Braine-le-Comte, picture by Jean-Pol Grandmont.

Prix immobilier à Braine-le-Comte

Écrit par Stephan Debusschere le 27 septembre 2019

A la lisière du BW

Aux portes du Brabant wallon, Braine-le-Comte combine les avantages de la ville et le charme de la campagne, et offre un habitat très compétitif.

Braine-le-Comte, picture by Jean-Pol Grandmont.Bien que plus proche de Bruxelles que sa voisine Soignies, à la lisière du Brabant wallon, la commune de Braine-le-Comte n’a pourtant pas connu de véritable pression immobilière au cours de ces dernières années. La commune fait néanmoins partie des communes les plus chères de l’arrondissement de Soignies, aux côtés de Silly et Enghien. Cet état de fait s’explique naturellement de par sa situation géographique en périphérie du Brabant wallon, mais pas uniquement. Car Braine-le-Comte offre aussi, entre autres choses, la gare ferroviaire la plus importante de la région, permettant à ses utilisateurs de rejoindre le centre de la Capitale en moins de 30 minutes.

Cela dit, bien qu’élevés à l’échelle locale, les prix immobiliers pratiqués à Braine-le-Comte restent sans conteste bien éloignés de ceux du Brabant wallon et de Bruxelles, ce qui attire nombre de candidats à la recherche d’un bien qu’ils ne peuvent plus s’offrir ailleurs. Les personnes dont le budget est inférieur à 300 000 euros semblent ainsi y trouver aisément leur bonheur immobilier.

Un marché de villas à deux vitesses 

Si l’équilibre entre l’offre et la demande est atteint dans cette tranche de prix pour les maisons mitoyennes, cela semble moins être le cas pour les maisons 4 façades et autres villas réparties au sein des entités plus rurales de la commune, à savoir Henripont, Hennuyères et Petit-Roeulx-les-Braine. Du moins pour une part spécifique de l’offre. Car les différences de prix entre un bien datant des années 1970-1980 et un bien construit durant les années 2000 sont très sensibles. Le premier plafonnera généralement sous les 270 000 euros, tandis qu’une villa datant d’une décennie peut aisément dépasser le seuil des 320 000 euros. L’écart peut ainsi varier jusqu’à plus de 60 000 euros.

Ce sont donc logiquement les biens en (très) bon état et bien situés qui tirent le mieux leur épingle du jeu, les amateurs délaissant logiquement les biens énergivores, coûteux en entretien et sis sur de trop grands terrains. Les candidats acheteurs pour ce type de bien semblent donc très attentifs au coût d’usage. Les biens récents sur un terrain d’une dizaine d’ares sont en conséquence davantage recherchés, ce qui a récemment engendré une petite augmentation de leur valeur sur le marché.

La pression du neuf

Dès 2014, la demande croissante pour l’immobilier neuf a commencé à sanctionner le marché secondaire. Sous cette pression du neuf, les prix des appartements d’occasion à Braine-le-Comte ont ainsi encaissé une baisse globale de quelque 15 %. Le rattrapage qui s’est opéré ensuite courant 2016 ne s’est néanmoins pas reproduit au cours de 2017. Et le prix médian des appartements n’a pas davantage progressé au cours de 2018, se maintenant à 150 000 euros, un prix qui reste donc supérieur à la moyenne de l’arrondissement (135 000 euros). Selon les chiffres de la Fédération des notaires, 50 % des appartements ont été vendus entre 125 000 et 165 000 euros au cours de l’année écoulée.

Du côté du neuf, l’offre s’avère importante. Et le volume des transactions reste soutenu, y compris sur le segment des maisons, grâce à la demande d’une clientèle plus aisée et disposée à supporter les frais plus importants liés au neuf. Parmi les projets, citons « Les Terrasses de Braine », « Les Jardins d’Arenberg », le lotissement de « L’écrin vert », « Les Jardins de la Poste » ou encore « Le Champ du Moulin », un nouveau quartier proposant un ensemble d’appartements et de maisons, développé autour d’un parc paysager au sud de la commune, à 8 minutes de marche du centre-ville. 

Repères

Maison mitoyenne : 225 000 euros

Appartement : 150 000 euros
 

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