Jette, picture by ProsperS.

Jette & Ganshoren

Écrit par Stephan Debusschere le 14 septembre 2018

L’attractivité du nord

Jette est connue pour être principalement une commune à appartements. Son offre en la matière, sa qualité de vie et ses facilités semblent particulièrement motiver les jeunes ménages. 

Jette, picture by ProsperS.
Et si l’on privilégie le nombre de biens échangés comme baromètre de bonne santé du marché des appartements, qui est prédominant à Jette, on constate que la commune affiche ces dernières années l’une des activités les plus stables de la Capitale. Ce marché avait néanmoins dû attendre 2010 pour reprendre des couleurs côté transactions. A l’époque, la stagnation des prix avait manifestement encouragé les vendeurs à reprendre le chemin des transactions. Depuis, les choses ont continué à évoluer dans le bon sens, avec des prix qui restent abordables au regard de ce qui est pratiqué dans d’autres communes bruxelloises. Le prix médian d’une maison reste sous la barre des 300 000 euros, tandis que celui d’un appartement reste pour sa part sous les 170 000 euros. On assiste donc à une forme de transhumance intra-régionale de la part de jeunes ménages qui ont grandi dans le sud-est de la Capitale mais qui n’ont pas les moyens d’y acquérir un bien.

La verdure, la quiétude, la convivialité, les facilités de déplacement vers le centre-ville ou encore le centre culturel aux multiples activités constituent d’autres arguments majeurs amenant les jeunes ménages à choisir Jette pour s’installer.
Jette fait partie de ces communes du nord-ouest qui offrent aussi des logements neufs dans des quartiers agréables et bien desservis en transports en commun, à des prix bien plus abordables que dans le sud et le centre de la Capitale. Le prix moyen au m2 d’un appartement neuf est ainsi de 2700 euros.

Pour amateurs de rénovation

Avec son prix médian toujours sous la barre des 300 000 euros, la maison jettoise se place dans le top 3 des communes les moins chères de Bruxelles sur ce segment. Cette situation se doit d’être lue non seulement au niveau géographique de la commune, mais aussi au regard de son bâti relativement vétuste.

C’est d’ailleurs cette obsolescence du parc des maisons unifamiliales, doublée d’une frilosité de la part des vendeurs à mettre leur bien sur le marché, qui avait entraîné la faible quantité de transactions opérées durant les années 2009 à 2011, alors que les années suivantes ont vu progresser l’attrait pour ces biens de la part des amateurs de rénovation. Pour soutenir l’activité sur ce segment, la correction des prix avait semblé nécessaire, et c’est bien ce qui s’est produit. Sur les trois dernières années, ce segment est néanmoins parvenu à progresser de 5%. Une progression somme toute ténue, mais réelle.

Une commune Iso 9001

La commune de Jette est la première commune bruxelloise à s’être vue octroyer la certification Iso 9001 pour la totalité de ses services. Cette norme, surtout utilisée dans le secteur privé, garantit la qualité de l'organisation de l'administration communale, ainsi que la manière dont celle-ci met en œuvre sa politique de la qualité. Au terme d’un audit externe, il est en effet apparu que la commune de Jette répondait à toutes les exigences posées concernant l’accueil et la satisfaction du citoyen, la communication, le cadre de vie, l’efficience des services ou encore la gestion des ressources humaines. Un joli « plus » pour l’attractivité jettoise.

Ganshoren : une offre favorable aux acheteurs

Petite commune du nord de la Capitale, Ganshoren présente les mêmes atouts que sa voisine Berchem-Ste-Agathe – environnement verdoyant, proximité du centre-ville – mais avec cette particularité nommée avenue Charles-Quint. Si la commune vit une situation à part, cela ne l’a pas empêché de progresser au fil du temps.

Les maisons de Ganshoren ont en effet inlassablement poursuivi leur avancée ces dernières années pour grignoter leur retard sur Berchem-Sainte-Agathe et Koekelberg. A partir de 2012, les prix des maisons y ont enregistré une progression constante, mais le recul encaissé courant 2014 a prévenu les vendeurs qu’une limite avait peut-être été franchie. Après une période de stabilisation, la loi de l’offre et de la demande a néanmoins su opérer un rattrapage qui a fait sensiblement remonter les prix, amenant aujourd’hui le prix médian d’une maison à franchir allègrement la barre des 300 000 euros, à 330 000 euros précisément au terme de ce premier semestre et suite à une progression de 16%.

Des appartements très compétitifs

Sur ce micromarché qu’est Ganshoren, le marché des appartements était resté calme jusqu’en 2012. Les prix, qui avaient réussi à se bonifier de 3% courant 2010, n’avaient progressé que de 6% sur les cinq dernières années. La correction qui a eu lieu en 2014 et la stagnation enregistrée les deux années suivantes ont fait de Ganshoren la troisième commune la moins chère sur le segment de l’appartement d’occasion, devant Jette et Anderlecht, dernière du classement. Suite à une bonification de 5 % au cours du premier semestre de cette année, le prix médian d’un appartement est passé de 160 000 à 168 000 euros, faisant passer de justesse la commune à la seconde place.

De manière générale, l’offre en appartements d’occasion est importante, ce qui s’avère favorable aux acheteurs. Du côté des « premiers prix », on peut trouver au sein des grands immeubles des appartements 2 chambres jusqu’à 85 m2, déjà rafraîchis en partie, pour moins de 150 000 euros. A Ganshoren, on peut ainsi acheter 3 appartements pour le prix d’un seul à Ixelles… Si l’on dispose d’un budget plus élevé de 10 à 15%, on s’intéressera aux appartements sis dans de plus petites copropriétés où les charges sont moins lourdes que dans les grands immeubles. Ces biens nécessitent cependant parfois des travaux de rénovation plus ou moins importants. Et la qualité de la localisation du bien aura bien évidemment aussi une influence sur le prix.

Peu de neuf 

Du côté de sa voisine Berchem-Ste-Agathe, si les biens neufs proposés sur le marché affichent un prix moyen inférieur à celui de Ganshoren, l’offre est plus réduite qu’à Koekelberg par exemple, vu la pénurie et le prix des terrains. Du côté de Ganshoren, il y a encore moins de neuf, mais il s’avère donc plus cher. De manière générale, l’offre cumulée sur ces trois communes reste plus faible que celle de leurs autres voisines du nord de Bruxelles.

Périphérie nord : pour les francophones aussi 

Les communes de la périphérie nord de Bruxelles sont toutes néerlandophones, et seule Wemmel est à facilités, ce qui n’empêche pas de plus en plus de francophones de s’installer dans des communes telles que Grimbergen et Vilvorde. C’est que, à l’instar de Jette, ces deux communes situées à la frontière de Bruxelles offrent des maisons sous la barre des 300 000 euros et des appartements sous la barre des 200 000 euros. Une motivation qui semble faire fi de tout enjeu linguistique.

Repères

Jette
Maison : 290 000 euros
Appartement : 169 000 euros
Ganshoren 
Maison : 330 000 euros
Appartement : 168 000 euros
 

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