Premier achat immobilier : un casse-tête pour les jeunes ?

Écrit par Renaud Chaudoir le 21 janvier 2014

La vigilance des banques, le frein principal pour les jeunes

On constate de plus en plus souvent que le premier achat immobilier pour les jeunes s’apparente à un véritable parcours du combattant. Cette situation se révèle très dommageable pour les jeunes Belges avec une brique dans le ventre. Qu’en est-il vraiment ? Les jeunes éprouvent-ils vraiment plus de difficultés à acheter une maison qu’il y a 10 ans ? Avec un prix moyen de 188.418 euros par habitation, la Belgique se situe pourtant dans la moyenne européenne.

 

Prix des maisons sur le marché européen

Comparons les prix de l’immobilier sur le marché belge avec ceux du reste de l’Europe. En 2012, une habitation coutait en moyenne 188.418 euros dans notre pays. Par rapport aux autres pays européens, nous sommes dans la moyenne. En Lettonie, située en première place du classement, il faut payer plus de 200.000 euros en moyenne pour une habitation. C’est en Irlande qu’une maison coute le moins cher, avec un prix moyen de 160.000 euros. À première vue, la Belgique ne s’en sort donc pas trop mal, même s’il faut bien avouer que l’achat d’une nouvelle maison n’est généralement pas évident en Europe.

Stabilisation des prix de l’immobilier belge

Avant la crise, la Belgique a connu une forte augmentation du prix des maisons. Mais depuis la crise, les prix se stabilisent. « Les prix suivent plus ou moins le rythme de l’inflation », selon Dajo Hermans, porte-parole de la fédération flamande des promoteurs immobiliers (VVF). Avant la crise, les prix de l’immobilier étaient en hausse constante, de 6 à 8% par an. En conséquence, on paye actuellement le double du prix d’une maison standard par rapport à 10 ans auparavant. Hermans prédit que le prix des maisons va rester stable durant les prochaines années.

Les banques, souvent un frein pour les jeunes

« Il devient extrêmement difficile pour les jeunes d’acheter une maison », conclut Hermans. La raison majeure ne réside pas dans le prix élevé de l’immobilier, mais bien dans la vigilance actuelle des banques lors d’un premier achat immobilier. Alors que l’on pouvait emprunter une somme allant jusqu’à 140% du prix d’achat d’une maison dans le passé, ce montant se limite actuellement à 80% du prix d’achat. Cela signifie que les jeunes doivent encore subvenir à 20% du prix de vente, ce qui représente généralement 50.000 euros. Sans le soutien financier de leurs parents, cette situation est loin d’être évidente pour les jeunes.

 

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