Le baromètre du secteur de la construction dans le rouge

Écrit par Renaud Chaudoir le 8 avril 2014

Avenir sombre pour le secteur de la construction

Mauvaise nouvelle pour le secteur de la construction : la reprise ne semble pas à l’ordre du jour. C’est ce qui ressort du baromètre établi par la fédération flamande des PME dans la construction Bouwunie pour la période du premier quadrimestre 2014. Avec un score de 95,6 points, le baromètre est encore plus bas qu’à la fin de l’an passé. Ce sont surtout les petites et moyennes entreprises qui souffrent le plus, notamment à cause des retombées de la crise et de la concurrence (déloyale). 

 

Le baromètre de construction, qu’est-ce que c’est ?

Il s’agit d’un baromètre trimestriel du secteur de la construction, qui reflète le climat social et économique de ce secteur. C’est une initiative de la Bouwunie. En se basant sur un questionnaire soumis à de nombreuses entreprises de construction flamandes, le baromètre fournit une estimation objective de la direction que prend ce secteur.

 

Le résultat de cette enquête se concrétise par un nombre situé autour de 100 : un nombre supérieur à 100 indique qu’il y a plus d’optimistes que de pessimistes, et inversement. C’est en 2011 que le baromètre de construction était pour la dernière fois au-dessus de 100.

Mauvais résultats à tous les niveaux

Ce qui est surprenant avec le baromètre du secteur de la construction du premier quadrimestre 2014, c’est que tous les paramètres obtiennent de mauvais résultats : on ne souhaite plus engager, il y a peu d’attentes sur le volume de travail et la rentabilité n’est pas vraiment au rendez-vous. Un tiers des PME flamandes ont moins de travail qu’à la fin de l’an passé, contre 23% qui ont plus de travail.

 

Même les prix établis par les entrepreneurs sont sous pression : selon 42% des entreprises de construction, ces prix ont baissé, et 41% s’attendent à ce que les prix diminuent encore dans les prochains mois. En conséquence, seules 42% des entreprises de construction trouvent les prix actuels rentables, alors que ce nombre s’élevait à 46% le trimestre passé et 53% il y a 6 mois.

La concurrence déloyale à l’origine des mauvais chiffres

La concurrence souvent déloyale de l’étranger constitue la cause principale de ces mauvais résultats. En combinant ce phénomène avec le fait qu’il n’y ait pas de travail, les résultats de ce baromètre prennent tout leur sens. La concurrence déloyale concerne non seulement le travail au noir, mais aussi le non-respect des règles et le recrutement de main d’œuvre moins chère à l’étranger. 

 

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