Erquelinnes, picture by Jean-Pol Grandmont.

Erquelinnes

Écrit par Stephan Debusschere le 13 octobre 2018

Un marché tranquille

Un bâti de caractère, des entités bucoliques et des prix très compétitifs : la commune d’Erquelinnes, ville-frontière, s’avère un marché immobilier où la stabilité n’a d’égale que la paisibilité de ses paysages.  

Erquelinnes, picture by Jean-Pol Grandmont.A mi-distance entre Mons et Beaumont, Erquelinnes abrite une population d’environ 10 000 âmes réparties sur 6 entités frontalières : Bersillies-l'Abbaye, Erquelinnes, Grand-Reng, Hantes-Wihéries, Montignies-St-Christophe et Solre-sur-Sambre. La commune s’est beaucoup développée jusque dans les années 1950 en raison de sa qualité de ville-frontière et de toutes les activités qui y étaient liées, dont notamment les bureaux de douane et sa grande gare de triage mise en service au milieu du 19e siècle.

Le bâti de l‘entité même d’Erquelinnes, avant sa fusion avec les autres entités, date en conséquence principalement du 19e siècle. Il s’agit donc là d’un bâti ancien et de caractère constitué de maisons de rangée 2 et 3 façades. C’est aussi là que réside le centre commercial de la commune. Un centre qui, malgré le dynamisme certain de l’association des commerçants, souffre de la présence du zoning commercial développé en périphérie, qui a déplacé le centre de gravité de l’activité commerciale.

Les entités environnantes présentent un caractère typiquement rural distribuant fermettes, villas et quelques grandes propriétés. L’entité la plus recherchée semble être Montignies-St-Christophe. Les transactions y sont d’ailleurs moins fréquentes qu’ailleurs, tout simplement parce que les heureux propriétaires qui occupent ce beau village semblent peu disposés à aller voir ailleurs.

Des prix très compétitifs

Erquelinnes fait partie des 20 communes les moins chères de Wallonie sur le plan immobilier. Courant 2017, le prix médian d’une maison mitoyenne – bien le plus répandu qui fait aussi le plus gros du marché – était en effet de 115 000 euros, soit une légère augmentation par rapport aux deux années précédentes (110 000 euros en 2015 et 2016). Mais cette progression est probablement davantage due à la qualité et au type de biens effectivement vendus qu’à une bonification générale du bâti existant, le marché d’Erquelinnes étant marqué du sceau de la stabilité depuis plusieurs années, y compris en matière d’activité, avec une centaine de transactions annuelles.

Les fermettes et autres villas présentent pour leur part une fourchette de prix comprise entre 180 000 et 250 000 euros selon leur état et leur situation. Ce plafond de 250 000 euros sera atteint dans le cas d’une villa dont la date de construction ne dépasse pas la dizaine d’années, et qui peut donc être considérée comme récente. A l’autre bout du spectre, il s’agira de maisons ou de villas datant des années 1950-1960 et qui demandent pour leur part des travaux plus ou moins importants de rénovation, notamment liés aux performances énergétiques.

Migrants immobiliers

Si, de l’autre côté de la frontière, les valeurs des biens sont globalement comparables voire légèrement inférieurs à celles d’Erquelinnes, les coûts d’acquisition y sont moins importants, et principalement les droits d’enregistrement. L’autre intérêt des achats frontaliers est de pouvoir trouver des biens qui ne sont pas disponibles sur le marché, et notamment des propriétés couvrant plusieurs hectares, que convoitent surtout des personnes dont l’activité économique est favorisée par l’usage de grandes surfaces foncières, comme les éleveurs de chevaux par exemple. Mais le marché immobilier d’Erquelinnes n’en est pas réellement déforcé pour autant, étant donné qu’une grande partie de la demande pour ces biens situés dans les communes voisines en France  émane principalement d’autres communes du Hainaut plus éloignées.

Repères

Maison 2 & 3 façades : 115 000 euros
Maison 4 façades & villa : de 180 000 à 250 000 euros
Terrain : 50 euros/m2

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