La Confédération flamande de la Construction définit les tendances 2013-2020

Écrit par Renaud Chaudoir le 10 décembre 2013

Le rapport démontre les faiblesses du marché de l’immobilier

La Confédération flamande de la Construction ou VCB (Vlaamse Confederatie Bouw) a publié récemment un rapport qui reprend les défis du marché de l’immobilier que plus de 300.000 familles flamandes devront subir d’ici à 2020. Le développement démographique ne sera pas bénéfique pour le marché de l’immobilier déjà très comprimé. Il faudra bâtir plus et autrement pour satisfaire à la demande croissante.

 

La suburbanisation est intenable

Situées à une bonne distance, les maisons de lotissement connaissent beaucoup de succès. Mais les habitations suburbaines rencontrent de nombreux problèmes en matière de mobilité et de services publics. L’augmentation de la population et des familles dans les foyers ruraux ne fera que renforcer les effets indésirables. Dans quelques années, notre modèle d’habitat ne sera plus réalisable.

La superficie habitable moyenne diminue

Le rapport de la Confédération flamande de la Construction démontre également que la superficie habitable moyenne a diminué de presque 19% en Flandre durant les 15 dernières années, passant de 129 à 105 mètres carrés. Avec cette superficie moyenne, nous faisons pourtant bien mieux que nos voisins. Les prix élevés des terrains, les frais de construction plus chers et des familles plus restreintes forment autant de facteurs qui influencent la tendance d’un habitat toujours plus réduit.

La génération Y cherche des solutions innovantes

La génération Y – qui envahit lentement le marché de l’immobilier – éprouve toutes les peines du monde à trouver une maison. Heureusement, elle recourt à une certaine créativité pour profiter d’un certain luxe et d’un grand jardin à prix réduit. Pensez, par exemple, à l’habitat groupé : une forme de vie alternative qui permet aux habitants de différentes maisons d’utiliser les équipements collectifs.

Les baby-boomers bloquent le marché de l’immobilier

Les baby-boomers ne facilitent pas la tâche de la génération Y. Ce groupe considérable et au pouvoir d’achat important refuse de se déplacer en maison de repos ou en résidence-services. À la place, ils continuent à vivre dans leur habitation souvent bien trop grande. Et ceci, encore longtemps après le départ de leurs enfants. Le flux naturel du marché de l’immobilier se bloque alors, ce qui limite l’offre.

 

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