La surévaluation immobilière en Belgique

Écrit par Renaud Chaudoir le 10 juillet 2012

L’immobilier résidentiel est-il trop cher ?

Une étude publiée en mai dernier par la Banque Nationale de Belgique (BNB) estime que le marché immobilier résidentiel est surévalué d’environ 15% en Belgique.  Cette étude se base sur le rapport de stabilité de la BNB du dernier trimestre de 2011.

La BNB préconise un atterrissage en douceur du marché et invite les banques à rester prudentes dans l’octroi de prêts hypothécaires.  

La Belgique dans le top 3 mondial

Le rapport de la BNB n’est pas le premier à s’intéresser à la bulle immobilière belge. Il y a deux ans, l’OCDE avait déjà tiré la sonnette d’alarme en indiquant que les prix de l'immobilier en Belgique étaient 63% trop élevés par rapport aux prix des locations et 53% trop élevés par rapport aux revenus des ménages.

 

En avril dernier, le magazine anglais  The Economist estimait la surévaluation en Belgique a près de 56%, plaçant notre pays dans le top 3 des pays qui ont les marchés de l'immobilier les plus surévalués, après Singapour (60%) et Hong Kong (58%).

 

Des chiffres qui sont loins de ceux avancés par Deloitte Real Estate.  Celui-ci affirme dans son 'Property Index', que le prix des propriétés résidentielles belges n’est pas tant surestimé par rapport au reste de l'Europe. Avec un prix moyen global pour les logements neufs à 2.000€ / m², la Belgique se situerait en réalité juste dans la moyenne européenne, et resterait moins cher que l'Italie, le Royaume-Uni ou la France.

L'évolution du marché immobilier belge

En Belgique, l’immobilier reste considéré comme un placement sûr.  De plus en plus de nouveaux propriétaires apportent aussi des fonds propres, ce qui contribue à garder des prix élevés.  Par contre, l'achat d'un bien est plus difficile pour les acquéreurs ne disposant pas de fonds propres. 

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