tournai prix immobilier 2014

Rattrapage des prix à Tournai

Écrit par Stéphan Debusschere le 11 novembre 2014

Marché immo à Tournai

A Tournai, le marché immobilier vit une saison de rattrapage. Les prix des maisons dépassent leur niveau de 2012, tandis que ceux des appartements se contentent de le retrouver. Seules les villas encaissent un recul. Le marché du neuf, quant à lui, ne s’est jamais aussi bien porté.

tournai prix immobilier 2014Petit retour en arrière. En 2009, le prix de référence d’une maison mitoyenne à Tournai était fixé à 162.000 euros, soit un recul de quelque 10% par rapport à celui de l’année précédente qui affichait allègrement 180.000 euros, après une hausse de près de 40% sur les cinq années précédentes. Depuis, le rattrapage a bien eu lieu. Après des bonifications successives en 2010 et en 2011, ce segment a réitéré sa progression courant 2012 pour placer son prix de référence à 195.000 euros, dépassant ainsi son niveau d’avant la crise de 2008. En 2013, on a assisté à une petite correction qui s’apparentait davantage à une stabilisation, amenant le prix de référence à 185.000 euros.


Au terme du premier semestre de cette année, ce prix de référence a réussi son rattrapage pour se fixer à 193.000 euros. Il s’agit là d’un prix pour un bien rénové.  


Tranches supérieures


Toujours dans le segment des biens mitoyens, les maisons dénommées 'de caractère', présentant un cachet plus bourgeois et offrant généralement plus de superficie habitable, entrent quant à elles dans une tranche de prix supérieure. Leur prix, qui peut frôler parfois celui d’une villa (cfr ci-dessous), varie en fonction des éventuels travaux à réaliser.


Recul des villas


Avec un prix de référence fixé à 290 000 euros au terme du premier semestre 2014, les maisons 4 façades et les villas encaissent un recul de 8% par rapport à l’année passée, qui avait enregistré un regain d’intérêt pour ce segment (315.000 euros en 2013). Retrouvant leur niveau de 2012, ces biens se négocient entre 230.000 et 300.000 euros, en fonction de la situation, de la surface et de l’état, notamment énergétique.


Neuf contre ancien


Sur le segment des appartements, la ville de Tournai est toujours restée attirante pour les Français, car la décote française suite à la crise de 2008 n’avait pas été aussi importante pour ce type de biens dans les centres urbains. Dans le centre de Lille, le prix des appartements neufs tourne ainsi autour de 3500 euros du m², alors que dans le Tournaisis, ce prix ne dépasse pas les 2200 euros/m2. Sur les 19 projets neufs recensés en septembre de cette année, le prix moyen est de 1975 euros, ce qui chiffre le coût d’un appartement de 80 m2 à 158.000 euros, hors frais. Le stock d’appartements neufs dans le Tournaisis est par ailleurs en hausse constante, et les prix pratiqués sont les plus élevés de la Province, devant Mons.


Sur le marché secondaire, les prix des appartements sont, sans surprise, parmi les plus élevés de la Province, qui enregistre un prix moyen de 170.000 euros sur ce segment. Le prix de référence d’un appartement tournaisien s’affichait au terme du premier semestre 2014 à 209.000 euros, soit une progression de 11% par rapport à 2013. Il retrouve en réalité son niveau de 2012, après une correction due vraisemblablement à la mise en chantier de plusieurs centaines d’appartements neufs, consécutive à une demande en hausse émanant notamment de l’accroissement des familles monoparentales. Pour pouvoir vendre leur appartement, les propriétaires auraient anticipé cette concurrence en pratiquant un rabais. En 2011, le prix de référence d’un appartement de seconde main était ainsi descendu à 181.500 euros. Mais suite à l’accroissement de la demande durant l’année 2012, ce prix de référence avait fait un sérieux bond en avant, progressant de 15% pour franchir pour la première fois la barre des 200.000 euros.


Attraction continue


Si la crise avait bel et bien ralenti les transactions sur l’ensemble de la zone frontalière fin 2008 et début 2009 – une baisse estimée à 15% – un flux nouveau a su compenser cette baisse dans une même mesure dès le second semestre 2009. Car à la question de savoir s’il était opportun pour les français de la métropole lilloise de passer à nouveau la frontière pour y trouver leur bonheur immobilier, la réponse apparaissait clairement positive.

Et ce pour une raison simple : malgré le recul sensible des valeurs du marché immobilier en France, et suite à la baisse toute relative des prix sur la frontière belge, la différence de prix entre les deux pays était en réalité restée bien marquée. Un différentiel de prix qui, selon les professionnels belges officiant dans la zone frontalière, se situe entre 10 et 20%. Une variation somme toute importante qui s’explique au regard des différents secteurs géographiques de la zone frontalière, où Tournai figure bien entendu en bonne place. Le marché a retrouvé sa « normalité », à ceci près que le rapport de force s'est un peu inversé au profit de l'acheteur. Si la situation est devenue un peu moins confortable pour le vendeur belge, elle est toujours favorable aux Français. Car le plus important est que l’attraction des prix immobiliers continue d’y faire son œuvre.


Des motivations immuables


Lorsqu’on se penche sur les souhaits des candidats-acquéreurs français désireux d’élire domicile de l’autre côté de la frontière, les paramètres sont restés inchangés : ils veulent acquérir un bien là où on parle français et à une distance de la métropole lilloise ne dépassant pas de préférence la demi-heure, même si certains d’entre eux semblent tentés de pousser un peu plus loin et de franchir la frontière linguistique en acquérant des biens dans des communes se situant en territoire néerlandophone et affichant des prix moins élevés.


D’autre part, le cadre confortable et sécurisant, le style de vie agréable et l’attractivité évidente de tous les services, commerces et loisirs de la zone frontalière belge constituent aux yeux de nos amis français des paramètres quasi aussi importants que les prix immobiliers qui y sont pratiqués.

 

Logic Repères

 

  • Maison : 193.000 euros
  • Maison 4 façades & villa : 290.000 euros  
  • Appartement (2 ch.) : 209.000 euros
  • Appartement neuf : entre 1.900 et 2.200 euros/m2

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