Péruwelz, le parc Simon. Picture by Jean-Pol Grandmont.

Péruwelz

Écrit par Stephan Debusschere le 10 mai 2017

Retour à la réalité

Avec une offre supérieure à la demande, le marché immobilier de Péruwelz a enregistré en 2016 un recul des prix sur le segment des maisons. Une tendance qui rejoint la réalité du marché. 

Péruwelz est avant tout une ville à la campagne. Les villages avoisinants ainsi que les quartiers retirés de Péruwelz sont en conséquence recherchés, notamment grâce à son accessibilité facile aux grandes voies de communication telle l’autoroute E42. Le marché immobilier de Péruwelz souffre depuis quelques années de par la difficulté qu’ont les candidats acquéreurs à obtenir un financement pour accéder à la propriété.

La moyenne des prix a ainsi chuté sur le segment des maisons. En 2015, le prix médian d’une maison mitoyenne était en effet fixé à 139 000 euros. L’année écoulée a démontré que ce prix était en réalité surfait. La correction qui s’en est suivie a ramené ce prix médian à 125 00 euros, soit un recul de 10%. Cette baisse a eu pour conséquence de retrouver la réalité du marché, eu égard aux progressions artificielles des années précédentes.

Shopping immobilier

Les candidats acquéreurs recherchent principalement une habitation 3 ou 4 façades, avec un terrain de minimum 5 ares. L’offre étant supérieure à la demande, ces acquéreurs ont naturellement tendance à visiter de nombreux biens avant de se lancer. Ce « shopping » immobilier se répercute en conséquence sur le prix de vente final, qui est bien entendu à distinguer du prix de vente initialement demandé. La négociation se fait donc de plus en plus présente avec, d’une part, des propriétaires persuadés de la valeur de leur bien et, d’autre part, de candidats qui ont l’avantage de disposer d’un large choix.

Péruwelz, le parc Simon. Picture by Jean-Pol Grandmont.

Sans travaux de préférence

On constate par ailleurs que les candidats acquéreurs sont à la recherche de biens de qualité, c’est-à-dire des biens qui ne nécessitent que très peu de travaux de rénovation, voire pas du tout. Or les biens dont les prix sont situés en dessous de 100 000 euros, logiquement attractifs, ne correspondent que rarement à cette exigence.

Ceux d’une valeur de 50 000 à 60 000 euros nécessitent forcément des travaux importants. Ceux de 80 000 à 90 000 euros déjà moins, bien qu’il faille généralement y remplacer les châssis et/ou la toiture, par exemple. Pour acquérir un bien qui ne demande qu’un rafraîchissement, il faut donc tabler sur un minimum de 100 000 euros, avec un plafond à 160 000 euros. Les maisons 3 et 4 façades présentent pour leur part une tranche de prix plus large, jusqu’à 200 000 euros. Pour ces types de biens, le marché reste stable parce que les prix le sont aussi. Le marché est cependant plus difficile pour les biens au-delà de 200 000 euros, à savoir les villas.

Pas d’appartements neufs

Péruwelz ne détenant ni école, ni université, ni grandes entreprises, son marché immobilier n’attire en conséquence pas les investisseurs et reste essentiellement local, sans demande particulière pour des appartements neufs, qui ne constitue donc pas un marché porteur. En cette matière, l’offre se développe en conséquence ailleurs sur des villes comme Ath, Mouscron et Tournai, là où se trouve la demande. La demande pour le neuf se porte donc essentiellement sur les nouvelles constructions d’habitations 3 ou 4 façades. Sur ce segment en particulier, l’activité s’avère stable.

Logic Repères

Maison mitoyenne (à rénover) : de 60 000 à 100 000 euros
Maison 4 façades/villa : 200 000 euros
 

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