Hoeilaart, picture by David Edgar.

Overijse & Hoeilaart

Écrit par Stephan Debusschere le 19 octobre 2017

Les maisons progressent encore

Attirant nombre d’aspirants au calme en provenance de la Capitale, ces deux communes voient grimper encore un peu plus les prix de leurs maisons.  

Contrairement à Wezembeek-Oppem, Kraainem ou encore Rhode-Saint-Genèse, les communes d’Overijse et d’Hoeilaart ne font pas partie des communes à facilités de la périphérie bruxelloise. Si Overijse compte une majorité de néerlandophones, sa population comprend néanmoins de multiples minorités linguistiques, dont une importante présence francophone et anglophone. A Hoeilaart, où la population est deux fois moins importante qu’à Overijse, les francophones forment entre 20 et 25 % de la population.

Nouvelle progression des maisons

Si la province du Brabant flamand s’affirme comme le marché immobilier le plus coûteux de Flandre, on y observe de sensibles variations de prix d’une commune à l’autre. Très sensible à la proximité directe de la Capitale et de son marché de l’emploi, son marché immobilier, et donc ses prix, sont dans une large mesure déterminés par cette dernière. Dans la périphérie sud et est de Bruxelles, la présence d’un bâti de qualité, d’un environnement résidentiel et vert, ainsi que des connexions rapides avec le centre de la Capitale ont fait s’envoler les prix des logements ces dernières années.

A la fois limitrophes de Bruxelles et du Brabant wallon, Overijse et Hoeilaart affichent des prix immobiliers élevés, mais pas autant que d’autres communes voisines comme Wezembeek-Oppem ou Kraainem, qui constituent les communes les plus chères de la Province. Suite à leur nouvelle progression au cours du premier semestre de cette année, les maisons d’Overijse atteignent un prix médian de 390 000 euros, tandis que celles d’Hoeilaart ont davantage encore pris du galon durant la même période, avec une bonification de 8% qui a boosté le prix médian à 400 000 euros.

Les expatriés locataires se font rares

Si l’on observe le marché des villas sur ces deux communes, on constate que l’offre est importante. Si cette situation est en réalité généralisée à tout le pays, la particularité de la périphérie sud et est de Bruxelles, et partant d’Overijse et Hoeilaart, est d’être confrontée au recul massif des locations de villas aux expatriés qui occupaient il n’y a pas si longtemps nombre de ces biens dont le loyer était assuré par leurs employeurs.

Or, la situation a bien changé, et la demande en location a en conséquence drastiquement diminué. Aujourd’hui, les expatriés locataires se font rares et les montants des loyers demandés pour les villas datant des années 1970 à 1990 ont littéralement fondu, passant d’une tranche de prix comprise entre 2500 et 3000 euros à une moyenne de 1650 euros.

Décote des villas

Conséquence logique de cette situation, nombre de propriétaires choisissent de mettre leur villa en vente. Mais comme c’est le cas un peu partout ailleurs en Belgique, le phénomène de décote des villas dans la tranche de prix supérieure à 500 000 euros est en marche. La vigilance et les exigences des candidats acquéreurs du point de vue de l’état général d’un bien, et a fortiori de ses performances énergétiques se sont récemment renforcées.

L’aspect énergivore d’un bien et la nécessité d’importants travaux de rénovation influent donc sur les prix de mise en vente de ce type de biens. Une réalité qui doit de plus en plus être prise en compte par les propriétaires de tels biens à Overijse et Hoeilaart. Un état de fait dont l’exception réside bien entendu dans la localisation, qui reste le facteur clé de ces deux micromarchés pour déterminer les valeurs immobilières.

Hoeilaart, picture by David Edgar.

Une hausse enrayée

Les marchés de ces deux communes ont été récemment marqués par un autre phénomène, celui de la flambée des prix des appartements. L’offre y est en effet moins importante que la demande, qui délaisse les villas pour acquérir ce type de biens moins coûteux en énergie et en entretien. La situation est telle que ces appartements se sont avérés parfois plus chers qu’une maison ordinaire. Sur ce segment, courant 2016, les prix avaient grimpé au sein des deux communes, et particulièrement à Overijse.

Le premier semestre de cette année indique cette fois une stabilisation. Si certains candidats acquéreurs paraissent disposés à payer jusqu’à 400 000 euros et plus – hors frais – pour un appartement offrant une surface de 130 à 140 m2, encore faut-il que ce dernier présente un maximum d’atouts non seulement au niveau de ses qualités intrinsèques mais aussi de son environnement direct. C’est que les acheteurs sont désormais particulièrement sélectifs, qu’il s’agisse de biens anciens ou neufs. En conséquence, le gonflement artificiel des prix semble avoir été enrayé sur ce segment.

S’installer en périphérie

La faible distance par rapport à Bruxelles détermine pour beaucoup ces deux marchés, mais la pression démographique de la Capitale y contribue aussi pour une bonne part. Le marché du logement bruxellois, relativement restreint, influe aussi sur les prix de ces deux communes, tout simplement par l’augmentation de la demande. La province du Brabant flamand a d’ailleurs étudié les flux migratoires depuis et vers Bruxelles.

De cette étude, il ressort que les déménagements entre le Brabant flamand et la Capitale, entre 2008 et 2012, se sont soldés par un accroissement net de population de près de 35 000 personnes. Autrement dit, quelque 72 000 personnes ont migré de Bruxelles vers le Brabant flamand alors qu’environ 37 000 personnes ont fait le chemin inverse. La plupart de ces migrants se sont installés dans la grande périphérie, dont Overijse et Hoeilaart font assurément partie.

Cette clientèle belge est essentiellement composée de couples et de familles qui souhaitent faire l’acquisition d’une maison. A budget égal, ces acquéreurs bénéficient d’un environnement plus agréable qu’à Bruxelles, mais les avantages ne s’arrêtent pas là. Si la province du Brabant wallon fait, elle aussi, partie des mouvements migratoires des Bruxellois, le Brabant flamand dispose d’un avantage non négligeable par rapport à cette dernière : la fiscalité – les droits de succession, par exemple – y est en effet plus intéressante.

Moyennes

Maison 2 façades (bon état) : de 350 000 à 400 000 euros

Villa : à partir de 500 000 euros

Appartement : de 230 000 à 400 000 euros 

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