Acheter une résidence secondaire

Achat d’une résidence secondaire

Écrit par Renaud Chaudoir le 15 juillet 2019

Quels sont les coûts à prévoir ?

Certains lieux de villégiature sont si agréables que l’on y prolongerait bien son séjour de quelques jours ou semaines. Grâce à une seconde résidence, ce rêve devient enfin réalité. De plus en plus de personnes se laissent d’ailleurs séduire par l’achat d’un logement de vacances, mais est-il bien raisonnable d’acquérir une seconde habitation à la côte belge, dans les Ardennes ou à l’étranger ? Acheter une résidence secondaire vous tente ? Voici les coûts à prévoir !

Acheter une résidence secondaire

Un rêve qui devient réalité ?

Un nombre croissant de Belges achètent aujourd’hui une seconde résidence. Leur objectif ? Disposer d’un pied à terre au soleil, loin du stress de la vie quotidienne, mais aussi investir intelligemment leurs économies à une époque où les comptes d’épargne ne rapportent plus grand-chose.

Malgré ces avantages, il est toutefois déconseillé de foncer tête baissée et d’apposer à la hâte sa signature au bas d’un contrat immobilier. Si vous envisagez d’acheter une seconde résidence, il est crucial de bien vous organiser et d’estimer les coûts liés à l’achat d’une seconde résidence.

1.Le coût d’achat d’une seconde résidence

Bien qu’elle soit généralement plus petite et moins cossue qu’un logement principal, une seconde résidence peut se révéler particulièrement onéreuse. Si vous décidez d’acheter un logement de vacances en Belgique, vous payerez par exemple des droits d’enregistrement et des frais de notaire en plus du prix d’achat, sans compter que les abattements dont vous avez peut-être bénéficié pour votre résidence principale ne sont pas d’application dans ce cas-ci. Résultat ? Vous achèterez au prix plein : 10 % en Flandre et 12,5 % à Bruxelles et en Wallonie. Pour terminer, ajoutez à cela divers frais administratifs ainsi que les frais de notaire, des coûts qui représentent environ 2,5 % du prix d’achat de votre seconde résidence.

Si vous achetez une seconde résidence à l’étranger, vous devez cette fois tenir compte des réglementations locales. Informez-vous donc correctement avant de sauter le pas et entourez-vous d’une personne capable de vous aider sur le plan juridique.

2.Impôts annuels

À l’instar des résidences principales, les résidences secondaires belges sont elles aussi soumises au précompte mobilier. En outre, les abattements octroyés aux ménages ayant des enfants à charge ou vivant dans une habitation dite « modeste » ne sont pas d’application pour ce type de résidences.

Soulignons également qu’une résidence secondaire située sur le sol belge doit être reprise dans la déclaration fiscale et est donc imposée comme n’importe quelle autre habitation. Vous devrez donc y indiquer vos revenus cadastraux, qui constitueront ensuite la base du calcul effectué par les autorités fiscales. Vos revenus cadastraux indexés seront augmentés de 40 % et le montant obtenu viendra s’ajouter aux autres revenus imposables repris dans votre déclaration. Selon votre situation fiscale, vous payerez entre 45 % et 50 % d’impôts sur ces « revenus ».

Vous devrez enfin tenir compte des taxes et impôts locaux en vigueur tels que la taxe sur les déchets ménagers et l’impôt sur les secondes résidences.

Vous possédez une seconde résidence à l’étranger ? Vous êtes aussi dans l’obligation de l’indiquer dans votre déclaration fiscale. La valeur locative réelle du logement ou vos revenus locatifs effectifs représentent alors l’assiette imposable prise en considération par les autorités fiscales. Attention : des impôts sur les biens immobiliers et des taxes locales peuvent également venir s’ajouter à ces coûts.

3.Frais de propriété

Une seconde résidence générera, tout comme une résidence principale, des frais de propriété fixes. Il peut notamment s’agir :

  • d’une assurance habitation ;
  • de frais d’entretien du bien ;
  • de frais de gaz et d’électricité ;
  • de frais Internet ;

Dans le cas d’un appartement, il faut ajouter à cela les frais liés à l’entretien des parties communes de l’immeuble telles que l’ascenseur, la cage d’escalier et le jardin.

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