Jodoigne, picture by Jean-Pol Grandmont.

Jodoigne

Écrit par Stephan Debusschere le 30 mai 2018

Un marché porteur

Des niveaux de prix accessibles et un bâti remarquable : Jodoigne fait partie des marchés porteurs de la Province du Brabant wallon.

L’envolée des prix qui a marqué nombre de communes du Brabant wallon au cours de la dernière décennie a mis hors de portée financière nombre de ménages aux revenus moyens. Pour celles et ceux qui cherchent coûte que coûte un accès à la propriété dans la Province, sans pour autant trop s’éloigner de Bruxelles, la solution est sans doute à trouver au sein de communes plus excentrées, qui offrent à la fois des niveaux de prix plus accessibles et une excellente qualité de vie. La commune de Jodoigne en fait indéniablement partie.

Dans cette charmante bourgade située à l’est du Brabant wallon, à proximité de la Province de Liège et de la frontière linguistique, les candidats acquéreurs au budget moyen semblent disposés à sacrifier le temps nécessaire pour rejoindre les grands axes routiers et la Capitale en vue de s’offrir des biens qu’ils ne pourraient pas s’offrir ailleurs. Le prix moyen d’une maison mitoyenne y est de 242 000 euros, légèrement supérieur à celui d’Orp-Jauche mais bien éloigné de celui de Beauvechain à 304 000 euros ou encore de celui l’ensemble de la Province à 315 000 euros. Courant 2017, 50% des maisons se sont échangées entre 160 000 et 310 000 euros. Du côté des maisons 4 façades/villas, celles-ci se négocient davantage entre 270 000 et 350 000 euros.

Biens de caractère

La région de Jodoigne est par ailleurs réputée pour sa richesse en vieilles et charmantes bâtisses. Les amoureux de biens de caractère lorgneront du côté des petits villages environnants tels que Mélin, Jauchelette, Saint-Remy-Geest ou encore Jodoigne-Souveraine pour y trouver de charmantes maisons et fermettes en briques ou en pierre de Gobertange, cette pierre beige clair issue du hameau éponyme dans le village de Mélin, utilisée notamment pour construire des bâtiments prestigieux comme l’hôtel de ville de Bruxelles ou encore la cathédrale Saints-Michel-et-Gudule. De tels biens, qu’ils soient déjà rénovés ou pas, restent très recherchés, et leur niveau de prix, qui se maintient parfaitement depuis plusieurs années, est compris entre 400 000 et 600 000 euros.

Un marché d’acheteurs

Si le marché jodoignois se révèle stable dans son ensemble, il est une catégorie de biens qui souffre particulièrement depuis plusieurs années. Obsolètes, sans charme réel et énergivores, les villas datant des années 1970 à 1990 encaissent en effet un véritable tassement de leurs prix, qui se chiffre aujourd’hui entre 15 et 20%.

En dehors de ce phénomène qui risque de prendre de l’ampleur à l’avenir, les mouvements à la hausse ou à la baisse sur le marché immobilier jodoignois sont si ténus qu’ils ne peuvent en aucun cas constituer des marqueurs de tendance. La raison de cette stabilité des prix est à lire dans l’abondance de l’offre sur le marché.

Les candidats peuvent comparer à loisir les biens mis en vente et se permettre de négocier. A Jodoigne comme un peu partout ailleurs en Belgique aujourd’hui, le marché immobilier est bel et bien un marché d’acheteurs. Mais ces candidats acquéreurs qui prennent leur temps finissent par acheter. Cette stabilité des prix s’accompagne ainsi d’une activité très satisfaisante. Selon les professionnels, le nombre de transactions reste important et rend le marché très dynamique.

Jodoigne, picture by Jean-Pol Grandmont.

Appartements

Le prix des appartements à Jodoigne a connu une hausse spectaculaire ces dernières années, à tel point que la valeur moyenne des appartements a presque rattrapé celle des maisons mitoyennes.

À l’origine de cette envolée, deux causes majeures. D’une part, la construction de résidences à appartements au sein de lotissements proches du centre-ville. D’autre part, la continuité des ventes en cours depuis 2009, année qui voyait une offre immobilière largement supérieure à la demande, en raison des projets immobiliers lancés juste avant l’éclatement de la crise. Un appartement de seconde main coûte néanmoins et logiquement moins cher qu’un appartement neuf. Leur tranche de prix est comprise entre 160 000 et 200 000 euros, en fonction de la situation, de l’état et de la surface habitable. En 2017, le prix moyen a été fixé à 177 000 euros, soit une petite progression de quelque 2% par rapport à 2016.

Une commune en évolution

Du côté du neuf, de nouveaux projets ont pris place dans le centre de Jodoigne, à des prix variant de 2100 à 2500 euros/m2 en fonction de la surface. Un appartement neuf affiche ainsi des prix de 200 000 à 300 000 euros, en précisant que les petites entités sont proportionnellement plus chères que les grandes.

Du côté du lieu dit La Maladrerie, sur un terrain de presque 10 ha, c’est carrément un nouveau quartier périurbain qui est en train d’être créé. Situé le long de la chaussée de Wavre, le projet « Belle Vallée » consiste en un complexe d’appartements de 1 à 4 chambres et de maisons basse énergie de type brabançon, qui offrira à terme 350 logements à proximité directe des commerces de proximité, des lignes de bus et du centre-ville, dont deux tiers d’appartements. Ce projet mixte, qui accueillera aussi une polyclinique de manière à y créer un vrai pôle santé, ouvre des perspectives d’évolution et d’agrandissement de la commune, dont le centre se raréfie en terrains à bâtir. De quoi proposer – enfin – une offre d’appartements digne de ce nom dans l’est du Brabant wallon. En précisant que le partenariat du promoteur avec la Régie foncière du Brabant wallon prévoit de réserver une partie de ces logements aux jeunes brabançons et aux personnes à revenus modérés.

Justesse, reine des transactions

S’ils prennent leur temps pour faire leur shopping immobilier, les candidats acquéreurs cherchent vraiment à investir dans un bien en bonnes conditions et concrétisent l’achat à condition que le prix demandé soit pleinement justifié. Tout est donc question de justesse et d’adéquation avec la réalité du marché. Les maisons annoncées au bon prix, qui tiennent compte à la fois des conditions de marché et de l’état du bien, se vendent dès lors aisément et dans des délais raisonnables.

Repères

Maison : 242 000 euros
Appartement : de 160 000 à 200 000 euros
Appartement neuf : 2450 euros/m2

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