Ans, picture by LHOON.

Prix immobilier à Ans

Écrit par Stephan Debusschere le 9 avril 2019

Une commune qui monte

L’activité et les prix sont soutenus à Ans, une commune qui reste recherchée pour toutes ses facilités. Et la proximité de l’aéroport de Bierset n’y change rien.

Ans, picture by LHOON.Ans forme avec Liège, Seraing, Herstal, Saint-Nicolas et Flémalle, l'agglomération de Liège. Située à la fois aux portes de la Hesbaye agricole et de la ville de Liège, Ans doit surtout sa prospérité passée à l'industrie charbonnière. Aux frontières des communes d'Awans, Grâce-Hollogne, Saint-Nicolas, Juprelle et de la ville de Liège, la commune se distingue quant à sa diversité. Tantôt industrielle, commerçante, rurale ou résidentielle, Ans est idéalement située au croisement des autoroutes de Wallonie, Liège-Anvers et Liège-Bruxelles, et au cœur de l'Eurégio, à un saut à peine de l'Allemagne et des Pays-Bas.

La situation géographique de la commune ainsi que les importants investissements communaux en matière d'infrastructures routières, commerciales, industrielles ou sportives attirent de nombreuses PME sur son territoire. Elle fait ainsi partie des communes les plus prisées de la périphérie liégeoise.

Nouvelle progression des maisons 

Selon le dernier rapport de la Fédération des Notaires, le prix médian d’une maison dans l’arrondissement Liège a enregistré une hausse de 3,3% en 2018. Il faut donc ainsi débourser quelque 155 000 euros pour une maison de type mitoyenne au sein de cet arrondissement.

Avec un prix médian de 169 000 euros courant 2018, soit une progression de 7,3 % par rapport à 2017, la commune d’Ans apparaît au-delà de la norme. Et par rapport à plusieurs  communes voisines, telles que Saint-Nicolas, Herstal et dans une moindre mesure Grâce-Hollogne, ce prix médian se détache de manière sensible. C’est que la commune d’Ans est privilégiée à la fois par la richesse de ses transports en commun, par la proximité directe des axes autoroutiers et l’étendue de l’offre commerciale. En conséquence, la commune reste très demandée, et cette demande croissante se fait au détriment de communes comme Saint-Nicolas, par exemple.

Les maisons 2 façades situées dans le centre de la commune et qui nécessitent des travaux de rénovation à des degrés divers sont ainsi très recherchées. Ces maisons à rénover, qui offrent 2 à 3 chambres ainsi qu’un petit jardin se vendent dans une tranche de prix comprise entre 120 000 et 130 000 euros. Le bâti étant assez ancien dans le centre, ces maisons à rénover attirent beaucoup la convoitise de jeunes ménages dont le profil financier autorise ce type d’achat. Même la proximité de l’aéroport de Bierset ne semble pas avoir d’influence négative sur les prix.

Si cela constitue peut-être un frein pour les personnes extérieures, ce n’est pas le cas pour les locaux qui aiment habiter cette commune offrant toutes les facilités requises. L’entité de Loncin est à ce titre un bon exemple, car les prix qui avaient encaissé un recul par le passé sont particulièrement repartis à la hausse, passant de 155 000 euros en 2017 à 183 500 euros en 2018, soit une progression d’un peu plus de 18%. C’est néanmoins l’entité d’Alleur qui affiche le prix médian le plus élevé, à 190 000 euros, suite à une progression de 8%.

La résistance des villas 

Depuis les fusions des communes, Ans inclut Alleur, Xhendremael et Loncin qui étaient autrefois des villages à caractère essentiellement agricole, mais dont la population a connu un développement important au cours du XXe siècle de par la proximité directe de la ville de Liège et l'influence de la gare d'Ans. A Alleur, qui offre son caractère rural à quelques minutes du centre de la commune, de nombreux champs ont ainsi été transformés en lotissements et regorgent désormais de belles villas dont l’attraction semble être restée intacte et dont la valeur se situe entre 300 000 et 400 000 euros selon le terrain, la superficie habitable, l’état et les prestations, en particulier énergétiques.

Car c’est là que souvent le bât blesse. Bon nombre de propriétaires convaincus de la qualité de leur bien ont du mal à comprendre pourquoi ce marché resté stable, avec des prix parfois en hausse pour certains biens. Ce marché ne leur permet pas de trouver d’amateurs à un prix qu’ils imaginaient en quelque sorte « garanti ». C’est que s’agissant d’attraction, il convient de faire la distinction entre ce qui reste recherché et ce qui l’est beaucoup moins, ou plus. Derrière l’évolution des prix à la hausse ou à la baisse se cache bien entendu une augmentation plus marquée pour les biens en bon état, pas énergivores et situés dans un bon quartier, et une diminution pour les bâtiments énergivores, en moins bon état, décentrés et dans des quartiers moins favorables.

Une offre de neuf en souffrance  

Ans ne constitue pas à proprement parler un marché d’appartements neufs, comme c’est le cas de Seraing ou d’Herstal qui concentre à elle seule la moitié du stock d’appartements neufs dans la zone de Liège-Ville et sa périphérie. S’il existe quelques projets, d’autres se heurtent tantôt au manque de terrains comme c’est le cas dans le centre de la commune, tantôt à la complexité des règlements urbanistiques locaux, tantôt encore à la résistance des riverains qui souhaitent préserver le paysage ansois.

Et sur le marché secondaire, l’offre n’est déjà pas importante, au contraire de la demande. Il y a d’une part les personnes locales, notamment les plus âgées qui souhaitent à tout prix prolonger leur vie au sein de la commune et tout près de ses facilités, mais aussi les investisseurs qui voient la commune comme une belle alternative au centre de Liège, avec des transports en commun qui y mènent très facilement.

Malgré ce déséquilibre entre offre et demande, les prix n’enregistrent pas d’évolution forte à la hausse. Si les prix n’augmentent pas sensiblement, en revanche, il semble que ceux-ci ne se négocient pas autant qu’ailleurs. Et ces prix sont déjà conséquents à la base. Un studio ou un appartement 1 chambre se vend entre 115 000 et 140 000 euros, et un appartement 2 chambres vaut quelque 160 000 euros, soit l’équivalent d’une belle maison mitoyenne. En termes de prix médian, l’appartement ansois a progressé en 2018 de moins de 5%, à 141 500 euros.

Repères

Maison : 169 000 euros (à rénover : de 120 000 à 130 000 euros)   

Appartement : 141 500 euros

Appartement neuf : de 2000 à 2300 euros/m2

Villa : entre 300 000 et 400 000 euros

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