Péruwelz, picture by Jean-Pol Grandmont.

Prix immobilier à Péruwelz

Écrit par Stephan Debusschere le 25 mai 2019

La commune la moins chère de l’arrondissement

Avec une offre supérieure à la demande, le marché immobilier de Péruwelz a enregistré en 2018 un nouveau recul des prix sur le segment des maisons. Une tendance qui rejoint la réalité de ce marché essentiellement local.

Péruwelz, picture by Jean-Pol Grandmont.Péruwelz est avant tout une ville à la campagne. Les villages avoisinants tels que Roucourt, Brasmenil et Wiers, ainsi que les quartiers retirés de Péruwelz sont en conséquence les plus recherchés, notamment grâce à leur accessibilité facile aux grandes voies de communication, telle l’autoroute E42.

Mais le marché immobilier de Péruwelz souffre depuis quelques années de par la difficulté qu’ont les candidats acquéreurs à obtenir un financement pour accéder à la propriété pour des biens à des petits budgets et qui nécessitent donc des travaux. La moyenne des prix a ainsi chuté sur le segment des petites maisons. L’année écoulée a poursuivi la tendance baissière, en faisant reculer le prix médian à 120 000 euros. Sur ce segment des maisons, Péruwelz confirme ainsi sa position de commune la moins chère sur l’arrondissement de Tournai.

Shopping immobilier

Dans sa majorité, la demande émane de candidats acquéreurs qui recherchent principalement une habitation 3 ou 4 façades, avec un terrain de minimum 5 ares, sans trop de travaux, et de préférence dans un environnement campagnard. Pour le reste, l’offre étant supérieure à la demande, les acquéreurs ont naturellement tendance à visiter et comparer de nombreux biens avant de se lancer. Un shopping immobilier qui se répercute en conséquence sur le prix de vente final.

Candidats réfractaires aux travaux 

On constate aussi que les candidats acquéreurs sont à la recherche de biens de qualité, c’est-à-dire qui ne nécessitent que très peu de travaux, voire pas du tout. Or, les biens dont les prix sont situés en dessous de 100 000 euros, logiquement attractifs, ne correspondent que rarement à cette exigence. Ceux d’une valeur comprise entre 50 000 à 60 000 euros nécessitent forcément des travaux importants et sont devenus difficiles à vendre. D’une part, il y a peu d’investisseurs, et d’autre part, les candidats potentiels tentent de négocier encore les prix.

Quant aux jeunes couples, ceux-ci apparaissent réfractaires à la nécessité de faire trop de travaux. Les biens d’une valeur comprise entre 80 000 et 90 000 euros présentent déjà moins de problèmes, bien qu’il faille généralement y remplacer les châssis, la toiture, ou encore la chaudière. On observe depuis plusieurs années que pour ces biens, plusieurs visites sont devenues nécessaires afin réaliser des devis de travaux. Pour acquérir un bien qui ne demande qu’un rafraîchissement, il faut tabler sur un budget de minimum de 110 000 euros, avec un plafond qui se situerait à quelque 170 000 euros. 

Les maisons 3 et 4 façades présentent pour leur part une tranche de prix plus large, de 170 000 à 190 000 euros pour les villas anciennes à rénover, et de 250 000 à 350 000 euros pour les villas plus récentes. Pour ces types de biens, le marché reste stable, parce que les prix le sont aussi.

Un marché revitalisé

Le tableau n’est pourtant pas aussi sombre qu’il n’y paraît. Il faut en effet préciser que le marché est globalement devenu plus facile, et ce, principalement en raison de l’abattement fiscal sur les premiers 20 000 euros. Un incitant auquel viennent s’ajouter bien sûr les taux d’intérêt qui sont particulièrement bas. Et pour les petits budgets, la clientèle principale, qui est jeune, emprunte auprès du Fonds du logement ou du « Petit Propriétaire » à Tournai, une entreprise coordonnée par la Fondation pour le Crédit Social, et qui octroie des prêts hypothécaires à des taux avantageux, bien entendu sous certaines conditions.

Pas d’appartements neufs

Péruwelz ne détenant ni grande école, ni université, ni grandes entreprises, son marché immobilier n’attire en conséquence pas beaucoup les investisseurs et reste essentiellement local, sans demande particulière pour des appartements neufs, qui ne constitue donc pas un marché porteur. Sur ce marché, l’offre se développe en effet ailleurs sur des villes comme Ath, Mons et Tournai, là où se trouve la demande. La demande pour le neuf se porte donc essentiellement sur de nouvelles constructions d’habitations 3 ou 4 façades. Sur ce segment en particulier, l’activité s’avère stable.

Repères

Maison mitoyenne (à rénover) : de 60 000 à 100 000 euros
Maison mitoyenne en bon état : de 100 000 à 160 000 euros
Maison 4 façades/villa récente : de 250 000 à 350 000 euros

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