La Louvière, picture by Jean-Pol Grandmont

La Louvière

Écrit par Stephan Debusschere le 23 mai 2016

La cité des Loups cherche l’équilibre

A La Louvière, l’offre reste abondante et les candidats à la propriété tentent de profiter de la situation pour faire pression sur les prix. 

La situation du marché immobilier de La Louvière est celle d’un déséquilibre entre l’offre et la demande. Face à l’abondance de l’offre, les candidats à l’achat n’hésitent pas à faire des offres bien en-dessous des valeurs vénales. La pression sur les prix constitue ainsi un frein pour l’activité et entraîne un gonflement de l’offre. Certains propriétaires semblent pour leur part être encore dans leur bulle au niveau de leurs exigences. Il n’est donc pas aisé de les ramener à la réalité du marché, d’autant plus s’il s’agit de biens acquis en 2007-2008.

Maître-achat

Sans surprise, le maître-achat local reste la maison unifamiliale mitoyenne avec 2 ou 3 chambres, composée d’un hall, d’un living, d’une cuisine équipée, d’une salle de bains, d’un garage et d’un jardin, dont les prix oscillent entre 120 000 et 150 000 euros. Et lorsqu’un bien est annoncé à 160 ou 170 000 euros, les candidats s’attendent à ce qu’il ne demande aucuns travaux de rénovation.

Rêve vs réalité

A La Louvière, et malgré la bonification de 8,9 % enregistrée courant 2015, les appartements de seconde main se négocient toujours sous la barre des 140 000 euros, hors frais. Si ces appartements sont parfois boudés en raison de leur vétusté, de leur mauvaise isolation ou encore de leurs charges trop lourdes, c’est le marché des villas qui est probablement celui qui souffre le plus actuellement.

La Louvière, picture by Jean-Pol Grandmont

Marché du neuf

La problématique du marché de seconde main a évidemment un impact direct sur le marché du neuf dans le centre. Les candidats acquéreurs sont davantage concentrés sur le marché de seconde main où ils espèrent faire de bonnes affaires. Le marché du neuf dans la région de La Louvière est en conséquence très calme. Bien que la volonté d’acquisition soit bien présente dans le chef des candidats, il y a peu de demandes et trop d’offres. Les conditions d’obtention d’un prêt hypothécaire apparaissent aussi trop contraignantes, car le problème vient généralement de l’absence de fonds propres à disposition. Quant aux investisseurs privés, ceux-ci préfèrent acquérir des biens à rénover afin de pouvoir louer plus cher sans trop investir.

Quelques projets neufs sont néanmoins en cours de réalisation grâce à l’effort mené par un « leader » de la promotion louviéroise. Des dizaines de lots de terrains à bâtir totalement viabilisés ont d’ailleurs été mis en vente, ce qui s’avère une excellente nouvelle pour une région où les terrains à bâtir sont devenus une denrée rare. D’autre part, les promoteurs semblent se plaindre des nombreuses obligations qui leur sont imposées par la Région wallonne en termes de qualité énergétique. Des obligations qui ont un impact sur les prix de vente qui sont néanmoins fort inégaux à La Louvière, et compris dans une tranche de prix allant de 1600 à 2250 euros/m2.

Les candidats à l’achat d’un appartement neuf souhaitent idéalement une superficie de 80 à 85 m2, ce qui correspond à un coût d’acquisition total de 200 000 euros, tous frais compris. Pour le marché des maisons, on observe que le budget ne devrait pas dépasser 250 000 euros – tous frais compris – pour la plupart des candidats acquéreurs/investisseurs.

Logic repères

Maison : 134 000 euros

Appartement : 122 500 euros

Appartement neuf : de 1600 à 2250 euros/m2

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