Pont-à-Celles, picture by Caldemano.

Prix immobilier à Pont-à-Celles

Écrit par Stephan Debusschere le 5 juin 2019

Un marché en progression

Le marché immobilier du nord de Charleroi n’attire pas que les candidats acquéreurs locaux. Pont-à-Celles est un bon exemple parmi les communes de cette zone qui suscitent aussi la convoitise de candidats en provenance du Brabant wallon, de Nivelles et même de Bruxelles. Avec pour résultat des prix à la hausse.

Pont-à-Celles, picture by Caldemano.A l’instar de Seneffe, Les Bons-Villers ou encore Fleurus, Pont-à-Celles fait partie des communes vertes situées au nord de Charleroi – ou au sud de Nivelles – et qui attirent une importante clientèle d’acheteurs et de locataires venant de Nivelles, du Brabant wallon et même de Bruxelles car, pour quelques kilomètres de plus, ceux-ci trouvent des biens de qualité dans des environnements champêtres, et pour des prix et des loyers bien entendu moins élevés.

S’agissant de Pont-à-Celles en particulier, et d’entités comme Luttre et Liberchies, les motivations principales sont le prix, les plus grandes surfaces habitables, la proximité des axes routiers comme la A54 et la E42, la présence d’une gare dans l’entité de Luttre, ainsi que la qualité de vie offerte. Et les services divers sont aussi de plus en plus nombreux, à l‘instar notamment de l’aménagement d’une zone de covoiturage à la sortie de Luttre, ou encore de la création d’un terrain multisports (Agorespace).

Des prix attractifs

Les professionnels constatent que ces candidats ne souhaitent plus acheter un bien dont le prix ne correspond pas à sa valeur vénale, le prix étant fortement influencé par la situation du bien. Raison pour laquelle ils s'orientent vers des régions moins onéreuses, comme c’est le cas de Pont-à-Celles. Selon ces professionnels, le candidat acquéreur ou locataire accepte de s’éloigner de son lieu de travail dans un rayon limité à quelque 40 kilomètres pour y trouver un bien qui se doit bien entendu d’être à proximité des grands axes autoroutiers et ferroviaires.

A ce titre, la commune de Pont-à-Celles permet aux occupants de jouir d’une quiétude et d’une qualité de vie plus adaptée à leurs souhaits. Elle intéresse donc fortement les candidats qui réorientent d’ailleurs souvent leur recherche, passant de la villa 4 façades à rénover des années 1970-1980 – bien connue désormais pour être coûteuse à la fois en énergie et en entretien – à la maison mitoyenne unifamiliale offrant de grands volumes qui ne nécessitent généralement que de légers rafraîchissements.

Une demande concentrée

La majorité de la demande concerne les maisons 2 et 3 façades, dans une tranche de prix comprise entre 150 000 et 240 000 euros, avec un prix charnière de 250 000 euros, au-delà duquel le marché devient plus difficile. Et les premiers prix ne concernent pas forcément des biens qui demandent d’importants travaux de rénovation. Il y a ainsi des maisons 2 façades directement habitables dans le centre de Pont-à-Celles qui se négocient sous la barre des 200 000 euros.

Ce type de bien, où le nouveau propriétaire pourra à sa guise et en fonction de son budget placer une nouvelle cuisine et/ou une nouvelle salle de bains, est susceptible d’offrir une superficie habitable de 180 m2, trois chambres ou plus, un jardin, éventuellement un garage, ainsi que des droits d’enregistrement réduits. De quoi attirer de nombreux amateurs, puisque les biens les plus achetés dans le cadre d’une famille correspondent à ce type de bien. Et l’heure ne semble pas à la tergiversation pour les candidats acquéreurs. L’offre pour ce type de biens n’est en effet pas considérée comme très importante, ce qui a pour conséquence que ces biens dans une tranche de prix comprise entre 150 000 et 250 000 euros trouvent rapidement preneurs.

En termes de prix médian, la maison de rangée à Pont-à-Celles s’affiche à 190 000 euros, soit une progression de 20 % courant 2018, toutes entités confondues.

Une offre diversifiée

En plus du coût qui reste raisonnable – on est encore loin du prix médian de 227 500 euros à Seneffe – notons le fait aussi que les candidats acquéreurs se retrouvent dans un marché dont l’offre, sans être abondante, est néanmoins diversifiée. C’est le cas d’ailleurs dans nombre de communes du nord de Charleroi.

Si on classe les types de biens par nombre de transactions, la maison 2 et 3 façades représente ainsi plus de 60 % des ventes, le reste des transactions se distribuant assez équitablement entre les autres types de biens. L’offre peut donc s’avérer assez limitée sur certains segments, ce qui engendre des prix en progression et des délais de vente assez courts, de 6 à 8 semaines en moyenne selon les professionnels locaux. Dans la commune de Pont-à-Celles, les maisons 2 à 3 façades représentent également plus de 60 % du marché.

Luttre, Liberchies & Co

Le marché immobilier de Pont-à-Celles présente par ailleurs des disparités au niveau des prix, selon la zone géographique. De par leur situation, les entités de Luttre et Liberchies affichent en effet des prix supérieurs pour des biens similaires. Plus facile d’accès, et disposant d’une gare, Luttre s’avère davantage recherchée que le centre de Pont-à-Celles, et l’offre de biens – une offre équilibrée en maisons 3 et 4 façades – y est moins grande. Les prix y sont ainsi un peu plus chers, de l’ordre de 5 à 10 %, ce qui est loin d’être négligeable.

Pour sa part, Liberchies s’avère encore un peu plus chère que Luttre. Sa proximité directe avec la gare de Luttre, et son caractère encore plus campagnard, en font une entité très prisée. Son parc d’habitations est encore moins élevé qu’à Luttre, ce qui fait monter davantage les prix. Et cela ne s’arrête pas là. Les entités de Obaix, Buzet et Rosseignies sont quant à elles fortement recherchées de par leur proximité avec Nivelles et l’accès rapide vers Bruxelles. Ces dernières sont d’ailleurs plus onéreuses de 15 à 20 %.

Du neuf en insuffisance

Du côté des appartements, l’offre est répartie entre biens de seconde main et biens neufs. Ce marché intéresse particulièrement les investisseurs, qui louent aisément leur(s) bien(s) aux candidats en provenance du Brabant wallon ou de Bruxelles, et qui ne doivent débourser qu’un loyer modéré, de 700 euros en moyenne, pour des superficies allant de 65 à 110 m2.

Les logements neufs sont pour leur part en grande majorité situés dans de petites résidences de 2 à 3 appartements. Peu de terrains d’une certaine surface sont proposés à la vente dans l’entité, ce qui freine le développement de projets immobiliers de qualité. Même si certains projets importants sont dans les cartons, l’offre actuelle en appartements et maisons, pourtant toujours plus recherchés, s’avère très réduite. Et au sein des entités de Luttre et Liberchies, les offres sont même extrêmement rares, ce qui pousse les prix à la hausse.

Le coût d’un appartement neuf se situe ainsi entre 2000 et 2200 euros/m2. Celui d’une maison neuve 2 ou 3 façades se chiffre entre 220 000 et 250 000 euros, hors TVA et frais. Les villas neuves se vendent pour leur part entre 300 000 et 350 000 euros, toujours hors TVA et frais.

Repères

Maison 2 et 3 façades : de 150 000 à 250 000 euros

Appartement neuf : de 2000 à 2200 euros/m2

Maison neuve 2/3 façades : entre 220 000 et 250 000 euros, hors TVA et frais

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