Paysage champêtre à Grez-Doiceau. Picture by VerboseDreamer.

Chaumont-Gistoux & Grez-Doiceau

Écrit par Stephan Debusschere le 9 novembre 2016

En recherche d’équilibre

Les marchés immobiliers de Chaumont-Gistoux et Grez-Doiceau cherchent l’équilibre entre offre et demande. En cause, une offre qui s’est accumulée et des candidats acquéreurs qui négocient.

Après une année 2008 faste, les communes de Grez-Doiceau et Chaumont-Gistoux, tout comme celle de Beauvechain plus à l’est, avaient connu un recul de quelque 5 % sur le prix des maisons. Beauvechain n’étant pas classée dans la même catégorie de prix que les deux premières, plus huppées, cette baisse indiquait que la tendance baissière, bien qu’elle n’ait pas été excessive, avait en réalité concerné toute la Province, qui avait globalement connu une baisse de cette nature sur ce segment. Huit ans plus tard, on constate que les prix immobiliers dans les communes de Grez-Doiceau et de Chaumont-Gistoux ont bien fait du chemin depuis, pour se hisser dans le top 10 des communes brabançonnes les plus chères. Alors que les prix à Grez-Doiceau semblaient avoir atteint leurs limites en 2015, le premier semestre de cette année indique que ceux-ci disposent encore d’une marge de progression, ce qui semble ne pas être le cas à Chaumont-Gistoux, du moins pour la période concernée.

Des hauts et des bas

Il y a trois ans, les prix des maisons ordinaires de Grez-Doiceau semblaient pouvoir prendre la même voie qu’à Chaumont-Gistoux. Les propriétaires vendeurs espéraient ainsi voir se prolonger leur bonification de pas moins de 75 % enregistrée au cours des dix dernières années. Mais le léger recul des prix encaissé en 2012 et leur stagnation courant 2013 ont quelque peu fait déchanter les plus optimistes. La réalité du terrain indiquait en effet que le marché, comme ce fut le cas ailleurs dans la Province, était devenu un marché d’acheteurs en raison de l’accumulation de l’offre. Les maisons villageoises qui nécessitaient une rénovation et une mise aux normes importantes ont en conséquence fait l’objet d’intenses négociations sous la pression des candidats acquéreurs. Les deux années qui ont suivi ont néanmoins changé un peu la donne, grâce à l’absorption progressive de cette offre. L’année 2014 a en effet enregistré une bonification de quelque 14%, suivie d’une année 2015 en demi- teinte, amenant le prix moyen d’une maison à 275 000 euros. Un prix qui reste éloigné de celui enregistré à Chaumont-Gistoux pour la même période, malgré la correction de quelque 5 %, à 360 000 euros. Les résultats du premier semestre indiquent une nouvelle progression pour les maisons de Grez-Doiceau, où le prix moyen s’est bonifié pour atteindre 300 000 euros, alors que le prix moyen des maisons de Chaumont-Gistoux a quelque peu dévissé, à 340 000 euros. L’écart séparant les deux communes semble être ainsi à même de se réduire à l’avenir.

Distorsion entre offre et demande

Sur les segments de prix supérieurs, la situation reste difficile, bien que l’évolution du contexte économique, la confiance en léger progrès ainsi que les taux hypothécaires historiquement bas contribuent à sa relance. La demande s’oriente davantage vers de plus petites surfaces habitables et des parcelles de moindres dimensions, ce qui crée une distorsion au niveau de la demande et de l’offre. Les acheteurs cherchent en effet de plus en plus à vivre sur des terrains faciles à entretenir et donc de taille raisonnable. Ils souhaitent également une habitation adaptée aux nouvelles technologies, comme la domotique ou les systèmes de chauffage basse consommation, choses qui entraînent des coûts supplémentaires de mise à jour dont les vendeurs n’acceptent pas toujours facilement l’incidence budgétaire sur les prix de mise en vente.

La majorité des candidats acquéreurs recherchent davantage des biens offrant des volumes qui ne dépassent pas 250 m2 de surface habitable. Or, les propriétés mises en vente dans le périmètre du golf du Bercuit présentent bien souvent des surfaces supérieures, et sur de grands terrains. Et bien qu’elles offrent en prime un cadre idyllique et de magnifiques vues, ainsi qu’une grande proximité avec les axes de circulation tout en étant à l’abri des nuisances sonores, ce type de biens ne semble plus tout à fait en phase avec la demande, du moins au vu des prix demandés. Là aussi, les négociations vont bon train, mais le blocage vient souvent des propriétaires qui rechignent à restreindre leurs exigences. En termes de valeur, Grez-Doiceau détient néanmoins toujours la palme par rapport à sa voisine sur ce segment des villas.

Paysage champêtre à Grez-Doiceau. Picture by VerboseDreamer.

Pression relâchée

Les candidats acquéreurs qui recherchent une maison 4 façades de maximum 250 m2 sur une petite parcelle semblent davantage trouver leur bonheur sur la commune de Chaumont-Gistoux et ses villages tels que Dion-le-Mont et Bonlez, dont l’offre de tels biens oscille côté prix entre 300 000 et 500 000 euros. Les prix ont été sous pression au cours de l’année écoulée, de par l’abondance de l’offre. Une tendance qui ne se voyait pas a priori sur les annonces mais qui se traduisait bel et bien sur le terrain. Les prix de vente ont pu ainsi baisser de 30 000 à 40 000 euros, voire plus dans certains cas. Depuis, l’absorption de l’offre semble avoir été bénéfique pour les valeurs de ce type de biens.

Du neuf

Bonnes nouvelles pour celles et ceux qui recherchent de l’immobilier neuf au sein de ces deux communes. De petits immeubles à appartements sortent en effet de terre, notamment au sein de nouveaux lotissements à proximité du Bercuit ainsi que dans l’entité de Gastuche, près de la gare.  

Si le développement d’appartements neufs est en progression, c’est loin d’être le cas des maisons neuves. De par leur vision à long terme, les communes de Chaumont-Gistoux et Grez-Doiceau pratiquent une politique sévère vis-à-vis des dossiers de construction. Si cela a pour avantage d’éviter les débordements du passé, c’est parfois au détriment de certains propriétaires vendeurs de terrain. Des terrains dont les prix ont par ailleurs fortement augmenté en dix ans, et qui restent longtemps sur le marché pour cette raison. On citera ici l’exemple de terrains situés le long de la chaussée de Huy et qui sont à vendre depuis plus de huit ans…

Moyennes

Chaumont-Gistoux 

Maison : 340 000 euros

Grez-Doiceau 

Maison : 300 000 euros

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