Jette, picture by ProsperS.

Jette, Ganshoren et périphérie nord

Écrit par Stephan Debusschere le 16 septembre 2017

L’attractivité du nord

Jette est connue pour être principalement une commune à appartements. Son offre en la matière, sa qualité de vie et ses facilités semblent particulièrement motiver les jeunes ménages. Et si l’on privilégie le nombre de biens échangés comme baromètre de bonne santé du marché des appartements, qui est prédominant à Jette, on constate que la commune affiche ces dernières années l’une des activités les plus stables de la capitale.

Jette : des atouts qui dopent le marché

Ce marché avait néanmoins dû attendre 2010 pour reprendre des couleurs côté transactions. A l’époque, la stagnation des prix avait manifestement encouragé les vendeurs à reprendre le chemin des transactions. Depuis, les choses ont continué à évoluer dans le bon sens, avec des prix qui  restent abordables au regard de ce qui est pratiqué dans d’autres communes bruxelloises. Le prix moyen d’une maison reste sous la barre des 300 000 euros, tandis que celui d’un appartement reste pour sa part dans le giron des 150 000 euros. On assiste donc à une forme de transhumance intra-régionale de la part de jeunes ménages qui ont grandi dans le sud-est de la capitale mais qui n’ont pas les moyens d’y acquérir un bien.

La verdure, la quiétude, la convivialité, les facilités de déplacement vers le centre-ville ou encore le centre culturel aux multiples activités constituent d’autres arguments majeurs amenant les jeunes ménages à choisir Jette pour s’installer.

Jette fait partie de ces communes du nord-ouest qui offrent aussi des logements neufs dans des quartiers agréables et bien desservis en transports en commun, à des prix bien plus abordables que dans le sud et le centre de la Capitale. Le prix moyen au m2 d’un appartement neuf est ainsi de 2700 euros.

Pour amateurs de rénovation

Avec un prix moyen se situant sous de la barre des 300 000 euros, la maison jettoise se place dans le top 5 des communes les moins chères de Bruxelles sur ce segment. Cette situation se doit d’être lue non seulement au niveau géographique de la commune, mais aussi au regard de son bâti relativement vétuste.

C’est d’ailleurs cette obsolescence du parc des maisons unifamiliales, doublée d’une frilosité de la part des vendeurs à mettre leur bien sur le marché, qui avait entraîné la faible quantité de transactions opérées durant les années 2009 et 2010. L’année 2011 avait d’ailleurs maintenu le statu quo, alors que les années suivantes ont vu progresser l’attrait pour ces biens de la part des amateurs de rénovation. Pour soutenir l’activité sur ce segment, la correction des prix avait semblé nécessaire, et c’est bien ce qui s’est produit. Aujourd’hui, ce segment parvient à progresser de manière ténue, mais réelle.

Une commune Iso 9001

La commune de Jette est la première commune bruxelloise à s’être vue octroyer la certification Iso 9001 pour la totalité de ses services. Cette norme, surtout utilisée dans le secteur privé, garantit la qualité de l'organisation de l'administration communale, ainsi que la manière dont celle-ci met en œuvre sa politique de la qualité. Au terme d’un audit externe, il est en effet apparu que la commune de Jette répondait à toutes les exigences posées concernant l’accueil et la satisfaction du citoyen, la communication, le cadre de vie, l’efficience des services ou encore la gestion des ressources humaines. Un joli « plus » pour l’attractivité jettoise.

Jette, picture by ProsperS.

Ganshoren, une offre favorable aux acheteurs

Petite commune du nord de la capitale, Ganshoren présente les mêmes atouts que sa voisine Berchem-Ste-Agathe – environnement verdoyant, proximité du centre-ville – mais avec cette particularité nommée avenue Charles-Quint. Si la commune vit une situation à part, cela ne l’a pas empêché de progresser au fil du temps.

Les maisons de Ganshoren ont en effet inlassablement poursuivi leur avancée ces dernières années pour grignoter leur retard sur Berchem-Sainte-Agathe et Koekelberg. A partir de 2012, les prix des maisons y ont enregistré une progression constante, mais le recul encaissé courant 2014 indiquait aux vendeurs qu’une limite avait été franchie. La réalité du marché a en effet ramené le prix moyen à son niveau de 2012. Après une période de stabilisation, la loi de l’offre et de la demande a su opérer un rattrapage qui a fait remonter les prix, amenant aujourd’hui le prix moyen à franchir la barre des 300 000 euros.

Des appartements très compétitifs

Sur ce micromarché qu’est Ganshoren, le marché des appartements était resté calme jusqu’en 2012. Les prix, qui avaient réussi à se bonifier de 3% courant 2010, n’avaient progressé que de 6% sur les cinq dernières années. La correction qui a eu lieu en 2014 et la stagnation enregistrée depuis deux ans font de Ganshoren la troisième commune la moins chère sur le segment de l’appartement d’occasion, au prix moyen actuel de 150 000 euros, derrière Anderlecht et Saint-Josse-ten-Noode. De manière générale, l’offre en appartements d’occasion est importante, ce qui s’avère favorable aux acheteurs.

Du côté des « premiers prix », on peut trouver au sein des grands immeubles des appartements 2 chambres jusqu’à 85 m2, déjà rafraîchis en partie, pour moins de 150 000 euros. Si l’on dispose d’un budget plus élevé de 10 à 15%, on s’intéressera aux appartements sis dans de plus petites copropriétés où les charges sont moins lourdes que dans les grands immeubles. Ces biens nécessitent cependant parfois des travaux de rénovation plus ou moins importants. Et la qualité de la localisation du bien aura bien évidemment aussi une influence sur le prix.

Peu de neuf 

Du côté de sa voisine Berchem-Ste-Agathe, si les biens neufs proposés sur le marché affichent un prix moyen inférieur à celui de Ganshoren, l’offre est plus réduite qu’à Koekelberg, vu la pénurie et le prix des terrains. Du côté de Ganshoren, il y a encore moins de neuf, mais il est plus cher. De manière générale, l’offre cumulée sur ces trois communes reste plus faible que celle de leurs autres voisines du nord de Bruxelles.

Périphérie nord : pour les francophones aussi 

Les communes de la périphérie nord de Bruxelles sont toutes néerlandophones, et seule Wemmel est à facilités, ce qui n’empêche pas de plus en plus de francophones de s’installer dans des communes telles que Grimbergen et Vilvorde. C’est que, à l’instar de Jette, ces deux communes situées à la frontière de Bruxelles offrent des maisons sous la barre des 300 000 euros et des appartements sous la barre des 200 000 euros. Une motivation qui semble faire fi de tout enjeu linguistique.

Logic Repères

Jette

Maison : 292 500 euros
Appartement : 155 000 euros

Ganshoren 

Maison : 305 000 euros
Appartement : 150 000 euros

Asse 

Maison : 272 500 euros

Appartement : 160 000 euros

Grimbergen 

Maison : 290 000 euros

Appartement : 185 500 euros

Meise 

Maison : 340 000 euros

Appartement : 182 500 euros

Merchtem 

Maison : 286 000 euros

Appartement : 217 500 euros

Vilvorde 

Maison : 237 000 euros

Appartement : 178 000 euros

Wemmel 

Maison : 350 000 euros

Appartement : 207 500 euros

Lexique