Ces nouvelles formes d’habitat sont prêtes pour l’avenir

Ces nouvelles formes d’habitat sont prêtes pour l’avenir

Écrit par Renaud Chaudoir le 16 septembre 2019

Habitat groupé, maison kangourou et achat locatif

Aujourd’hui, nous sommes habitués à un mode de logement bien particulier. Le tableau est toujours le même : une chaîne régulière de maisons le long d’une rue, chacune d’entre elles étant occupée par un seul ménage… Mais l’avenir pourrait bien changer la donne.

Ces nouvelles formes d’habitat sont prêtes pour l’avenirD’un point de vue tant économique que social et écologique, ce scénario n’est plus tenable. Face à l’urbanisation croissante du pays, posséder sa propre maison n’a plus rien d’une évidence. À cela s’ajoute l’évolution des ménages : la famille type, composée de deux parents avec deux enfants, ne constitue plus la norme. Enfin, il y a aussi la question de l’environnement : nous sommes de plus en plus conscients de l’impact nuisible de notre mode de logement sur le climat. Aussi le temps est-il venu d’envisager des formes d’habitat alternatives.

Ensemble, c’est mieux

Une première réponse à ces nouveaux enjeux consiste à vivre en groupe. On distingue différents types de cohabitation, dont le co-housing ou l’habitat groupé, où chacun dispose d’un logement privé avec salle de bains, séjour, chambre à coucher etc., tout en partageant certaines pièces avec les autres. Dans le cas du co-housing, il s’agit d’espaces de vie comme la cuisine collective ; dans le cas de l’habitat groupé, les cohabitants partagent des pièces plus générales, comme la buanderie ou encore le jardin.

Le logement partagé représente une forme un peu plus intensive de ce type d’habitat : on partage l’habitation entière avec ses colocataires, à l’exception de la chambre et, éventuellement, d’un petit salon. L’habitat intergénérationnel est une variante du logement partagé : ici, une personne – généralement âgée – dispose d’un appartement qu’elle partage avec un étudiant. Enfin, il y a aussi la colocation, mais celle-ci a plutôt un caractère temporaire. Également connue sous le nom d’habitat flexible, la collocation peut s’avérer intéressante pour les personnes qui partent un semestre à l’étranger dans le cadre du travail ou des études.

L’habitat kangourou, réponse au vieillissement de la population

La population vieillit et les personnes âgées, toujours plus nombreuses, ont besoin de logements adaptés. Il existe heureusement de nouvelles formes d’habitat qui permettent de relever ce défi. La plus célèbre est sans doute la maison kangourou : dans ce cas, une ou plusieurs personnes âgées cohabitent avec une jeune famille, chacun disposant de sa propre porte d’entrée.

Notons aussi l’existence du logement duo ou duplex. Le scénario est à peu près identique, à cette exception près que la personne âgée ne bénéficie pas nécessairement d’une porte d’entrée distincte. Ce type d’habitat se vérifie le plus souvent lorsque la maison d’une personne âgée devient trop grande et qu’un ou plusieurs de ses enfants emménagent avec leur famille.

À la fois locataire et propriétaire

Les deux derniers types d’habitat alternatifs répondent surtout au problème économique. Sachant qu’il n’est pas toujours évident d’acheter sa propre maison, les Community Land Trusts (CLT) et la location écureuil offrent une solution.

Les CLT s’adressent surtout aux personnes à bas revenus, qui finissent le plus souvent dans des logements sociaux. Dans ce cas de figure, une organisation achète des terrains, construit des maisons et offre aux personnes à bas revenu la possibilité d’acheter l’un des logements, tandis que le terrain reste la propriété de l’organisation. Les CLT ont ainsi un double avantage : celui de réduire les frais et de permettre aux personnes démunies de devenir, malgré tout, propriétaires.

La location écureuil, quant à elle, cible davantage les jeunes ménages qui n’ont pas les ressources pour se procurer une maison. On convient d’un prix d’achat au début du bail locatif et si, après dix ans, le couple décide d’acheter la maison, il paiera le prix convenu, déduction faite des loyers versés.

Lexique