Binche

Binche

Écrit par Stephan Debusschere le 7 mai 2015

Maisons en baisse, villas en hausse

A l’instar de la majorité des communes de la Province, la maison jointive binchoise a enregistré une baisse de ses prix, contrairement aux villas qui affichent une nouvelle progression. Binche reste néanmoins un marché stable avec des prix qui collent toujours à la demande.

BincheSur les 69 communes que compte la Province du Hainaut, plus de la moitié affiche des prix en baisse sur le segment de la maison ordinaire. La commune de Binche en fait partie. Au cours du premier semestre 2014, ce segment, qui reste le maître-achat local, avait encaissé un recul de 7%, amenant son prix de référence à 145 000 euros (156 000 euros en 2013). Le second semestre a ramené sur base annuelle ce recul à 4%, fixant le prix de référence à 150 000 euros, un prix qui reste supérieur à son niveau de 2009 (139 000 euros). 
Le marché binchois reste néanmoins équilibré avec des prix qui collent toujours à la demande et correspondent au profil des candidats acquéreurs, en majorité des jeunes couples en mesure de se permettre cet engagement financier. Lorsqu’il est à rénover, ce type de bien - maisons mitoyennes de 2 à 3 chambres avec jardin – présente une fourchette de prix entre 60 000 et 70 000 euros. Et pour environ 100 000 euros, on peut déjà trouver une maison directement habitable. 
Malgré les hausses enregistrées durant les années précédentes, la demande est restée constante, car tant que les prix restent inférieurs à 200 000 euros, les biens se vendent relativement aisément, même si on observe un allongement des délais de transaction, suite notamment aux conditions plus serrées d’octroi de crédits de la part des banques. 

Hausse des villas

Sur le segment des villas, on assiste à un nouveau sursaut des prix. De 237 500 euros en 2013, le prix de référence de la villa binchoise est passé courant 2014 à 265 000 euros, soit une progression de près de 12%. Un prix qui dépasse le seuil de 250 000 euros atteint en 2012. Mais qu’on ne se leurre pas. Sur ce segment qui reste globalement en berne à cause de son coût élevé à l’entretien et de son profil énergétique souvent défavorable, ce sont généralement les biens en bon état et jouissant d’une bonne localisation qui parviennent à tirer leur épingle du jeu. Le seuil psychologique des 250 000 euros est aussi loin d’être neutre, car il s’agit là du montant à partir duquel on dépasse le cadre d’un remboursement supportable au vu de la moyenne des revenus de la région. Quant aux biens et propriétés plus haut de gamme, leur vente reste à leur image : exceptionnelle, mais néanmoins réelle.

Faible pression immobilière

Si les travailleurs du Brabant Wallon et de Bruxelles lorgnent toujours du côté de certaines zones hennuyères en périphérie de Bruxelles et du Brabant wallon pour acquérir un bien à un prix plus abordable, c’est beaucoup moins le cas sur Binche et dans l’ensemble de l’arrondissement de Thuin, trop éloigné de la capitale pour les navetteurs. Et ceux qui tentent l’aventure en cherchant à s’installer sur Binche tout en travaillant à Bruxelles ne sont a fortiori pas ceux qui disposent de gros moyens. La pression immobilière sur Binche est donc d’une certaine manière presque inexistante avec une clientèle essentiellement locale. On constate cependant un intérêt de la part de candidats extérieurs en provenance du Brabant wallon ou de l’autre côté de la frontière linguistique pour des biens de type fermette, que l’on trouve dans la périphérie directe de la ville.

Zones recherchées

L’entité de Binche apparaît comme la zone chic de la région de Centre. Nombre de candidats souhaitent ainsi acquérir un bien dans le centre, par attrait pour son folklore. Parmi les autres zones les plus prisées de l’entité, citons en premier lieu le paisible village de Buvrinnes qui concentre les biens de plus grande valeur. Son caractère très rural, ses fermes et fermettes attisent logiquement les convoitises des candidats acquéreurs. Dans une tranche de prix plus abordable, l’engouement se porte aussi sur les entités de Péronnes et Ressaix, où de nombreuses et anciennes maisons ouvrières font l’objet de très belles rénovations. Plus dense et toute proche du centre de Binche, l’entité de Waudrez fait également partie des zones les plus recherchées.

Statu quo des appartements

Binche n’est pas à proprement parler un marché d’appartements. Pourtant, on y avait noté une hausse sensible des prix en 2010, amenant le prix moyen d’un appartement 2 chambres en bon état à 125 000 euros. Après une année 2011 en dents de scie, un recul en 2012 et une stabilisation en 2013, le prix de référence actuel de 130 000 euros affiche une nette stabilisation, et reste influencé par les charges de copropriété qui peuvent se révéler au cas par cas fort élevées. 

Marché du neuf sain

L’activité sur le marché du neuf reste bonne à Binche. La demande s’avère très satisfaisante, et l’évolution favorable de ce marché autorise les promoteurs à mettre sur pied des projets sans attendre d’obtenir des ventes fermes sur plans. 
La majorité des nouvelles promotions – des immeubles de 6 à 12 unités en moyenne – se développe dans la périphérie de la ville. Dans le centre historique, qui est protégé, les restrictions urbanistiques et la relative pénurie de terrains disponibles limitent la mise sur pied de nouveaux immeubles. Les appartements neufs dans le centre sont donc fort recherchés et se vendent logiquement à des prix plus élevés qu’en périphérie. Ces logements affichent ainsi une tranche de prix comprise entre 1800 et 2200 euros/m2, selon le type de standing, avec un prix moyen de 1825 euros/m2. A titre de comparaison, le prix moyen actuellement demandé au m2 à l’échelle de la Province tourne autour de 1900 euros, avec des prix qui oscillent dans une fourchette assez large comprise entre 1700 et 2100 euros/m2. 
 
Logic Repères
Maison : 150 000 euros 
Villas : 265 000 euros 
Appartement 2 ch. : 130 000 euros 
Appartement neuf : 1825 euros/m2
Maison location : 700 euros
Appartement location : 600 euros

Lexique