Hannut, picture by Jean-Pol Grandmont.

Prix immobilier à Hannut

Écrit par Stephan Debusschere le 22 juillet 2019

En saine progression

Influencé en partie par sa proximité avec Bruxelles, le marché immobilier d’Hannut se porte bien. Et on y trouve toujours des maisons abordables, même si les prix sont en moyenne supérieurs à ceux de l’arrondissement. Et en progression constante, mais saine.

Hannut, picture by Jean-Pol Grandmont.Lorsqu’un candidat acquéreur se met à la recherche d’un bien en dehors de la capitale de la province de Liège, il cherche avant tout à se loger à proximité des axes routiers, pour rejoindre celle-ci rapidement. Logique, à l’heure où la mobilité est devenue un paramètre majeur. L’arrondissement de Waremme, traversé par l’E40, est à ce titre particulièrement prisé. Hannut, située à 65 km de Bruxelles, dans la partie ouest de l’arrondissement de Waremme, est plus proche de la Capitale que d’autres communes de l’arrondissement comme Crisnée ou Oreye. 

La commune présente aussi l’avantage, outre deux autoroutes, de bénéficier sur son territoire du chemin de fer et de villages sympathiques – au nombre de 17, outre le chef-lieu –, faciles d’accès et offrant une bonne qualité de vie aux quelques 16 000 habitants. Très active sur le plan urbanistique, la commune est par ailleurs devenue un point central de la Hesbaye.

Influence frontalière

Si la province de Liège est soumise aux influences frontalières, avec les Pays-Bas au nord et l’Allemagne à l’est, c’est surtout la présence de la Flandre à l’Ouest qui est déterminante. Hannut faisant partie des communes concernées par cet état de fait, les prix y avaient flambé jusqu’en 2008. Sur le segment des maisons, la commune avait en effet enregistré une hausse des prix de quasi 65 % entre 2003 et 2008. Et alors que ce mouvement de hausse avait été cassé net durant l’année 2009 dans d’autres communes voisines, ce ne fut pas le cas à Hannut. Cette année-là, les prix des maisons ont bel et bien poursuivi leur ascension.

Fin des excès

En 2010, les choses ont commencé à changer. Une correction des prix des maisons de quasi 15 % par rapport à l’année précédente avait été enregistrée. Il s’agissait là, avec la commune de Faimes, de la baisse la plus importante de l’arrondissement. Cette décote a marqué la fin des excès et souligné la prudence du côté des acheteurs. Les maisons évaluées sous la barre des 200 000 euros paraissaient d’ailleurs être celles qui correspondaient le plus à la demande. Mais plus on se rapprochait de la capitale de la province, plus ce prix avait naturellement tendance à augmenter. 

Une progression saine

En 2011, pression immobilière oblige, on a assisté à un rattrapage du prix des maisons, sans pour autant atteindre le niveau de 2009. Leur prix moyen y était alors de 210 000 euros, soit une hausse de 14 %.

Après cette phase de rattrapage, les maisons et les appartements d’Hannut ont poursuivi leur progression au cours de l’année suivante, tout comme ses villas, mais dans une bien moindre mesure. Le prix moyen d’une maison n’a en effet que peu progressé cette année-là, et il a fallu attendre 2013 pour que la tendance haussière se remette en marche. Mais dès 2014, le marché indiquait à nouveau que des limites avaient été franchies, et ce retour à la réalité s’était concrétisé en un recul de quelque 7%.

Une tendance qui ne s’était néanmoins pas poursuivie en 2015, puisque le segment des maisons a alors rebondi de pas moins de 10 %, poussant le prix moyen à 215 000 euros, soit le niveau atteint en 2009. Une hausse sanctionnée courant 2016, avec un prix moyen reculant cette fois à 200 000 euros. Il y a deux ans, ce prix moyen a rebondi de plus de 5 %, à 210 950 euros. Un résultat toujours supérieur à la moyenne de l’arrondissement, fixée à 196 150 euros, elle-même déjà supérieure de 12% à la moyenne de l’ensemble de la Province, et de 7% à celle de la Région wallonne. Au cours de l’année écoulée, une nouvelle progression a pris place, de l’ordre de 6%, poussant le prix moyen d’une maison à 227 500 euros, soit le second prix moyen le plus élevé de l’arrondissement, derrière Faimes qui a pour sa part franchi la barre des 255 000 euros…

Ce prix moyen n’est pourtant pas fort éloigné de celui observé dans la commune voisine de Geer. Mais si on observe cette fois le prix médian des maisons, fixé à 215 000 euros (pour rappel, la médiane permet de partager une série de ventes en deux parties égales : la moitié des opérations a eu cours à des prix inférieurs à la médiane et l’autre moitié à des prix supérieurs), on observe qu’Hannut se détache davantage de sa voisine, ce qui tend à démontrer une plus grande hétérogénéité des biens sur son marché, c’est-à-dire une offre plus variée. Sur base de ce prix médian, on a pu ainsi observer qu’en 2018, 50% des maisons y ont été vendus entre 165 000 et 268 750 euros.

Engouement sélectif pour les villas 

Après avoir connu une dégelée lors de la crise de 2008, avec une baisse de près de 17% ayant ramené le prix moyen de 300 000 à 249 500 euros en 2009, le segment des villas a par la suite suscité un nouveau regain d’intérêt. Il y a 8 ans, ce segment avait connu un sort contraire à celui des maisons mitoyennes, puisqu’il avait enregistré une hausse de quelque 13 %, avec un prix moyen fixé à 282 000 euros. Les années qui ont suivi n’ont pas suivi le mouvement, loin de là. En 2017, le prix moyen d’une villa s’est fixé à 246 000 euros, et s’est avéré stable au cours de l’année écoulée. Et sans surprise, la demande se concentre toujours sur les biens les mieux situés et présentant un profil énergétique favorable.

Statu quo des appartements

Sur le segment des appartements, une baisse des prix avait eu lieu en 2009. Au terme d’une hausse continue de 42 % en 5 ans, l’évolution sur un an avait en effet engendré une baisse de quasi 10 %. Après un atterrissage en douceur courant 2010, et un statu quo sur l’ensemble de l’année par rapport à 2009, le cru 2011 fut celui du rattrapage des prix, à l’instar des maisons. Les chiffres fédéraux avaient en effet indiqué une hausse de 12 % sur ce segment. Après une bonification sensible courant 2012, le marché des appartements de seconde main avait conforté la tendance haussière en enregistrant une nouvelle progression de 7% l’année suivante.

Après un léger tassement au cours de l’année 2014, on a cru à une possible stabilisation des prix. L’année 2015 aura déjoué tous les pronostics. Avec une offre bien plus réduite que la demande, le segment a enregistré une solide progression de quelque 35 %, toutes surfaces confondues, poussant le prix moyen d’un appartement à 189 000 euros. Courant 2016, le marché a cette fois tempéré les ardeurs en limitant la progression à près de 3%.

L’année 2017 n’avait pas montré de changements notables, malgré une forme de stagnation du prix moyen, fixé alors à 186 500 euros et supérieur de 7% au prix moyen d’un appartement sur l’ensemble de l’arrondissement. En 2018, un recul notable a été enregistré, de l’ordre de 10%, mais il se doit d’être fort nuancé étant le faible nombre de transactions enregistrées. Quoi qu’il en soit, ce prix moyen est dès lors quasiment à égalité avec celui de Waremme, et seulement 1,6% plus élevé que la moyenne de l’arrondissement.

A Hannut, on peut donc encore largement trouver son bonheur immobilier sur ce segment sans dépasser outre mesure la barre des 200 000 euros. Pour un appartement neuf, comptez entre 2300 et 2400 euros/m2, ce qui cette fois place un appartement 2 chambres de 90 m2 entre 207 000 et 216 000 euros, hors frais.

Repères

Maison : 227 500 euros

Villa : 245 000 euros

Appartement : 166 500 euros

Appartement neuf : de 2200 à 2400 euros/m2

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