De nouveaux types d’habitation

Écrit par Renaud Chaudoir le 16 novembre 2012

Pour une culture d’habitat durable

Le vieillissement de la population s’accélère, tandis que les prix de l’immobilier augmentent. Le Belge va-t-il devoir faire fi de sa brique dans le ventre ? Devra-t-il abandonner à jamais sa « maison avec jardin » pour se tourner vers de nouveaux types d’habitation ? Et à quoi ressemble cette maison du futur ? 

À la recherche de nouveaux types d’habitation

On parle beaucoup aujourd’hui d’une culture d’habitat durable. Cela ne signifie pas seulement un habitat écologique où l’on suffit (en partie) à ses propres besoins, mais également d’habiter plus petit et plus social. Autrement dit : nous devons concevoir nos maisons de manière plus compacte et astucieuse. Il devient urgent de privilégier les habitats expérimentaux aux parcelles traditionnelles et aux immeubles à appartements standards. Deux courants vont dans ce sens aujourd’hui : le logement intergénérationnel et le co-housing.

Une maison de soin

Un habitat à plusieurs générations était autrefois tout à fait normal, mais au vingtième siècle nous avons évolué vers le modèle de la maison unifamiliale. En 2012, on songe de plus en plus aux nouveaux types d’habitation, où les parents et/ou les personnes plus fragiles habitent avec d’autres personnes. Pour répondre aux besoins d’intimité de chacun, des espaces de vie indépendants ont été créés. Concrètement, ce nouveau type d’habitation peut prendre la forme d’une maison kangourou ou d’un bloc d’habitations organisées autour d’un jardin commun. Les réglementations urbanistiques doivent à cet égard encore être affinées.

Co-housing

Co-housing ou habitat groupé signifie que les habitants décident ensemble d’un projet de logement commun, en achetant un grand terrain à bâtir ou un grand bâtiment qu’ils divisent en différentes parties habitables. Les maisons ont au minimum un jardin ou un espace extérieur commun, et certaines peuvent aller jusqu’à partager des installations communes pour le lavage, le repassage, la cuisine ou les loisirs, l’espace privé étant alors limité à la chambre. C’est là une réponse positive à la problématique du coût élevé des terrains à bâtir, du prix de l’énergie et de la solitude. Beaucoup de jeunes étudiants ou de travailleurs optent aujourd’hui pour la cohabitation, principalement dans des villes comme Anvers, Bruxelles, Gand ou Louvain-la-Neuve.

 

Lexique