Ath, picture by Paul Hermans.

Prix immobilier à Ath

Écrit par Stephan Debusschere le 3 décembre 2019

Une vague de neuf

L’immobilier neuf a le vent en poupe dans la Cité des géants, avec pour point de mire la croissance démographique attendue. Un engouement qui met la pression sur les appartements de seconde main, poussés à la décote.

Ath, picture by Paul Hermans.A Ath, le potentiel d’amateurs locaux pour une certaine catégorie de biens avait baissé au lendemain de 2008, très vite remplacé par un nombre conséquent de candidats acquéreurs provenant désormais de la Région bruxelloise mais aussi des zones de la dorsale de l’A8. C’est que la ville présente de gros avantages en termes non seulement de prix compétitifs mais aussi de mobilité, avec l’A8 desservant Bruxelles en 30 minutes et une gare la connectant à Bruxelles en 25 minutes.

En effet, les candidats en provenance de la Région bruxelloise sont apparus et apparaissent encore séduits par le charme des fermettes et autres propriétés situées dans les zones champêtres autour d’Ath et qui offrent de grands terrains qu’ils ne peuvent pas trouver ailleurs et à ce prix. En général, ces candidats ne convoitent donc pas les maisons de rangée, ni les appartements. Ces deux derniers marchés restent donc avant tout locaux. 

Deux catégories

Avec une progression du prix médian à 160 000 euros, l’année 2016 avait démontré que le segment de la maison de rangée reste une valeur sûre en Hainaut occidental, et c’est d’autant plus le cas à Ath, étant donné la hausse de l’attrait de la ville suite aux grandes rénovations et aux facilités qu’elle offre désormais. Preuve en avait été faite au cours de 2017, avec une nouvelle progression du prix médian à 162 500 euros. Une progression confirmée courant 2018, poussant ce prix médian à 170 000 euros, un prix qui s’est stabilisé depuis.

En précisant qu’il existe deux catégories de maisons de rangée à Ath. Entre 130 000 et 160 000 euros, on peut y acquérir une maison directement habitable, avec jardin. Si elle est bien rénovée, le prix peut grimper jusqu’à 200 000 euros, mais pas au-delà. La seconde catégorie concerne les maisons plus bourgeoises datant des années 1950 et qui présentent beaucoup de cachet, pour des prix pouvant atteindre les 290 000 euros.

Biens haut de gamme en berne

L’attrait du produit fini ayant fait son œuvre, le segment des villas de 30 à 40 ans d’âge, où presque tout est à rénover, reste le plus durement touché. Aujourd’hui, ces villas ne se négocient en conséquence que très difficilement au-dessus de 230 000 euros. Et sur le segment des fermettes et des propriétés de 300 000 euros et plus, la demande reste frileuse. Les professionnels observent néanmoins un renouveau sur ce segment.

Ce plafond de 300 000 euros serait donc actuellement tiré vers le haut, et ces biens peuvent se négocier aujourd’hui autour de 350 000 à 360 000 euros. Mais la demande paraît quasi inexistante au-delà de 400 000 euros. Et il est clair que nombre de candidats se contentent désormais de petites surfaces, comme c’est particulièrement le cas pour les maisons 3 façades neuves qui s’échangent aisément à des prix oscillant entre 180 000 et 200 000 euros.

Une vague de neuf 

Au lendemain de 2008, cet attrait du produit fini s’est répercuté sur le segment des appartements neufs. Si la demande n’a en finalité pas posé de problèmes en ce qui concerne les petits appartements d’investissement ou des appartements 2 chambres jusqu’à 160 000 euros, les candidats sont devenus plus exigeants au-delà de ce plancher. Il faut que l’emplacement soit de qualité et que le produit fini puisse être apprécié. Une tendance qui se conforte aujourd’hui. L’immobilier neuf a bien le vent en poupe, avec pour point de mire la croissance démographique attendue. Les promoteurs montent des projets avec des unités de logement moins vastes, pour compenser le prix à la hausse des coûts de construction. L’offre est donc composée principalement d’appartements dont la superficie habitable est très généralement inférieure à 100 m² – 85 à 90 m2 en moyenne – pour un prix fixé entre 2000 et 2300 euros/m².

La grande majorité des nombreux projets mis sur pied prennent place à proximité directe du centre, à l’instar de l’ambitieux projet de revitalisation urbaine « La Sucrerie », qui offrira à terme plus de 200 logements, dans un tranche de prix comprise entre 177 000 (appartement 2 chambres) et 338 000 euros (penthouse). Entre autres projets présents et à venir, citons les « Prés du Roy » sur la route de Lessines à proximité du centre, avec une offre qui atteindra à terme quelque 200 appartements (de 165 000 à 254 000 euros pour des appartements de 2 et 3 chambres), les 18 appartements de la résidence « le Roseau » également sur la route de Lessines (à partir de 149 000 euros), « Les Haleurs » proposant un mix de maisons (de 195 000 à 215 000 euros, 3 ch.) et d’appartements (de 145 000 à 249 000 euros pour des appartements de 1 à 3 chambres) sur la chaussée de Mons, les 13 appartements de 1 à 3 chambres répartis sur deux immeubles de la résidence « Victoire » au centre-ville (de 152 500 à 318 000 euros), ou encore les 13 appartements de la « Résidence du Pays vert » aux portes de la ville.

Depuis deux ans, cet engouement pour le neuf met la pression sur les appartements de seconde main qui sont poussés à la décote. Pour qu’un appartement de seconde main soit intéressant aux yeux d’un candidat acquéreur, il faut ainsi que son prix présente une différence de quelque 25% avec un appartement neuf.

Repères

Maison de rangée : de 130 000 à 200 000 euros
Maison de rangée bourgeoise : de 220 000 à 290 000 euros
Appartement : 165 000 euros
Appartement neuf 2 ch. : de 1900 à 2500 euros/m² selon le standing

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