper jusqu’à 200 000 euros, mais rarement au-delà. La seconde catégorie se négocie à des prix pouvant atteindre le seuil des 300 000 euros.

Biens haut de gamme en berne

L’attrait du produit fini ayant fait son œuvre, le segment des villas de 30 à 40 ans d’âge, où presque tout est à rénover, reste le plus durement touché. Ces villas ne se négocient en conséquence que très difficilement au-dessus de 230 000 euros. Et sur le segment des fermettes et des propriétés de 300 000 euros et plus, la demande reste frileuse. Les professionnels observent néanmoins un renouveau sur ce segment. Ce plafond de 300 000 euros serait ainsi tiré vers le haut, et ces biens peuvent se négocier aujourd’hui autour de 350 000 à 360 000 euros. Mais la demande paraît quasi inexistante au-delà de 400 000 euros. Et il est clair que nombre de candidats se contentent désormais de petites surfaces, comme c’est particulièrement le cas pour les maisons 3 façades neuves qui s’échangent aisément à des prix oscillant entre 180 000 et 200 000 euros.

Une offre de neuf bien fournie
Cet attrait du produit fini s’est répercuté sur le segment des appartements neufs, qui a le vent en poupe au regard de la croissance démographique attendue à Ath. Si la demande ne pose pas de problèmes en ce qui concerne les petits appartements d’investissement ou des appartements 2 chambres jusqu’à 160 000 euros, les candidats à la propriété sont plus exigeants au-delà de ce plancher, notamment en matière d’emplacement.

L’offre, qui reste fournie, est composée principalement d’appartements dont la superficie habitable est très généralement inférieure à 100 m² – 85 à 90 m2 en moyenne – pour un prix fixé entre 2000 et 2300 euros/m². La grande majorité des nombreux projets prennent place à proximité directe du centre, à l’instar de l’ambitieux projet de revitalisation urbaine La Sucrerie, totalisant plus de 200 logements. Parmi les autres importants projets en cours, développant un mix de maisons et d’appartements, citons les Prés du Roy sur la route de Lessines à proximité du centre, Les Haleurs sur la chaussée de Mons, ou encore Les Jardins de Roselle également près du centre.

L’engouement pour le neuf met depuis un certain temps la pression sur les appartements de seconde main. Pour qu’un tel appartement soit intéressant aux yeux d’un candidat acquéreur, il faut que son prix présente une différence de quelque 25% avec un appartement neuf.

Repères
Maison de rangée : de 130 000 à 200 000 euros
Maison de rangée bourgeoise : de 220 000 à 300 000 euros
Appartement : 170 000 euros
Appartement neuf 2 ch. : de 1900 à 2500 euros/m² selon le standing

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