Chaudfontaine, picture by Jean-Pol Grandmont.

Chaud, Chaudfontaine

Écrit par Stephan Debusschere le 24 mars 2015

Disparité des prix...

En 2014, tant les maisons que les appartements ont enregistré une nouvelle progression. Et si le prix des villas est resté stable, seuls les biens les plus récents suscitent réellement la convoitise. La commune de Chaudfontaine est formée des anciennes communes de Beaufays, Chaudfontaine, Embourg et Vaux-sous-Chèvremont. Elle illustre parfaitement le processus de périurbanisation de l’agglomération liégeoise, qui l’a touché pendant de nombreuses décennies. 

Chaudfontaine, picture by Jean-Pol Grandmont.L’entité d’Embourg, la plus prisée, a engagé le mouvement dans les années cinquante, et concentre aujourd’hui quantité de villas quatre façades de styles très différents. Beaufays et le hameau de Ninane ont été touchés plus récemment, mais le phénomène y a aussi quelque peu bousculé l’équilibre entre les centres villageois traditionnels et leur environnement rural. Vaux-sous-Chèvremont a pour sa part été le siège d’une urbanisation plus massive, au contenu socio-économique très différent, raison pour laquelle on ne peut pas vraiment parler de périurbanisation dans son cas.
L’ensemble du territoire de Chaudfontaine est donc loin de former un ensemble homogène. Alors que la population y a triplé en cinquante ans, le prix du foncier y est resté abordable pendant longtemps, ce qui a favorisé une importante immigration. Ce n’est que récemment que la commune connaît une certaine saturation de son espace. Aujourd’hui, bien qu’elle n’ait pas véritablement l’apparence d’une petite ville, Chaudfontaine en possède pourtant tous les équipements collectifs, les services privés ou publics nécessaires pour tenir ce rang, tandis que chacune des entités possède son propre réseau de commerces.

Embourg et Beaufays toujours au top

La commune de Chaudfontaine présente deux marchés immobiliers bien distincts. Quartiers résidentiels et habitat traditionnel se côtoient mais ne se ressemblent pas. D’une entité à l’autre, l’offre et les prix divergent fortement. Résidentielles, Embourg et Beaufays sont les entités les plus prisées, tout en présentant des différences. La situation d’Embourg est la plus privilégiée, notamment en raison de la qualité de son bâti. C’est principalement là qu’on trouvera les maisons les plus cossues et les biens d’exception de plus de 500 000 euros. Catégorie à part dans le paysage immobilier, les villas dépendent pour beaucoup de leur localisation. Mais si Embourg exerce toujours un grand pouvoir d’attraction, les prix des villas n’y augmentent pas pour autant. L’état de la plupart des villas explique pourquoi leur prix ne suit pas ceux des maisons ordinaires. Les villas des années 60, 70 et 80 ne répondent plus aux exigences actuelles, surtout d’un point de vue énergétique. Les candidats acquéreurs sont de moins en moins enclins à acheter un bien qui nécessite une lourde rénovation. Tout au plus sont-ils prêts à changer les sanitaires et la cuisine. Et ceux – souvent des familles recomposées qui ont besoin de plus d’espace – qui achètent une villa le font pour y habiter, pas pour investir. Les biens 4 façades de 3 à 4 chambres pour une superficie habitable d’environ 200 m2 affichent ainsi des prix qui restent pour la plupart sous la barre des 400 000 euros et dépendent de l’état et de la situation des biens. Quant aux plus gros biens et ceux d’exception, ils continuent d’évoluer dans une tranche comprise entre 500 000 et 800 000 euros.
L’entité de Beaufays intègre quant à elle davantage de nouveaux lotissements. Durant les années 1990, celle-ci a connu un développement résidentiel aux règles beaucoup plus rigides que celui d’Embourg. L’aménagement du territoire, bien plus réglementé que par le passé, a eu pour effet d’y faire augmenter les prix. 
Les deux entités de Chaudfontaine et Chaux-sous-Chèvremont présentent quant à elles un bâti plus traditionnel avec des maisons de type villageois. 

Prix des maisons en hausse

Sur le segment des maisons unifamiliales, toutes entités confondues, on avait noté un recul de quelque 11% sur l’ensemble de l’année 2010, amenant leur prix de référence à 187 500 euros. En fonction de l’état et de la situation du bien, ce prix oscillait entre 140 000 et 195 000 euros pour les meilleurs biens. Cette tranche de prix faisait concrètement référence à des maisons mitoyennes 2 ou 3 façades, en bon état et qui ne demandaient qu’un rafraîchissement. Mais 2011 avait ensuite fait bien plus que combler ce recul encaissé, grâce à un bond de pas moins de 40%, amenant ce prix de référence à quelque 250 000 euros. Il s’agissait là d’une progression bien plus importante que celle enregistrée à l’échelle de la Province, inférieure à 10%. Après une période de stabilisation en 2012 suivie d’une baisse en 2013, le segment de la maison à Chaudfontaine s’est à nouveau redressé au cours de l’année écoulée, enregistrant une hausse menant le prix de référence au-delà de son niveau de 2012, à 271 000 euros. 

Les appartements progressent encore

A l’instar d’autres communes comme Dalhem, Jalhay (Balmoral) et Welkenraedt, ce segment a connu en 2014 une augmentation significative à Chaudfontaine. Cela s’explique notamment par la situation favorable mais aussi par le fait que les immeubles à appartements y sont généralement récents. Après une hausse de plus de 170% sur les dix dernières années, ce segment a poursuivi sur sa lancée durant l’année écoulée en s’offrant un nouveau gain de quelque 16%, pour un prix moyen de transaction fixé à 243 500 euros. 

Logic Repères

  • Maison mitoyenne : 271 000 euros
  • Maison 4 façades et villas : 375 000 euros
  • Biens d’exception : de 500 000 euros à 800 000 euros et plus.
  • Appartement : 243 500 euros

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