Maisons passives

Écrit par Renaud Chaudoir le 17 janvier 2013

Le passif devient la norme

20% de la population mondiale utilise 80% des réserves d’énergie. Vous trouvez ça logique ? La solution est de construire et d’habiter des maisons plus confortables, meilleures marchés et plus économes en énergie. Une maison passive constitue un bel exemple de construction durable.

Qu’est-ce qu’une maison passive?

Une maison passive est une maison très bien isolée et bénéficiant d’un excellent niveau énergétique. La Plateforme Maison Passive publie une liste des conditions que doit remplir une habitation afin d’obtenir un certificat pour une maison passive. L’isolation et l’étanchéité sont en bonne place dans ces conditions. Les autres caractéristiques qui rendent une maison passive sont la valeur d’isolation, qui a un niveau K de 15, et un niveau E ou niveau énergétique de 45. Selon la Plateforme Maison Passive, pas moins de 800 maisons passives ont été construites ces 5 dernières années en Belgique.

 

On jongle ces derniers temps avec des termes tels que ‘maison passive’, ‘maison basse énergie’, maison presque neutre en énergie’ ou ‘maison zéro énergie’. Ils ne signifient cependant pas la même chose. Une maison basse énergie bénéficie également d’une bonne isolation, mais possède une valeur d’isolation ou un niveau énergétique plus élevé. Une maison zéro énergie ou une maison neutre en énergie fournit de l’énergie en suffisance grâce aux panneaux solaires, aux moulins à vent ou à un biogénérateur.

Le passif devient la norme?

 

Selon une récente directive européenne, les nouveaux bâtiments, y compris les bureaux, usines et écoles, devront être ‘presque neutre en énergie’ dès 2021. L’Europe souhaitant diminuer les émissions de CO2 de 20%, les maisons ne devront presque plus consommer d’énergie. Les maisons passives, aux émissions (presque) nulles, semblent être un pas dans la bonne direction. La Belgique a en effet un patrimoine architectural ancien, responsable d’une consommation énergétique domestique de 72% supérieure à celle de la moyenne européenne. En outre, la tradition des maisons quatre façades a la peau dure dans notre pays, ce qui implique d’immenses pertes de chaleur.

 

Les maisons passives s’imposent dès lors comme une étape nécessaire, bien que beaucoup craignent que cela ne devienne une affaire assez coûteuse, qui ne sera pas à la portée de tous. Les entreprises du secteur de la construction recherchent donc coûte que coûte de nouveaux matériaux et solutions innovantes. Les marchés internationaux ont un autre argument convaincant pour lancer ce projet économe en énergie : avec les prix du mazout qui augmentent lentement mais sûrement, les maisons passives deviennent de plus en plus intéressantes. À terme, l’investissement s’avère rentable car il permet d’économiser sur le mazout et le gaz et offre une meilleure ventilation et récupération de la chaleur restante.

 

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