Eupen, picture by Jedadesign.

Des hauts et des bas dans les cantons de l’Est

Écrit par Stephan Debusschere le 12 avril 2016

Tant sur le segment de la maison que sur celui de l’appartement, les marchés des onze communes qui composent les trois cantons de l’Est affichent des résultats en montagnes russes.

Eupen, picture by Jedadesign.Dans les cantons de l’Est, comme ce fut le cas dans toute la province de Liège au cours de l’année écoulée, les candidats acquéreurs éprouvent encore souvent de grandes difficultés à obtenir un crédit, malgré les taux historiquement bas. C’est l’une des raisons pour lesquelles les délais de mise en vente restent longs. De nombreux biens sont en vente, ce qui induit que le marché est resté plutôt aux mains des acquéreurs. Ces derniers peuvent prendre le temps de comparer les biens susceptibles de les intéresser avant d’asseoir leur choix. Et s’ils ne conditionnent pas leur achat à l’obtention d’un crédit, ceux-ci se trouvent alors dans une position de force dans la négociation avec les vendeurs.

Du point de vue de l’activité, les professionnels estiment que les marchés immobiliers des onze communes réparties sur les trois cantons d’Eupen, Malmedy et Saint-Vith sont restés globalement stables en 2015, dans la lignée des deux années précédentes.

Maisons

Après la stabilisation observée en 2013, les communes des trois cantons avaient connu courant 2014 des variations de prix plus ou moins importantes sur le segment des maisons jointives. Bien qu’iI s’agisse souvent d’habitats anciens, rarement conformes aux normes actuelles relatives à la consommation d’énergie ou à l’installation électrique, les prix demandés pour ce type de biens étaient néanmoins restés dans des tranches de prix abordables. C’est encore le cas au vu de l’évolution au cours de l’année écoulée, dans un jeu de montagnes russes. Certaines communes, qui avaient encaissé un recul sur ce segment en 2014, ont enregistré courant 2015 un rattrapage des prix. D’autres, qui avaient progressé en 2014, ont su poursuivre sur leur lancée au cours de l’année écoulée, tandis que d’autres encore ont vu leur prix à nouveau baisser ou subir une correction.

Canton d’Eupen

Dans le canton d’Eupen, alors que les communes de Raeren et de Lontzen avaient vu en 2014 les prix moyens de leurs maisons jointives augmenter respectivement de 10 et 8,2 %, celle d’Eupen avait vu ce prix encaisser un sérieux recul en 2014, chiffré par les notaires à 32,8 %, ramenant le prix moyen à 177 000 euros. Un prix qui restait néanmoins au-dessus de la moyenne provinciale, fixée à 164 450 euros pour 2014. L’année 2015 aura ainsi vu opérer un rattrapage de ce prix, qui a pu au cours de l’année écoulée remonter de 29 %, pour un nouveau prix moyen de 228 000 euros, quasiment revenu à son niveau de 2013, bien au-dessus cette fois de la moyenne provinciale fixée à 165 000 pour 2015.

Les maisons de Raeren ont pour leur part poursuivi leur progression, puisque leur prix moyen s’est bonifié cette fois de 24 %, à 203 500 euros. Celles de Lontzen ont également progressé, mais dans une moindre mesure. Avec une bonification d’un peu plus de 7%, le prix moyen d’une maison jointive a, cette fois, franchi la barre des 200 000 euros.

Canton de Malmedy

Au sein du canton central de Malmedy, les maisons jointives avaient affiché une baisse de leur prix en 2014. Celles de la commune de Waimes avaient enregistré un recul de 2,9%, à 150 420 euros. Un rattrapage presque équivalant a eu lieu courant 2015, ramenant le prix moyen à 153 000 euros. A Malmedy, la baisse de près de 7% sur base annuelle avait ramené le prix moyen de ce segment quasiment à la moyenne provinciale de l’époque, à 165 750 euros précisément. L’année 2015 aura vu ce prix moyen baisser encore, à 144 500 euros, soit un nouveau recul de près de 15 %.

Canton de Saint-Vith

Le canton de Saint-Vith est celui qui avait enregistré les plus fortes variations en 2014. Et ce fut encore le cas en 2015. Bien que le nombre de transactions ne soit pas suffisant pour en tirer des conclusions définitives sur ces deux années, le prix moyen d’une maison jointive sur la commune de Bütgenbach avait affiché en 2014 une progression de…93,6%, à 260 000 euros. L’année écoulée indique cette fois une correction de 47 %, ramenant le prix moyen d’une maison à 137 800 euros. Les maisons de Saint-Vith, avec une progression de 40,9% courant 2014, avaient affiché un prix moyen de 171 440 euros. Elles ont pour leur part mieux résisté en 2015, ne fléchissant que de 5%, pour un prix moyen actuel de 162 400 euros.

Appartements

Dans la province de Liège, le prix moyen d’un appartement était de 138 365 euros en 2013. Ce prix moyen est passé 141 815 euros en 2014, ce qui constitue une augmentation de 2,5 %, suivie en 2015 d’une augmentation de plus de 6 %, à 151 000 euros. Si le prix des appartements a donc continué à progresser en province de Liège, cette avancée ne concerne pas toutes les communes des cantons de l’Est, loin de là. Sur l’ensemble des communes qui les composent, seules trois localités enregistrent des hausses, et pas des moindres. A Eupen, le prix moyen des appartements d’Eupen semble avoir fait un bond de 10%, à 143 000 euros. Cette hausse grimpe à 18 % à Bütgenbach (137 500 euros), tandis que les appartements de Saint-Vith rattrapent le recul encaissé en 2014 pour se fixer à 239 700 euros. A contrario, ceux de La Calamine subissent une correction de 36 %, faisant passer le prix moyen en dessous de la barre des 100 000 euros. Reste à préciser que ces chiffres doivent être relativisés étant donné le faible nombre de transactions sur lequel sont calculés les prix moyens.

Logic repères

 

Maisons

Appartements

La Calamine

180 000 euros

92 500 euros 

Lontzen

201 500 euros

137 000 euros

Raeren

203 500 euros

 

Eupen

228 000 euros

143 000 euros

Malmedy

144 500 euros

 

Waimes

153 000 euros

 

Bütgenbach

137 500 euros

142 000 euros

Bullange

101 500 euros

 

Burg-Reuland

  96 100 euros

 

Saint-Vith

162 400 euros

239 700 euros

 

 

Lexique