Maison Passive

Écrit par Caroline Housen le 28 août 2014

Qu’est-ce que le passif ?

Une maison passive est un bâtiment très économe en énergie, qui garantit un confort été comme hiver.


Durant la plus grande partie de l’année, l’habitation peut rester à température de confort, sans faire appel à un système de chauffage classique. En cas de conditions climatiques extrêmes, une source active de chaleur est cependant nécessaire, mais de très faible intensité. Le besoin en chauffage peut par exemple être comblé en plaçant un petit radiateur ou convecteur dans l’espace de vie ou la salle de bain. Etant donné qu’il n’est quasiment pas nécessaire de chauffer, on parle alors d’un bâtiment ou d’une maison « passive ».
Le besoin annuel en énergie pour le chauffage et le refroidissement d’une maison passive ne dépasse pas 15 kwh/m², ce qui équivaut à 1,5 m³ de gaz, ou 1,5 litre de mazout par m² par an.
Pour y arriver, il est nécessaire d’envisager votre projet de manière globale, en respectant quatre étapes importantes : isoler, rendre étanche à l’air, optimaliser les gains de chaleur et ventiler. Grâce à la ventilation, l’air est toujours suffisamment  sain, et la bonne température assurée : il fait chaud en hiver, agréablement frais en été.


Etape 1 : isolation maximum


Une bonne isolation est sans conteste le meilleur investissement, tant pour une nouvelle construction que pour une rénovation. Sans bonne isolation, la chaleur de la maison se perdra. Au mieux vous isolerez, au moins de chaleur s’échappera via le sol, les murs ou le toit. Vous épargnerez donc sur votre utilisation d’énergie et,  de ce fait, sur votre facture d’énergie.
Le plus souvent, 15 à 25 cm sont nécessaires pour isoler le sol, 15 à 35 cm pour les murs et 20 à 40 cm pour le toit, selon les cas. Les fenêtres sont à triple vitrage, avec des châssis à coupure thermique ; avec comme effet de ne pas sentir de courant d’air à proximité des fenêtres.


Etape 2 : étanchéité à l’air


Si on compare l’isolation à un chaud pull de laine, on pourrait qualifier l’étanchéité à l’air de coupe-vent, qui protège la maison contre le vent froid et les courants d’air. Dans beaucoup d’habitations, la chaleur s’échappe littéralement par les fissures et interstices. Les fuites d’air incontrôlées entraînent un air intérieur mal ventilé, la dissémination des odeurs, des contaminations, des moisissures…
Dans un bâtiment passif, une attention toute particulière est donc donnée à l’étanchéité, en combinaison avec une bonne ventilation. Cela implique évidemment  une attention donnée au planning, à la mise en place et au contrôle de la construction, ainsi qu’au choix des matériaux et des techniques appropriées.


Etape 3 : gains de chaleur


Pour limiter au maximum la nécessité de chauffer dans une maison passive, on doit non seulement limiter les pertes de chaleur, mais aussi augmenter le plus possible les gains de chaleur, c’est-à-dire optimaliser la chaleur qui pénètre « gratuitement » dans la maison.
La plus grande partie de cette chaleur est fournie par le soleil. Dans une maison passive, le triple vitrage, super isolé, laisse passer les rayons du soleil, faisant entrer plus de chaleur qu’il n’en perd. Les appareils électriques – et les habitants eux-mêmes, représentent également une source de chaleur.  A contrario, un bon système de protection solaire est nécessaire pour éviter la surchauffe en été.


Etape 4 : qualité de l’air garantie par la ventilation


La ventilation, véritable poumon d’une maison passive, est assurée de manière mécanique et continue par l’entremise  d’une VMC (Ventilation Mécanique Assistée) qui garantit une qualité d’air toujours optimale. Dans une enveloppe super isolée, la ventilation équilibrée prévient les dangers de condensation et de moisissures et garantit la qualité de l’air. En hiver, l’air frais extérieur est réchauffé dans l’échangeur de chaleur, et  l’air vicié est expulsé. En été, la rentrée d’air chaud est coupée par un système de bypass, pour éviter que l’air frais ne soit réchauffé.


Etape 5 : énergies renouvelables


Faites en priorité ce que vous ne pouvez pas, ou difficilement, améliorer par la suite : une bonne isolation, l’étanchéité à l’air et la ventilation. Cet investissement pour le futur une fois réalisé,  les énergies renouvelables s’avèrent une option très intéressante sur le plan économique et bien sûr importante pour la préservation de la planète.


 


 

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