Je veux devenir propriétaire!

Écrit par Renaud Chaudoir le 30 novembre 2012

Rubrique de Caroline

Cette année, j’ai décidé de sauter le pas : partir en quête de la perle rare et devenir enfin propriétaire d’un bien immobilier.  Jusqu’ici citadine avertie, j’avais toujours privilégié la location : une option flexible qui me laissait la liberté de faire mes bagages à (presque) tout instant.  Alors, pourquoi franchir le pas maintenant ?  Parce qu’après une envolée spectaculaire ces dernières années, l’immobilier semble plus abordable et parce que ma grand-mère, mon papa, mon comptable et mon banquier m’ont toujours dit qu’acheter un bien immobilier est le meilleur investissement qui soit. En ces temps difficiles où le compte épargne ne rapporte plus rien, j’ai bien envie de les croire…

Location, location, location

Même si tous les sites internet conseillent d’aller d’abord voir son banquier pour connaître sa capacité d’emprunt, moi je commence par les petites annonces en ligne. On peut rêver, non ?  La banque peut bien attendre…  Première difficulté : cibler la zone géographique.  Je vis à Bruxelles, mais je travaille à Anvers.  Mon fiancé, lui, travaille dans le centre de Bruxelles.  Hors de question de s’établir en province d’Anvers pour qu’il se tape tous les jours les bouchons de l’E19.  De plus, tous nos amis vivent dans et autour de Bruxelles, on ne va donc pas aller s’exiler à l’autre bout du pays !  Le ring constitue lui aussi une barrière psychologique : ni mon fiancé ni moi n’avons envie d’être obligés de passer par le ring pour nous rendre au boulot.  Exit donc tout le sud de Bruxelles, qui regorge pourtant de coins tranquilles et agréables comme Waterloo, Louvain-La-Neuve ou Linkebeek.  Dans un premier temps, nous nous concentrons sur les communes du nord-est de Bruxelles et sur le Brabant flamand. 

Rendez-vous à la banque

Maintenant que nous avons délimité la zone de nos recherches et surfé sur les sites web pour connaître les prix moyens des biens immobiliers, une visite chez notre banquier s’impose.  On s’est bien renseignés avant : on sait ce qu’on veut (un taux fixe), on connaît le taux d’intérêt actuel et on a lu tout ce qu’il faut savoir sur les options supplémentaires : assurance solde restant dû, reprise d’encours, remboursement anticipé, etc.  On a l’impression de tout maîtriser.  Pourtant, à peine arrivés devant la banquière, c’est la déconfiture : nous nous sentons perdus face à la multitude des crédits et des astuces et montages possibles. Le tout baignant dans un jargon incompréhensible pour nous, néophytes du prêt bancaire.  De plus, le taux proposé par la banquière est très loin du taux annoncé dans les journaux et sur internet.  Par contre, bonne nouvelle : avec nos salaires, nos garanties (on est tous les deux en CDI) et un petit apport personnel qui pourrait servir à payer les frais, on pourrait emprunter 300.000 euros.   

Que peut-on acheter pour 300.000 euros ?

300.000 euros, soit 12.000.000 de francs belges…  Je suis encore de la vieille école et pour moi, 300.000 euros reste une somme considérable.  Pourtant, dès les premières recherches sur internet et auprès des agences immobilières, on se rend vite compte qu’on se place dans un marché médian et, surtout, très concurrentiel.  ‘Vous n’avez pas idée du nombre de jeunes couples qui cherchent un bien à acheter entre 250.000 et 300.000 euros !’ nous confie un agent immobilier.  Décourageant ?  Non, à peine !

Le décor est planté.  La chasse à la maison idéale s’annonce longue et rude pour le jeune couple que nous sommes.  Mais c’est décidé : avant l’été 2013, nous serons propriétaires d’une maison !

 

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