Église Chaumont-Gistoux, picture by LLN

Chaumont-Gistoux & Grez-Doiceau

Écrit par Stephan Debusschere le 19 mai 2016

En recherche d’équilibre

Une offre qui s’accumule et des candidats acquéreurs qui négocient. Les marchés immobiliers de Chaumont-Gistoux et Grez-Doiceau cherchent l’équilibre entre offre et demande.

A l’est du Brabant wallon, comme à l’ouest, l’atterrissage assez brutal qu’avait réservé l’année 2008 s’était poursuivi en 2009, mais davantage en douceur. Les communes de Grez-Doiceau et Chaumont-Gistoux, tout comme celle de Beauvechain plus à l’est, avaient alors connu un recul de 4,5 à 6 % sur le segment des maisons. Beauvechain n’étant pas classée dans la même catégorie de prix que les deux premières, plus huppées, cette baisse indiquait que la tendance baissière, bien qu’elle n’ait pas été excessive, avait en réalité concerné toute la Province qui avait globalement connu une baisse de 4,5% sur ce segment. Six ans plus tard, on constate que les prix immobiliers dans les communes de Grey-Doiceau et de Chaumont-Gistoux ont fait du chemin depuis, pour se placer dans le top des communes brabançonnes. Mais si les prix à Chaumont-Gistoux semblent avoir atteint leurs limites, ce n’est pas (encore) le cas à Grez-Doiceau.

Nouvelle embellie à Grez-Doiceau

Il y a trois ans, les prix des maisons de Grez-Doiceau semblaient pouvoir prendre la même voie qu’à Chaumont-Gistoux. Les propriétaires vendeurs espéraient ainsi voir se prolonger leur bonification de pas moins de 75 % enregistrée au cours des dix dernières années. Mais le léger recul des prix encaissé en 2012 et leur stagnation courant 2013 ont quelque peu fait déchanter les plus optimistes. La réalité du terrain indiquait en effet que le marché, comme ce fut le cas ailleurs dans la Province, était devenu un marché d’acheteurs en raison de l’accumulation de l’offre. Les maisons villageoises qui nécessitaient une rénovation et une mise aux normes importantes ont en conséquence fait l’objet d’intenses négociations sous la pression des candidats acquéreurs. Les deux années qui ont suivi ont néanmoins changé la donne, grâce à l’absorption progressive de l’offre. L’année 2014 a en effet enregistré une première bonification de quelque 14%, suivie d’une seconde du même ordre de grandeur courant 2015, poussant le prix moyen d’une maison à 343 500 euros. Un prix qui tient désormais en ligne de mire celui pratiqué à Chaumont-Gistoux, où la valeur moyenne des maisons a pour sa part encaissé un recul de plus de 5% au cours de l’année écoulée, passant sous la barre des 370 000 euros.

Église Chaumont-Gistoux, picture by LLN

Distorsion entre offre et demande

Sur les segments supérieurs, la situation reste difficile, bien que l’évolution du contexte économique, la confiance en léger progrès ainsi que les taux hypothécaires historiquement bas contribuent à sa relance. La demande s’oriente davantage vers de plus petites surfaces habitables et des parcelles de moindres dimensions, ce qui crée une distorsion au niveau de la demande et de l’offre. Les acheteurs cherchent en effet de plus en plus à vivre sur des terrains faciles à entretenir et donc de taille raisonnable. Ils souhaitent également une habitation adaptée aux nouvelles technologies, comme la domotique ou les systèmes de chauffage basse consommation, choses qui entraînent des coûts supplémentaires de mise à jour dont les vendeurs n’acceptent pas toujours facilement l’incidence budgétaire sur les prix de mise en vente.

La majorité des candidats acquéreurs recherchent davantage des biens offrant des volumes qui ne dépassent pas 250 m2 de surface habitable. Or, les propriétés mises en vente dans le périmètre du golf du Bercuit présentent bien souvent des surfaces supérieures, et sur de grands terrains. Et bien qu’elles offrent en prime un cadre idyllique et de magnifiques vues, ainsi qu’une grande proximité avec les axes de circulation tout en étant à l’abri des nuisances sonores, ce type de biens ne semble plus tout à fait en phase avec la demande, du moins au vu des prix demandés. Là aussi, les négociations vont bon train, mais le blocage vient souvent des propriétaires qui rechignent à restreindre leurs exigences. En termes de valeur, Grez-Doiceau détient néanmoins toujours la palme par rapport à sa voisine sur ce segment des villas.

Prix sous pression

Les candidats acquéreurs qui recherchent une maison 4 façades de maximum 250 m2 sur une petite parcelle semblent davantage trouver leur bonheur sur la commune de Chaumont-Gistoux et ses villages tels que Dion-le-Mont et Bonlez, dont l’offre de tels biens oscille côté prix entre 300 000 et 500 000 euros. Mais ici aussi, les prix sont sous pression. L’abondance de l’offre est un paramètre important de cette tendance baissière, qui ne se voit pas a priori sur les annonces mais qui se traduit bel et bien sur le terrain. Les prix de vente peuvent ainsi baisser de 30 000 à 40 000 euros, voire plus dans certains cas.

Du neuf

Bonnes nouvelles pour celles et ceux qui recherchent de l’immobilier neuf au sein de ces deux communes. De petits immeubles à appartements sortent en effet de terre, notamment au sein de nouveaux lotissements à proximité du Bercuit ainsi que dans l’entité de Gastuche, près de la gare.  

Si le développement d’appartements neufs est en progression, c’est loin d’être le cas des maisons neuves. De par leur vision à long terme, les communes de Chaumont-Gistoux et Grez-Doiceau pratiquent une politique sévère vis-à-vis des dossiers de construction. Si cela a pour avantage d’éviter les débordements du passé, c’est parfois au détriment de certains propriétaires vendeurs de terrain. Des terrains dont les prix ont par ailleurs fortement augmenté en dix ans, et qui restent longtemps sur le marché pour cette raison. On citera ici l’exemple de terrains situés le long de la chaussée de Huy et qui sont toujours à vendre depuis plus de huit ans…

Logic Repères

Chaumont-Gistoux 

Maison : 369 000 euros

Appartement : 248 000 euros

Grez-Doiceau 

Maison : 343 500 euros

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