Jodoigne-Château Pastur

Jodoigne, un marché porteur

Écrit par Stephan Debusschere le 5 mai 2015

Des niveaux de prix accessibles et un bâti remarquable

Jodoigne fait partie des marchés porteurs de la Province du Brabant wallon; accessibilité et stabilité sont les maîtres-mots du marché.

Jodoigne-Château PasturL’envolée des prix qui a marqué nombre de communes du Brabant wallon au cours de la dernière décennie a mis hors de portée financière les ménages aux revenus moyens. Pour celles et ceux qui cherchent coûte que coûte un accès à la propriété dans la Province, sans trop s’éloigner de Bruxelles, la solution est sans doute à trouver au sein de communes plus excentrées, qui offrent à la fois des niveaux de prix plus accessibles et une excellente qualité de vie. La commune de Jodoigne en fait indéniablement partie. Dans cette charmante bourgade située à l’est du Brabant wallon, à proximité de la Province de Liège et de la frontière linguistique, les candidats acquéreurs au budget moyen semblent disposés à sacrifier le temps nécessaire pour rejoindre les grands axes routiers en vue de s’offrir des biens qu’ils ne pourraient pas s’offrir ailleurs. Le prix d’une maison mitoyenne dans le centre de Jodoigne varie de 170 000 à 230 000 euros, tandis qu’une maison 4 façades/villa se négociera entre 270 000 et 350 000 euros. 

Biens de caractère

La région de Jodoigne est par ailleurs réputée pour sa richesse en vieilles et charmantes bâtisses. Les amoureux de biens de caractère lorgneront du côté des petits villages environnants tels que Mélin, Jauchelette, Saint-Remy-Geest ou encore Jodoigne-Souveraine pour y trouver de charmantes maisons et fermettes en brique ou en en pierre de Gobertange, cette pierre beige clair issue du hameau éponyme dans le village de Mélin et qui a été notamment utilisée pour construire des bâtiments prestigieux comme l’hôtel de ville de Bruxelles ou encore la cathédrale Saints-Michel-et-Gudule. De tels biens, qu’ils soient déjà rénovés ou pas, restent très recherchés, et leur niveau de prix, qui se maintient parfaitement depuis plusieurs années, est compris entre 400 000 et 600 000 euros. 

Un marché d’acheteurs

Si le marché jodoignois se révèle stable dans son ensemble, il est une catégorie de biens qui souffre particulièrement depuis plusieurs années. Obsolètes, sans charme réel et énergivores, les villas datant des années 1970 à 1990 encaissent en effet un véritable tassement de leurs prix, qui se chiffre aujourd’hui entre 15 et 20%.
En dehors de ce phénomène qui risque de prendre de l’ampleur à l’avenir, les mouvements à la hausse ou à la baisse sur le marché immobilier jodoignois sont si ténus qu’ils ne peuvent en aucun cas constituer des marqueurs de tendance. La raison de cette stabilité des prix est à lire dans l’abondance de l’offre sur le marché. Les candidats peuvent comparer à loisir les biens mis en vente et se permettre de négocier. A Jodoigne comme un peu partout ailleurs en Belgique aujourd’hui, le marché immobilier est bel et bien un marché d’acheteurs. Mais ces candidats acquéreurs qui prennent leur temps finissent par acheter. Cette stabilité des prix s’accompagne ainsi d’une activité très satisfaisante. Selon les professionnels, le nombre de transactions reste important et rend le marché très dynamique. 

Un appartement égale une maison

Le prix des appartements à Jodoigne a connu une hausse spectaculaire ces dernières années, à tel point que la valeur des appartements a presque rattrapé la valeur moyenne des maisons. À l’origine de cette envolée, deux causes majeures. D’une part, la construction de résidences à appartements au sein de lotissements proches du centre-ville. D’autre part, la continuité des ventes en cours depuis 2009, année qui voyait une offre immobilière largement supérieure à la demande, en raison des projets immobiliers lancés juste avant l’éclatement de la crise. Un appartement de seconde main coûte néanmoins moins cher qu’un appartement neuf. La tranche de prix est comprise entre 160 000 et 200 000 euros, en fonction de la situation, de l’état et de la surface.

Une commune en évolution

Du côté du neuf, de nouveaux projets ont pris place dans le centre de Jodoigne, à des prix variant de 2000 à 2500 euros/m2 en fonction de la surface. Un appartement neuf affiche ainsi des prix de 200 000 à 300 000 euros, en précisant que les petites entités sont proportionnellement plus chères que les grandes. 
Du côté de la chaussée de Wavre et du lieu dit La Maladrerie, c’est carrément un nouveau quartier qui va être créé. Le projet consiste en un complexe d’appartements et de maisons, qui offrira à terme entre 250 et 300 logements. Un projet qui ouvre des perspectives d’évolution et d’agrandissement de la commune, dont le centre se raréfie en terrains à bâtir. Les nouveaux projets de développement urbain modifieront à terme le cadre de vie à Jodoigne et devraient continuer à stimuler le marché immobilier et le développement de la commune.

Justesse, reine des transactions

S’ils prennent leur temps pour faire leur shopping immobilier, les candidats acquéreurs cherchent vraiment à investir dans un bien et concrétisent l’achat à condition que le prix demandé soit pleinement justifié. Tout est une question de justesse. Les maisons annoncées au bon prix, qui tiennent compte à la fois des conditions de marché et de l’état du bien, se vendent bien et dans des délais très raisonnables. 

Logic repères

  • Maison 2 façades : de 170 000 à 230 000 euros
  • Maison 4 façades : de 270 000 à 350 000 euros
  • Maison de charme, fermette rénovée : de 400 000 à 600 000 euros
  • Appartement : de 160 000 à 200 000 euros
  • Appartement neuf : de 2000 à 2500 euros/m2

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