Woluwe-Saint-Pierre, picture by Ben2.

Prix immobilier à Woluwe-Saint-Pierre

Écrit par Stephan Debusschere le 5 novembre 2019

La commune la plus chère de Bruxelles

Calme, verte et très résidentielle, la commune de Woluwe-Saint-Pierre reste l’une des plus convoitées de la Capitale. A la fois sur le segment de la maison et de l’appartement, Woluwe-Saint-Pierre s’affiche même comme la commune la plus chère de Bruxelles.

Woluwe-Saint-Pierre, picture by Ben2.A l’image de ses voisines du sud et de l’est de la Capitale, Woluwe-Saint-Pierre fait assurément partie des communes bruxelloises les plus courues. Preuve en est en observant les chiffres. Au terme de 2018, les maisons de Woluwe-Saint-Pierre se sont clairement placées sur la première marche du podium bruxellois, avec un prix médian fixé à 568 000 euros – soit une progression de 3,7 % - juste devant celles d’Ixelles qui ont enregistré une plus faible progression pour amener leur prix médian à 550 000 euros, et confortablement devant celles de sa voisine Woluwe-Saint-Lambert et celles d’Uccle, tout juste sous la barre des 500 000 euros en termes de prix médian. A Woluwe-Saint-Pierre, 50 % des maisons se sont vendues à un prix supérieur à 568 000 euros. Cette médiane, la plus élevée du pays, est de 150 % plus élevée que la médiane nationale.

Nouvelle progression des appartements

En 2016 déjà, si les prix des appartements bruxellois avaient globalement progressé davantage que la moyenne nationale, ceux de Woluwe-Saint-Pierre, sans distinction du nombre de chambres et toutes superficies confondues, avaient pour leur part bondi de plus de 11% pour s’offrir royalement la première marche du podium bruxellois avec un prix médian de 295 000 euros, revu légèrement à la baisse au terme de 2017.

Ce chiffre devait néanmoins être nuancé selon le type d’appartement. Avec un prix médian de 187 500 euros, les appartements 1 chambre de Woluwe-Saint-Pierre étaient alors, en effet, détrônés par ceux d’Ixelles. Et sur le segment des appartements 3 chambres, avec un prix médian de 320 000 euros, la commune s’était alors positionnée à la sixième place du podium bruxellois.

Comme c’est le cas aussi dans les autres communes bruxelloises les plus chères, où un appartement 3 chambres représente généralement un appartement plus grand et plus luxueux, les écarts de prix entre le nombre de chambres tendent à être plus grands. A Woluwe-Saint-Pierre, un appartement 3 chambres coûtait ainsi près de 70 % plus cher qu’un appartement 1 chambre.

Au terme de 2018, le prix médian de ces appartements, à nouveau sans distinction du nombre de chambres et toutes superficies confondues, a effectué un nouveau bond de quasi 9%, franchissant cette fois allègrement, et pour la première fois, la barre des 300 000 euros, à 318 500 euros précisément. La commune se place donc officiellement, sur ce segment aussi, sur la première marche du podium bruxellois, les appartements d’Ixelles se plaçant juste derrière avec un prix médian de 294 000 euros.

Du neuf haut de gamme

Pour disposer actuellement du plus grand choix d’appartements neufs à Bruxelles, il faut prendre la direction du sud. Mais si Auderghem, Uccle, Watermael-Boitsfort et Woluwe-Saint-Lambert concentrent le principal vivier d’appartements dans cette zone, c‘est bien moins le cas au sein de Woluwe-Saint-Pierre qui souffre encore d’un déficit en la matière, et ce, depuis un certain temps déjà. Une situation renforcée par la rareté du foncier encore disponible.

Des projets émergent cependant, à l’instar de la résidence « Les Emeraudes » qui, comme son nom semble vouloir le préciser, proposera 15 appartements de luxe à l’horizon du printemps 2022. Avec des prix qui sont à l’avenant, puisque le prix de vente moyen va de 340 000 euros pour un appartement 1 chambre à 848 000 euros pour un penthouse de 3 chambres.

La belle résistance des villas 

Durant la période dorée, entre 2007 et 2008, les villas quatre façades de 250 m², sises sur des terrains d’environ quatre ares s’échangeaient à quelque 900 000 euros. Mais en 2010, ce type de biens ne se négociait déjà plus qu’entre 780 000 et 830 000 euros. Cette tendance de l’époque à la stagnation du segment haut de gamme n’avait certes pas épargné Woluwe-Saint-Pierre. Sur l’ensemble de l’année 2013, 36 villas s’y étaient vendues bien en dessous de la barre du million d’euros. La baisse de valeur encaissée se chiffrait ainsi à quelque 20 %. A titre comparatif, ce sont les villas de Watermael-Boitsfort et de Bruxelles-Ville qui avaient encaissé le plus fort recul cette année-là (moins 30 %).

Malgré cela, Woluwe-Saint-Pierre restait la seconde commune bruxelloise la plus chère sur ce segment, derrière Uccle. Mais l’année suivante allait déjouer tous les pronostics, effaçant largement le recul enregistré. Avec un rattrapage record de pas moins de 37 %, la villa wolusanpétrusienne talonnait alors de très près la villa uccloise, avec un prix de référence fixé à 1,3 million d’euros par le SPF Economie sur base de 47 transactions, soit près d’un quart de la totalité des échanges bruxellois sur ce segment.

Depuis 2016, le soufflé, loin de retomber, semble même avoir pris encore – un peu – de hauteur à Woluwe-Saint-Pierre, tout comme dans d’autres communes bruxelloises, une tendance confirmée par certains professionnels. Quoi qu’il en soit, Woluwe-Saint-Pierre fait toujours partie des communes rassemblant environ 90 % du marché haut de gamme de la Capitale, aux côtés d’Ixelles, Uccle et de Bruxelles-ville (avenue Louise, avenue Franklin Roosevelt et les rues perpendiculaires).

Les biens prisés et les autres

Sur ce marché haut de gamme, les prix se situent dans une fourchette de 4 500 à 10 000 euros/m2. Cette fourchette fort large s’explique naturellement par la localisation, la rareté du bien ainsi que son niveau de finition et de prestations. Les maisons neuves ou récentes, dites « contemporaines » et dessinées par des architectes de renom sont, sans surprise, très demandées. Et les propriétaires, conscients de la rareté de leur bien, sont en position de force sur le terrain des négociations. A l’autre bout du spectre, les grandes maisons datant des années 1960-1970 et qui nécessitent d’importants travaux de rénovation se vendent plus difficilement et sont donc sujettes à des négociations dont la marge peut varier jusqu’à 20, voire 30% en fonction de la situation financière et/familiale du vendeur.  

Repères

Maison : 568 000 euros
Villa : 1,3 million d’euros
Appartement : 318 500 euros
Appartement neuf : de 3700 à 4200 euros/m2

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