Louer un kot à des étudiants

Écrit par Renaud Chaudoir le 10 juillet 2013

Une activité toujours aussi rentable ?

S’il fut un temps où les propriétaires de kot estudiantins s’en mettaient plein les poches, il s’avère qu’aujourd’hui devenir propriétaire d’un logement étudiant n’est plus aussi intéressant qu’auparavant sur le plan financier. La raison ? Les nouvelles normes énergétiques, certes… mais aussi les exigences des étudiants eux-mêmes !

Kots étudiants : la demande explose

Chaque année, des centaines d’étudiants belges recherchent désespérément un logement pour la prochaine rentrée académique. Et chaque année, c’est la même galère : un manque cruel de kots étudiants. Pour les propriétaires, c’est tout bénéfice, car, la demande surpassant l’offre, ils sont certains de trouver un locataire.  Certains profitent même de la situation et demandent un loyer exorbitant. Mais, avec les nouvelles normes gouvernementales sur le plan énergétique et les exigences des étudiants en matière de confort, on se demande si louer un kot à des étudiants est toujours aussi rentable.

Louer un kot : un investissement rentable ?

Avec le durcissement des règles urbanistiques, exigences en matière de salubrité, normes incendie, etc., il semblerait que les propriétaires de kots étudiants n’empochent plus autant d’argent qu’auparavant. Surtout en ne possédant qu’un seul kot. En effet, pour que l’investissement soit réellement rentable, il faut investir en masse. Mais pas trop ! Au-delà de 6 kots, les normes incendie deviennent trop coûteuses et compliquées.

 

Autre facteur qui pèse dans la balance : les étudiants deviennent de plus en plus exigeants. Au jour d’aujourd’hui, l’étudiant veut un kot confortable avec cuisine équipée, douche privative, double vitrage… Mais tous ces aménagements ont un coût ! Surtout dans le milieu estudiantin, où il est nécessaire de rafraîchir le logement tous les 5 ans environ, sous peine de retrouver un taudis en moins de temps qu’il ne faut pour le dire.

 

Autre obstacle non négligeable : le marché semble très limité, et les villes sont de moins en moins enclines à autoriser le développement de kots estudiantins, préférant attirer des familles plutôt que des jeunes de façon temporaire.

Bail de 12 mois

Bonne nouvelle pour les propriétaires, toutefois ! Alors que les baux de 10 mois étaient auparavant monnaie courante,  les contrats locatifs de 12 mois ont tendance à se généraliser. Cela permet aux propriétaires de ne pas se retrouver avec un bien immobilier vide sur les bras pendant deux mois.

 

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