Premier achat immobilier

Premier achat immobilier : les jeunes Belges ont toujours une brique dans le ventre

Écrit par Renaud Chaudoir le 27 novembre 2014

Les jeunes rêvent aussi d’être propriétaires d’une maison

Les banques sont de plus en plus strictes, les prix de l’immobilier ne font qu’augmenter et les logements sont de plus en plus petits : devenir propriétaire semble de moins en moins évident pour les jeunes. Et pourtant, les Belges gardent leur brique dans le ventre. Les jeunes Belges ne sont pas prêts de renoncer à devenir propriétaire, même s’ils savent qu’ils ne pourront pas avoir les mêmes standards que leurs parents.

Premier achat immobilier

Plus petit et pas pour toujours

Iliv, le centre d’étude sur l’importance du logement a chargé Insites Consulting d’enquêter sur l’importance que les jeunes entre 18 et 30 ans accordent à la propriété d’un bien immobilier. Il en ressort que les jeunes sont bel et  bien conscients de devoir vivre différemment qu’auparavant. Ils pensent vivre dans des logements plus petits et ne considèrent plus qu’ils conserveront leur logement pour toujours. 43% des jeunes propriétaires pensent acheter un autre bien dans le futur. 66% anticipent un changement de mode de vie en raison de la hausse des prix de l’immobilier et 57% pensent que la raréfaction des espaces de vie aura un impact sur leur mode de vie.

Le rêve d’un chez soi

Pourtant, les jeunes rêvent toujours de devenir propriétaires. 3 sur 10 le sont déjà, et 7 sur 10 trouvent important d’acheter plutôt que de louer. Leur préférence se porte sur des maisons spacieuses idéalement situées en périphérie. Pour atteindre cet idéal, les jeunes restent plus longtemps chez leurs parents : 39 % des 18-30 ans habitent encore « à la maison », 9 fois sur 10 pour des raisons financières.

La vie privée avant tout

Aujourd’hui, tout est public. Les jeunes accordent dès lors beaucoup d’importance à leur vie privée. La maison est considérée comme un refuge, un endroit où l’on peut enfin être soi-même. Dès lors, les jeunes ne sont pas vraiment ouverts au concept de co-housing. Seulement 1 sur 5 est intéressé. Chez les 27-30 ans, le chiffre n’atteint que 15%. En revanche, l’intérêt est plus marqué en ce qui concerne les maisons passives et les mesures visant les économies d’énergie.

 

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