Evere, picture by Stijnic

Evere

Écrit par Stephan Debusschere le 20 juin 2016

Une commune encore abordable

Vous souhaitez acheter votre logement à Bruxelles, mais vous hésitez à vous lancer au vu du budget nécessaire. Jetez donc un œil attentif sur la sympathique commune d’Evere, où les prix du marché immobilier s’affichent très compétitifs.

En 1954, un arrêté royal sort la petite commune d’Evere de l'espace néerlandophone de l’ancienne province de Brabant, pour la rattacher à l’arrondissement administratif de Bruxelles-Capitale. D'emblée, Evere se dote d'un statut, d’un enseignement communal et d’une administration bilingue, ce qui en fait, avant même Bruxelles et avant les premières lois linguistiques de 1963 qui ont réglementé l'emploi des langues dans l’enseignement, la première commune de Belgique à adopter cette position.

Sur ses 5 km2 accueillant près de 39 000 habitants, on recense, outre les 50 ha de zones vertes, quatre zonings semi-industriels non polluants. Depuis longtemps, les autorités locales cherchent en effet à harmoniser l’entreprise avec la résidence, en encourageant l’implantation d’industries de pointe non polluantes tout en maintenant une vocation commerciale affirmée le long de chaussées comme celle de Louvain.

Ayant conservé sa vocation essentiellement rurale jusqu’au sortir de la Seconde Guerre Mondiale, la commune fait toujours la part belle aux espaces verts (dont le Moeraske, le Parc du Doolegt et le Parc Saint-Vincent), et développe un réseau d’environ 42 kilomètres de voies cyclables. Elle appartient, par ailleurs, au réseau international des villes du bien vivre « Cittaslow », qui s’engagent à ralentir le rythme de vie de leurs citoyens et améliorer la qualité de vie en milieu urbain par le développement d’infrastructures conviviales, de la participation citoyenne, ou encore de l’utilisation d’énergies renouvelables. Et du côté de la culture, de la vie sociale et du sport, la commune n’est pas en reste, loin de là. Elle comprend, en effet, deux centres culturels et trois complexes sportifs, dont le plus important est le complexe François Guillaume, d’une superficie de presque 10 hectares.

La commune présente aussi de grandes facilités côté mobilité. Située au nord-est de l’agglomération, Evere est reliée par des axes routiers majeurs au centre et aux entités limitrophes que sont Bruxelles-Ville, Schaerbeek et Woluwe-Saint-Lambert. Sur le plan multimodal, Evere dispose de deux gares ferroviaires, « Evere » et « Bordet ». Le territoire est desservi par les transports en commun de la STIB et De Lijn ainsi que par l’autoroute l’E40, toute proche. L’aéroport de Zaventem est très aisément accessible. Le métro y est, pour sa part, attendu en… 2024.

Trois zones de prix

Il convient de différencier les trois zones d’Evere qui correspondent chacune à une catégorie de prix. Il y a le bas, le centre et le haut. La partie dite « basse », qui correspond grosso modo au quartier Saint-Vincent, proche de Haren et de Schaerbeek, affiche les prix les moins élevés. Vient ensuite le centre situé dans le périmètre de la maison communale, de l’avenue Henri Conscience, et du quartier Oud Kapelleke. C’est dans le haut de la commune, c’est-à-dire dans les quartiers plus proches du ring, dans le périmètre de l’église Paduwa, de l’avenue des Anciens Combattants ou encore l’avenue de l’Optimisme que les prix locaux sont les plus élevés.

Evere, picture by Stijnic

Progression des appartements…

Pour l’année écoulée, le prix moyen d’un appartement à Evere, toutes surfaces confondues, s’affiche à 189 900 euros, ce qui constitue une progression de 4,7 % par rapport à 2014, soit davantage que la progression moyenne (2,9 %) de ce segment sur l’ensemble de la région bruxelloise pour la même période. Mais il convient d’établir un comparatif de prix pour ces trois zones de la commune, en précisant que les prix peuvent varier de 30 à 40 % en fonction de la catégorie et de l’année de l’immeuble. Dans le bas d’Evere, le quartier Saint-Vincent par exemple, un appartement 2 chambres vaut de 140 000 (grand immeuble des années 1960, à rénover) à 180 000 euros (petit immeuble récent). Si on se dirige vers le centre de la commune, dans le quartier Oud Kapelleke ou autour de la maison communale par exemple, ce prix varie de 155 000 à 200 000 euros. En remontant du côté de l’avenue des Anciens Combattants, dans le haut d’Evere cette fois, il faudra débourser entre 160 000 et 240 000 euros.

Côté investissement, sur base d’un appartement en bon état de 180 000 euros (hors frais) et d’un loyer de 895 euros, on obtient un rendement de 4,8 %, soit parmi les meilleurs de la Capitale avec Laeken, Anderlecht, Saint-Josse-ten-Noode et Molenbeek.

... et des maisons

Cette déclinaison en trois zones de prix vaut aussi bien sur le segment des appartements que sur celui des maisons, dont le prix moyen est de 333 850 euros, soit une progression de 3,1 % par rapport à 2014, mais bien loin encore de la moyenne régionale fixée à 435 000 euros pour l’année écoulée. Si l’on passe directement du sud au nord, on constatera également un écart de prix. A cet écart correspond aussi une différence de clientèle, qui s’explique en outre par le fait que, dans la partie nord de la commune, il existe historiquement un plus grand nombre de nouvelles constructions. Il s’agit de petits immeubles de deux à trois étages et de maisons unifamiliales qui ont été construits entre 1980 et 2000 et qui ont fondé de nouveaux quartiers avec de petites rues sans issue, à l’instar du clos Pierre Dupont situé derrière l’ex-Belgacom.

Du neuf compétitif

Sur le segment des appartements neufs, les prix se situent dans une autre catégorie. Il est vrai que les terrains à bâtir se font de plus en plus rares, et le prix du foncier se répercute immanquablement sur les biens construits. Le prix au m2 de la douzaine de projets en cours reste néanmoins compétitif, sous la barre des 3 000 euros en moyenne.

Moyennes

Maison : 333 850 euros

Appartement : 189 900 euros

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