Château à vendre à Wavre, 600 m² avec 7 chambres à 2 650 000 €

Les biens de luxe ont la cote

Écrit par Stephan Debusschere le 17 septembre 2017

Si l’immobilier de prestige semble être en berne depuis plusieurs années, celui concernant les biens très haut de gamme ne connaît pas la crise. La discrétion étant de rigueur dans cette frange immobilière, voici quelques informations intéressantes glanées par notre rédaction.

Le secteur des biens très haut de gamme a beau représenter seulement quelques pourcentages du marché immobilier belge,  il semble cependant se porter comme un charme, et ce malgré les quelques frémissements ressentis lors de l’annonce du Brexit. En effet, bien que les biens de la tranche haut de gamme aient quelques difficultés à se vendre depuis une dizaine d’années, ceux affichant un prix de vente de plusieurs millions d’euros et plus continuent de plaire. Un paradoxe ? Pas vraiment selon les spécialistes.

S’il est difficile de connaître le nombre de transactions concernant le segment de l’hyper luxe – discrétion oblige, beaucoup de biens ne sont pas affichés à la vente et certaines affaires se règlent entre avocats d’affaire ! -, certains experts affirment qu’on atteint le seuil des biens de prestige à partir de un million d’euros hors frais pour un appartement, et de 2,5 millions d’euros pour une maison. Une fourchette de prix avec laquelle il convient d’être prudent car un appartement dont le prix de vente revient à 10.000 euros le m², à Uccle, même si le prix affiché ne dépasse pas le million d’euros, entrera quand même dans la catégorie « luxe » ! Par luxe, on entend donc un bien dont les prestations globales sont excellentes, même si la définition et la fourchette de prix prise en compte peut varier d’une agence immobilière à l’autre.

Mais alors, quels sont les autres attributs d’un logement de luxe ? Les professionnels du secteur s’entendent sur plusieurs critères cruciaux, comme une excellente localisation, des finitions parfaites, une vue superbe et de magnifiques volumes. En termes de zone géographique, Bruxelles affiche les biens immobiliers de prestige les plus onéreux, suivie par le Brabant wallon et le reste de la Wallonie.

L’importance du service

Le propre des clientèles très aisées est de ne pas avoir véritablement de budget précis pour un bien immobilier. Fonctionnant énormément au coup de cœur, les clients du luxe peuvent finalement acheter un bien dont le prix équivaut trois fois à celui qu’ils avaient annoncé au départ !

Travailler avec une clientèle aisée implique par ailleurs une approche différente du métier d’agent immobilier. Les clients potentiels demanderont par exemple à ce que l’agent d’être ponctuel, de venir les chercher à domicile avant de réaliser une visite, mais aussi d’être habillé avec goût.

Château à vendre à Wavre, 600 m² avec 7 chambres à 2 650 000 €

Les lieux prisés

Même si notre capitale n’atteint pas les prix de villes comme Londres, Paris ou encore New-York, Bruxelles est réputée pour son Square du Bois – autrement appelé des « Square Milliardaires » - ainsi qu’une portion de son avenue Molière. Plus généralement, ce sont les communes de Uccle (Fort Jaco), Ixelles (Toison d’Or, place Brugmann, étangs d’Ixelles), Woluwe-Saint-Pierre, Watermael-Boitsfort et Bruxelles-Ville (places des Martyrs) qui occupent le haut du pavé pour le marché de la vente et, principalement, pour le marché locatif.

Des projets immobiliers comme Up-Site, Résidence Cond’Or ou ProWinko participent en outre à faire grimper le prix du mètre carré à près de 14.000 euros dans les étages supérieurs ! Mais ce n’est pas les tarifs exorbitants qui freinent la demande. En effet, il n’est pas rare qu’après seulement quelques jours ou semaines de commercialisation, une villa, un duplex ou un penthouse aux prestations exceptionnelles trouvent preneur. Une pression immobilière liée, entre autres, à l’attrait des Français pour notre capitale mais aussi à la présence d’institutions européennes et internationales sur le sol bruxellois.

Hors de Bruxelles, la province du Brabant wallon continue d’avoir la cote avec des villes comme Rixensart, Lasne, Genval, Waterloo et Louvain-la-Neuve. Idem pour le bord de mer (+20% de croissance pour les ventes à Knokke en 2016) ainsi qu’une partie de la Flandre (Tervueren, Rhode-Saint-Genèse).

Bien de prestige : un investissement sûr ?

Certains économistes affirment qu’investir dans un bien – qu’il soit de luxe ou de standard plus classique – n’est pas un investissement viable. En cause : une perte de valeur dudit bien immobilier avec le temps, des coûts fixes ou ponctuels (aménagements, travaux…) qui seront perdus lors de la revente, l’impact de l’inflation au fil des années... C’est pour cette raison que, toujours selon les économistes, un bien de luxe représentera toujours, comme c’est le cas pour une maison classique, un bien de consommation et non un investissement financier.

En outre, d’après les spécialistes financiers, vendre une maison restera toujours plus long que d’écouler une ou plusieurs action(s) en bourse. Pour autant, ces mêmes économistes incitent les particuliers qui souhaitent se stabiliser dans une zone géographique bien précise à acheter un bien immobilier car la location offre, entre autres, peu de sécurité. L’essentiel étant de garder à l’esprit qu’acheter un palace ou un loft ne vous permettra pas de faire fortune. Pour les nomades professionnels, l’idéal serait de continuer à louer !

Quelques conseils

Si vous décidez d’investir dans la brique, que ce soit pour y vivre ou pour louer, choisissez autant que faire se peut un bien attractif, tant au niveau géographique que pour ses finitions (matériaux rares et onéreux, équipement domotique…). En effet, acheter un appartement dans un quartier coté à Bruxelles sera sans doute plus viable sur le long terme qu’une villa luxueuse en pleine campagne wallonne. Essayez aussi de vous projeter dans 10 ou 20 ans et de voir si le bien en question cadrera toujours avec la future demande immobilière. Et pourquoi ne pas placer votre argent dans un immeuble de rapport au sein de la capitale ? La demande est en forte hausse depuis quelques années à Bruxelles. Et la tendance semble se confirmer pour les années à venir. Et pour cause : le rendement annuel moyen pour un bien de ce type avoisine les 5-5.5%. Si vous optez pour un immeuble de rapport, assurez-vous que l’immeuble est bien classé comme tel depuis sa construction par l’administration de l’urbanisme, et qu’il ne s’agit pas d’un bien divisé en plusieurs appartements.

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