Enquête

Attentes et aspirations des Wallons en matière d’achat immobilier

Écrit par Masquelier Frédérique le 11 mars 2016

Enquête

D’après l’Observatoire immobilier de CBC, les Wallons se montrent prudents face à l’achat d’un bien.

Enquête

Des taux hypothécaires particulièrement bas, un nouveau cadre fiscal et une confiance dans l’immobilier comme "valeur refuge" poussent de plus en plus de Wallons à investir dans la brique. Résultat ? En 2015, CBC, la branche wallonne du banquier et assureur belge KBC Group, a octroyé non moins de… 35 % de crédits immobiliers de plus qu’en 2014. Une performance que la banque a cherché à expliquer. "Nous avons demandé la réalisation d’une enquête (1) afin de dresser un état des lieux des attentes et aspirations des Wallons en matière d’achat immobilier." Et de publier son premier Observatoire de l’immobilier dans la foulée. Lequel, couplé à un partenariat "inédit" avec la plateforme de location de logements entre particuliers Airbnb, est au centre de sa nouvelle campagne, courant du 22 février au 31 mars. "Nous voulons faire du crédit immobilier un produit porte-drapeau de notre marque, en ce qu’il reflète le mieux notre approche client, centrée sur la proximité et le contact humain", souligne Xavier Falla.

Qu’apprend-on dans cette enquête ?

1) Les Wallons ont une brique dans le ventre. 60 % d’entre eux sont aujourd’hui propriétaires d’un bien immmobilier, et, parmi ceux qui ne le sont pas, la moitié a l’intention de le devenir. En ayant le souhait, pour 75 % des propriétaires, d’occuper leur bien toute leur vie.

2) L’achat immobilier est un acte réfléchi. Et même, mûrement réfléchi. En effet, d’après l’enquête, l’âge moyen auquel les Wallons sautent le pas de la propriété est… 32 ans. "Mais nous constatons qu’il se passe 5 ans en moyenne entre le moment où ils envisagent d’acheter (27 ans) et la signature de l’acte", pointe Xavier Falla. Un laps de temps durant lequel les primo-acquérants wallons "préféreront rester sur le marché de la location et mûrir leur projet immobilier", ajoute-t-il. Cet âge tardif est aussi la conséquence de l’allongement des études, et des "habitudes matrimoniales des jeunes, qui testent leur couple avant de s’engager plus en avant, et dans la brique notamment".

3) Prudence est mère de sûreté. Il apparaît que 9 propriétaires wallons sur 10 ont eu recours à un financement, et plus de 8 sur 10 ont contracté un crédit sur 20 ans ou plus. Crédit pour lequel 1 acquéreur sur 2 a rencontré 3 banques ou plus. "C’est frappant de constater avec quelle angoisse les propriétaires wallons envisagent le crédit immobilier, observe Xavier Falla. Près d’1 sur 4 redoute même de ne pas pouvoir le payer un jour." Raison pour laquelle ils se montrent extrêmement prudents : en moyenne, ceux-ci consacrent 25,5 % de leurs revenus mensuels au remboursement de leur emprunt et ont, au moment de l’achat, conservé 25 % de leurs économies. "Ils se ménagent un filet de sécurité pour parer à toute éventualité malheureuse", précise M. Falla. Confiant "partager la prudence constructive" de ses clients, la banque CBC a décidé d’offrir aux candidats-acquéreurs, via la plateforme cbc.be/lanuitporteconseil, et l’entremise d’Airbnb, une nuit de test dans leur futur quartier afin d’"avancer les yeux fermés dans leur projet immobilier". Mille vouchers sont prévus (à concurrence de 75 euros maximum) par la banque, à utiliser dans un des quelque 3 000 logements Airbnb de Wallonie.F.Ma.

(1) Enquête Ipsos réalisée en décembre 2015 auprès d’un échantillon représentatif de 1 006 Wallons entre 20 et 65 ans.

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