Comment négocier l’achat d’une maison ?

Écrit par Renaud Chaudoir le 18 janvier 2013

Rubrique de Caroline : je veux devenir propriétaire!

La chance nous sourit.  Après des semaines de recherches intensives et de visites infructueuses, nous trouvons enfin la perle rare : une villa 4 façades avec garage et jardin, à proximité de Zaventem. Dans cette gamme de prix, c’est une affaire et nous sommes bien résolus à ne pas la laisser passer.  Mais visiblement, nous ne sommes pas les seuls sur le coup….  Dans ces conditions,  comment négocier au mieux avec le propriétaire ?

Appel à un expert

La première visite de la maison a lieu un samedi.  Nous sommes séduits par cette petite maison sans prétention mais très bien située, dans un quartier résidentiel à proximité des grands axes et à deux pas d’un domaine forestier.  La maison nous semble saine mais nous ne sommes pas des experts.  Nous faisons donc appel à un ami agent immobilier pour qu’il nous donne son avis sur la structure de la maison.

 

A notre grand soulagement, il nous confirme que la maison est bien construite et solide et nous donne quelques conseils pour bien négocier le prix d’achat.  Il nous conseille aussi de faire une offre sans attendre car il connait la rareté de ce genre de bien.

Négocier le prix

Plutôt que de rendre une offre par écrit, nous prenons rendez-vous directement avec le propriétaire et son agent immobilier.  Nous sommes bien décidés à ne pas laisser passer l’affaire et souhaitons miser sur le capital sympathie pour remporter la partie.  Le premier contact a été chaleureux et détendu, nous sentons bien que le propriétaire préfère vendre sa maison à quelqu’un avec qui il a des affinités.

 

Dès notre arrivée au rendez-vous,  le ton est donné : l’agent immobilier nous annonce avoir déjà reçu plusieurs offres d’achat pour la maison (sans nous divulguer le prix, bien entendu).  Impossible donc de connaitre la marge de manœuvre dont nous disposons.  Nous proposons un prix de 5% inférieur au prix demandé mais cela ne semble satisfaire ni le propriétaire, ni l’agent immobilier.  Ils tiennent au prix de vente demandé et ne semblent pas prêts à faire un geste.

 

Le contrat de vente est assorti d’une clause suspensive. L’acquéreur dispose d’un mois pour obtenir son crédit hypothécaire.  Passé ce délai, la maison est remise en vente sans frais si l’acheteur n’a pas pu obtenir de crédit hypothécaire.  Nous proposons de faire sauter cette clause, étant donné que nous sommes déjà allés voir notre banque qui nous a confirmé son accord sur le montant emprunté.  C’est l’élément qui fait pencher la balance et le propriétaire accepte alors de nous vendre la maison à nous !  Cerise sur le gâteau, il consent même à nous faire une réduction d’environ 3% sur le prix de vente.   L’affaire est conclue.   Nous sommes vendredi, nous avons visité la maison pour la première fois il y a moins d’une semaine et nous voilà (presque ) propriétaires ! 

La rédaction du compromis de vente

La prochaine étape est d’appeler notre notaire pour le mettre au courant de notre achat et lui communiquer le nom du notaire du vendeur.  Ensuite, les notaires prennent contact entre eux.  Le notaire du vendeur rédige une proposition de compromis de vente.  Il nous l’envoie afin que nous puissions y ajouter nos remarques.  Comme nous sommes encore des ‘bleus’ en matière d’immobilier, nous faisons confiance à notre notaire pour vérifier que le compromis soit établi dans les règles de l’art et que nos intérêts soient respectés au mieux.  Lorsque les textes sont approuvés par les deux notaires, le vendeur et l’acheteur, nous prenons RDV pour signer le compromis de vente. 

 

A suivre…

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