Ottignies-Louvain-La-Neuve

Ottignies Louvain-La-Neuve

Écrit par Stephan Debusschere le 16 juin 2015

Un marché qui sécurise

Ottignies-Louvain-la-Neuve est un marché qui sécurise les acheteurs. Peu perturbée par la crise et ses conséquences, son marché immobilier constitue toujours un cas à part. Si la tendance est à la stabilisation pour les maisons et villas, les appartements continuent pour leur part de progresser.

Ottignies-Louvain-La-NeuveAvant qu’elle ne devienne en partie ce que d’aucuns appellent un dortoir de la capitale, la petite ville d’Ottignies s’est avant tout développée dans le périmètre direct de sa gare – devenue la seconde de Wallonie – et autour de laquelle s’est construit un habitat de type pavillonnaire, dans un rayon de 5 à 10 kilomètres. Si la proximité de Bruxelles a constitué un autre facteur de développement, la venue en 1971 de l’Université catholique de Louvain sur le site de Louvain-la-Neuve a définitivement bouleversé la donne. Dès le départ, les autorités de l’époque ont eu la volonté de fonder un véritable lieu de vie à taille humaine. 

Pression immobilière contenue

L'accroissement continu de la population et les moyens élevés dont elle dispose ont contribué à créer une importante pression immobilière. Mais s’il y a bien une région qui a été moins touchée par la crise de 2008, c’est bien celle du triangle que forment Ottignies-LLN, Wavre et Grez-Doiceau.
 
La baisse des prix qui s’est opérée à Ottignies-LLN en 2009 n’aura été au final que de 2,1% en moyenne. Une baisse qui est apparue peu significative. Parce que la présence de l’Université y a drainé les entreprises, Ottignies-LLN forme en réalité un marché qui sécurise les acheteurs, justement parce que beaucoup d’emplois s’y créent. 

Temps d’arrêt

Si l’année 2011 avait fait bouger les lignes, plutôt à la baisse pour les maisons, 2012 avait en revanche affiché une progression de 6% sur ce segment. Un petit soufflé retombé courant 2013, ramenant le prix moyen juste en-dessous de son niveau de 2011. L’année écoulée a démontré que ce prix moyen a cette fois très légèrement décroché de 1,5 %, à 268 700 euros, plaçant Ottignies-LLN en 6e position à l’échelle de la province sur ce segment. Les prix sur ce segment affichent ainsi un simple temps d’arrêt, là où d’autres communes tels que Lasne et La Hulpe encaissent de plus nets reculs.
 
Le marché des villas avait quant à lui suivi le mouvement en 2013 en dévissant de quelque 7% par rapport à 2012, sans pour autant revenir à son niveau de 2011, après une progression plus importante que celle des maisons. Avec un prix moyen de 358 000 euros en 2014, la tendance de ce segment est à la stabilisation.

Louvain-La-Neuve, un marché à part

En matière de biens neufs, Louvain-la-Neuve est une ville à part et qui a du succès. On y construit beaucoup, à des prix approchant aisément les 2500 euros du m². Et on y vend autant. C’est un marché à part, qui attire aussi les seniors actifs pour toutes les facilités de mobilité qui y sont offertes. Louvain-la-Neuve apparaît donc comme un beau réservoir en matière d’appartements, même en location.
 
Plus élevés d’environ 15% qu’à Ottignies, les loyers supérieurs à 1000 euros y sont aussi deux fois plus fréquents qu’en Wallonie. Cependant, vu le nombre important de petits logements – les kots d’étudiants – la proportion de petits loyers est importante. Les locations concernent davantage des personnes pensionnées et de jeunes ménages qui travaillent dans la région.
 
Il y a aussi les étrangers qui travaillent dans les entreprises alentour, ainsi que d’anciens étudiants qui y reviennent s’ils travaillent dans la région. Louvain-la-Neuve continue ainsi de conforter son marché d’appartements, après une progression de 8,1% du prix moyen sur le marché secondaire courant 2014. 

Logic Repères

  • Maison : 268 700 euros 
  • Appartement 2ch : 303 400 euros 
  • Appartement neuf : environ 2500 euros/m2
  • Villa : 358 000 euros

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