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Hannut

Écrit par Stephan Debusschere le 27 juin 2016

Un marché qui rebondit

Influencé en partie par sa proximité avec Bruxelles, le marché immobilier d’Hannut avait encaissé un recul. L’année écoulée affiche cette fois un rattrapage des prix des maisons, tandis que les appartements s’offrent une solide progression. 

Lorsqu’un candidat acquéreur se met à la recherche d’un bien en-dehors de la capitale de la province de Liège, il cherche avant tout à se loger à proximité des axes routiers, pour rejoindre celle-ci rapidement. Logique, à l’heure où la mobilité est devenue un paramètre majeur. L’arrondissement de Waremme, traversé par l’E40, est à ce titre particulièrement prisé. Hannut, plus proche de Bruxelles que d’autres communes de l’arrondissement comme Crisnée ou Oreye, présente aussi l’avantage, outre deux autoroutes, de bénéficier sur son territoire du chemin de fer et de villages sympathiques, faciles d’accès et offrant une bonne qualité de vie.

Influence frontalière

Si la province de Liège est soumise aux influences frontalières, avec les Pays-Bas au nord et l’Allemagne à l’est, c’est surtout la présence de la Flandre à l’ouest qui est déterminante. Hannut faisant partie des communes concernées par cet état de fait, les prix y avaient flambé jusqu’en 2008. Sur le segment des maisons unifamiliales, Hannut avait, en effet, enregistré une hausse des prix de quasi 65 % entre 2003 et 2008, affichant en fin de course un prix moyen de 197 500 euros. Et alors que ce mouvement de hausse avait été cassé net durant l’année 2009 dans d’autres communes voisines, ce ne fut pas le cas à Hannut. Les prix des maisons ont poursuivi leur ascension cette année-là, avec un prix moyen fixé alors à 215 000 euros, soit près de 9 % de plus qu’en 2008.

Fin des excès

En 2010, les choses ont changé. Une correction des prix des maisons de quasi 14 % par rapport à l’année précédente a été enregistrée cette année-là, ramenant le prix moyen à 185 000 euros. Il s’agissait là, avec la commune de Faimes, de la baisse la plus importante de l’arrondissement. Cette décote a marqué la fin des excès et souligné la prudence du côté des acheteurs. Les maisons évaluées autour de ce prix paraissaient d’ailleurs être celles qui correspondaient le plus à la demande. Mais plus on se rapprochait de la capitale de la province, plus ce prix avait tendance à augmenter. 

Rattrapage

En 2011, pression immobilière oblige, on a assisté à un rattrapage du prix des maisons, sans pour autant atteindre le niveau de 2009. Leur prix moyen y était alors de 210 000 euros, soit une hausse de 14 %.

Après cette phase de rattrapage, les maisons et les appartements d’Hannut ont poursuivi leur progression en 2012, tout comme ses villas, mais dans une bien moindre mesure. Le prix moyen d’une maison n’a en effet que peu progressé, pour atteindre 218 750 euros. Il a fallu attendre 2013 pour que la tendance haussière se remette en marche. Mais dès 2014, le marché a indiqué que des limites avaient été franchies, et ce retour à la réalité s’était concrétisé en un recul de quelque 7%. Une tendance qui ne s’est néanmoins pas poursuivie en 2015, puisque le segment des maisons a rebondi de pas moins de 10 %, poussant le prix moyen à 215 000 euros, soit le niveau atteint en 2009.

Hannut, l'église Saint-Christophe Pierre, picture by Jean-Pol Grandmont

Engouement sélectif  

Après avoir connu une dégelée lors de la crise de 2008, avec une baisse de près de 17% ayant ramené le prix de référence de 300 000 à 249 500 euros en 2009, le segment des villas a par la suite suscité un nouveau regain d’intérêt. En 2010, ce segment avait connu un sort contraire à celui des maisons mitoyennes, puisqu’il avait enregistré une hausse de 20 % sur les premiers six mois de l’année, soit un cinquième de sa valeur, revenant à son prix de référence de 2008. Cette hausse s’était cependant tassée sur le second semestre pour se fixer à un peu plus de 13 % sur l’ensemble de l’année 2010, avec un prix de référence à 282 000 euros.

L’année 2011 a vu ce segment se bonifier à nouveau, tandis que 2012 a quelque peu corrigé en fixant un nouveau prix de référence à 290 000 euros. Les 12% de progression enregistrés courant 2013, pour un prix de référence de 325 000 euros semblaient montrer un nouvel engouement pour ce segment. Mais depuis 2014, la limite semble avoir été franchie. Le prix de référence s’est en effet tassé de 14 % cette année-là pour régresser à 280 000 euros. Sans surprise, la demande se concentre toujours sur les biens les mieux situés et présentant un profil énergétique favorable.

Solide progression des appartements

Sur le segment des appartements, une baisse des prix avait eu lieu en 2009. Au terme d’une hausse continue de 42 % en cinq ans, l’évolution sur un an avait, en effet, engendré une baisse de quasi 10 %. Après un atterrissage en douceur courant 2010, et un statu quo sur l’ensemble de l’année par rapport à 2009, le cru 2011 fut celui du rattrapage des prix, à l’instar des maisons. Les chiffres fédéraux avaient, en effet, indiqué une hausse de 12 % sur ce segment. Après une bonification sensible courant 2012, le marché des appartements de seconde main avait conforté la tendance haussière en enregistrant une nouvelle progression de 7% l’année suivante. Après un léger tassement au cours de l’année 2014, on a cru à une possible stabilisation des prix. L’année écoulée aura déjoué tous les pronostics. Avec une offre bien plus réduite que la demande, le segment a enregistré une solide progression de quelque 35 %, toutes surfaces confondues, poussant le prix moyen d’un appartement à 189 000 euros.

Logic Repères

Maison : 215 000 euros

Appartement : 189 000 euros

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