La pollution atmosphérique diminue l’attention des enfants

La pollution atmosphérique diminue l’attention des enfants

Écrit par Renaud Chaudoir le 1 mars 2017

De l’importance d’un environnement sain

Les élèves apprennent moins bien les jours où la pollution atmosphérique est plus élevée aux alentours de leur école. C’est ce que révèle une étude scientifique de l’Université de Hasselt. Elle soulignait l’importance d’un environnement scolaire sain, ainsi que la nécessité de prendre des mesures pour lutter contre le trafic intense et polluant.

La pollution atmosphérique diminue l’attention des enfants

La pollution atmosphérique affecte les performances scolaires

Les scientifiques de l’Université de Hasselt, sous l’égide du professeur Tim Nawrot (épidémiologie de l’environnement) et de la doctorante Nelly Saenen, ont récolté des échantillons de la qualité de l’air à différents moments près des écoles primaires de Zonhoven, Tirlemont et Hasselt. Ce sont des endroits qui ne souffrent pas particulièrement de la pollution atmosphérique et qui sont beaucoup plus propres que les zones urbaines. Pourtant, ces régions sont affectées par un problème grandissant en Flandre : le trafic.

Leurs conclusions sont pour le moins dérangeantes :

  • La pollution atmosphérique aux abords d’une école a un impact temporaire négatif sur les performances des élèves.
  • Les enfants qui vivent dans un environnement dont la qualité de l’air est moindre obtiennent de moins bons résultats aux tests d’attention. Et ce à court et à long terme.

Ces découvertes ont été publiées dans la revue ‘Environment International’. Par le passé, Steunpunt Milieu en Gezondheid était déjà arrivé aux mêmes conclusions.

Problème de trafic

« La Flandre étouffe dans le trafic », ajoute le scientifique Tim Nawrot. « Il faut agir d’urgence. Notre étude portait sur des écoles situées dans des régions dont la pollution atmosphérique est modérée. Dans une ville, ses effets seront bien plus importants. » Pour les trois écoles concernées, la pollution atmosphérique était toujours inférieure à la norme européenne de 25 microgrammes/m3. Dans les villes, on enregistre régulièrement des pics de 30 microgrammes, voire de 100 microgrammes en cas d’alerte au smog.

Un environnement sain

Si vous êtes sur le point de déménager, pesez soigneusement le pour et le contre au moment de choisir votre futur lieu de résidence. Vivre en ville est plus durable (vous réduisez votre empreinte écologique), mais c’est un mode de vie qui vous expose davantage à la pollution. C’est d’ailleurs le cas pour de nombreuses régions de Belgique, notamment celles qui longent une route. Si vous avez le choix, optez de préférence pour un cadre vert (parcs, bois, jardins…) sans trop de trafic.

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